L'une des dernières arrivantes de la génération de tablettes Android 3.x sous Tegra 2, et non des moindres, est passée entre nos mains. Sony a-t-il su créer une tablette en adéquation avec son positionnement et son image de marque haut-de-gamme ?

Bon
Pour :
Duo Android 3.2 / Tegra 2 qui a fait ses preuves
Design atypique et plaisant
Légèreté
Contre :
Prix un poil élevé
Emplacement et qualité des haut-parleurs
Offre PlayStation décevante
Petits ajouts gadgets
| Les meilleurs prix : | |
| ACHETER | |
| Boulanger | 398,95 € |
|---|---|
| MagicPC.fr | 399,00 € |
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En attendant la Tablet P et son approche originale façon dual-screen, c’est la Tablet S de Sony qui traîne à la rédaction depuis quelques jours. Une première tablette Android pour Sony qui est arrivée en retard sur le marché, derrière les constructeurs informatiques traditionnels, mais avec quelques idées nouvelles à commencer par un design qui sort de l’ordinaire (d’inspiration magazine) et une finition soignée chère à Sony. Pas de surprise du côté de la plateforme toutefois, puisque l’on retrouve la puce Tegra 2 de Nvidia cadencée à 1 GHz, avec 1 Go de RAM, ainsi que la version 3.2 d’Honeycomb, mouture d’Android adaptée aux tablettes. L’écran embarqué de type TrueBlack mesure 9,4’’ de diagonale (un peu moins grand que le 10,1’’ de l’Acer A500 testée ici) et affiche une définition de 1280 x 800 pixels. Multi-touch capacitif, il est bien réactif, assez lumineux et produit des couleurs vives. Les angles de vision sont classiques mais l’on regrette une trame assez marquée.
Derrière les apparences, la même architecture
A la première prise en main, la chose la plus frappante est la légèreté de la Sony Tablet S qui, avec 590 g, fait office de poids plume dans la catégorie (l’iPad 2 pèse 600 g et l’A500 d’Acer environ 750 g). La seconde, c’est bien entendu la forme « repliée » de son châssis qui nous laissait sceptique et qui, à l’usage, s’avère être plus un avantage qu’un inconvénient. Certes, cela ne manque pas d’épaissir la tablette, mais cela permet aussi d’incliner légèrement l’écran lorsqu’elle est posée sur une table (plus agréable pour la frappe sur le clavier tactile) et d’avoir une prise en main assez ergonomique en paysage, mais aussi surtout en portrait, lorsqu’on la tient – justement – comme un magazine. Il suffit d’observer cette Tablet S sous toutes les coutures pour reconnaître à Sony la qualité de finition habituelle de ses produits, avec des matériaux agréables et un assemblage de qualité.
Quelques petites remarques toutefois : l’écran est très sensible aux traces de doigts et les enceintes (qui produisent un son très limité) sont mal positionnées, si bien qu’elles sont recouvertes par les mains lorsque la tablette est tenue en position paysage. Pour se consoler, on note que le petit cache qui renferme le connecteur micro-USB et le port pour cartes SD est parfaitement intégré, tandis que l’attache pour recharger la tablette (un port « dock » propriétaire) est efficace. A ce titre, le chargeur est un poil volumineux (comme ceux livrés avec les netbooks, pas un simple adaptateur sur prise), ce qui n’est jamais anodin lorsque l’on parle d’un produit nomade. Pour compléter du côté de l’équipement, signalons la présence d’un accéléromètre sur 3 axes, d’un gyroscope, d’une boussole numérique, d’un capteur de lumière ambiante et d’un GPS. Le module WiFi est à la norme 802.11 b/g/n et le Bluetooth en 2.1 + EDR.
Photo prise en extérieur avec le capteur 5 MP (à gauche) et avec la webcam 0,3 MP (à droite)
Sur la face avant, la Tablet S embarque une webcam de 0,3 MP, complétée à l’arrière par un capteur photo de 5 MP qui rend des clichés Jpeg en 2592 x 1944 plutôt honnêtes pour un terminal mobile à partir du moment où la luminosité ambiante est bonne. La capture vidéo est bien moins convaincante (en 720p à 30 ips en MP4), manquant de netteté et avec une prise son catastrophique. La batterie Li-Ion offre une autonomie constatée d’environ 6 à 7 heures en utilisation classique (environ un tiers surf, un tiers applis et un tiers vidéo) et met tout de même près de 5 heures à se recharger entièrement. Dans notre petit test vidéo qui consiste à lire en boucle un fichier vidéo H.264 en résolution standard, WiFi et Bluetooth éteints, luminosité réglée à 80%, la Tablet S fait un tout petit peu mieux que l’Iconia Tab A500, soit 5h42.
Du multimédia en veux-tu, en voilà
Après avoir bataillé pendant quelques heures avec le SDK Android pour être en mesure de prendre nos propres captures d’écran de la Tablet S (en pestant contre l’absence de cette fonction de base), nous sommes en mesure de vous proposer ces quelques images sur lesquelles vous retrouverez l’interface classique d’Honeycomb, excepté quelques fonds d’écrans made in Sony histoire de personnaliser la tablette. Aussi, des petites retouches ont été appliquées sur les diverses applications exclusives à cette tablette, mais toujours dans l’esprit sobre et minimaliste d’Android 3.0, tourné vers l’efficacité. Rappelons qu’il n’y a pas de bouton physique « home », Honeycomb étant 100% tactile.
Interface, applications, favoris, reader, e-mails et support du flash
Idem, le navigateur Web embarqué est le même qui celui déjà essayé sur les autres tablettes Android. Navigation à onglets bien pratique, rapidité d’affichage des pages et gestion du flash sont indéniablement ses points positifs (même si, pour le Flash, cela a tendance à parfois ramer sérieusement, au moins le temps que la décompression trouve son rythme de croisière). Des efforts restent à faire pour gagner en fluidité, gageons que la prochaine génération de tablettes Android saura profiter de caractéristiques techniques revues à la hausse pour améliorer les choses. Pour le reste des fonctions, cette Sony Tablet S encaisse la plupart des usages sans sourciller. GPS et boussole permettent par exemple de tirer profit au mieux des très bonnes applications Google Maps et Google Navigation. Le lecteur audio d’Android est plutôt agréable avec sa présentation façon CoverFlow, et l’appli YouTube est un modèle du genre. Du côté des livres électroniques, Sony fait l’effort de proposer son « Reader », notamment compatible ePub et PDF, offrant toutes les fonctions de base que l’on est en droit d’attendre d’une telle liseuse. On est loin du confort de lecture d’un eBook à base d’eInk, mais c’est toujours ça de pris.
Enfin, côté vidéo, la Tablet S prend en charge nativement les formats H.263, H.264/AVC, Mpeg-4 et WMV au travers du « lecteur vidéo » ajouté par Sony. Pas de Divx, ni de MKV, donc. Il faudra pour cela en passer par des applications tierces, mais attention à la HD – notamment avec les MKV – qui pour cause de décompression logicielle peut générer des saccades… Vivement le Tegra 3 ! On apprécie néanmoins les efforts faits par Sony au niveau de la prise en charge du DLNA. Cela permet par exemple (au prix de quelques manipulations et autres limitations) d’envoyer via le WiFi un flux vidéo depuis la tablette vers un téléviseur. Si le réseau sans fil ne pose généralement aucun souci, il faut tout de même veiller à autoriser le périphérique Tablet S sur la TV et accepter de rester dans les formats vidéo supportés par le standard DLNA. Cela marche aussi bien sûr dans l’autre sens, la tablette pouvant lire en streaming les flux audio/vidéo depuis d’autres appareils (comme un ordinateur) installés sur le même réseau domestique. Notons à ce niveau qu’un connecteur HDMI fait cruellement défaut à la Tablet S de Sony.
Google Maps et le player audio
Toutes ces applications disponibles de base et permettant de tirer profit de sa tablette à peine déballée peuvent bien sûr être enrichies d’une myriade d’autres applications à télécharger sur l’Android Market. Le test de cette Tablet S fut pour nous l’occasion de constater les évolutions du marché en quelques mois, avec un nombre d’applis optimisées pour Honeycomb et les tablettes en augmentation, mais loin d’être encore satisfaisant. On attend à ce niveau bien sûr beaucoup de la démocratisation de l’imminent Android 4.0 pour réunir les univers smartphones et tablettes, et encourager les développeurs à proposer des versions de leurs programmes travaillées pour les plus grands écrans.
Télécommande universelle et PlayStation Plus
Parmi les petits plus mis en avant par Sony avec sa tablette Android, on peut citer la fonction de télécommande universelle. Pas un faux module logiciel qui fonctionne mal, mais l’intégration d’une vraie gestion de l’infrarouge qui permet à la tablette de communiquer directement avec votre téléviseur pour changer de programme ou monter le volume. La mise en œuvre est on ne peut plus simple puisque la base de modèles de téléviseurs, lecteurs Blu-ray, amplis et autres, déjà référencée est assez exhaustive. Il suffit ainsi de trouver son matériel dans la liste et de l’ajouter pour pouvoir le piloter depuis la tablette en un clin d’œil. Et si par malheur il n’est pas pré-configuré, pas de panique, la tablette peut assimiler les commandes de n’importe quel émetteur infrarouge. Au prix d’un petit paramétrage, ça fonctionne vraiment avec tous les appareils. De quoi remplacer votre Logitech Harmony ? Malheureusement non, car cette fonction – qui pourra être pratique pour certains – manque le coche en oubliant ce qui fait le charme des solutions centralisées : la configuration de scénarios. Impossible donc de prédéfinir un action « Regarder un Blu-ray » qui allumerait la TV, la mettrait sur l’entrée adéquate et lancerait la platine Blu-ray. Sony a été plus inspiré en intégrant un lecteur de flux sociaux ou un menu favoris permettant de lancer rapidement ses applis préférées.
L'interface télécommande pour un téléviseur Sony et Medievil, jeu PSOne pré-installé
Autre spécificité de cette tablette Android Sony, la certification PlayStation qui permet d’accéder à un catalogue – encore très restreint – de jeux PlayStation pour Android. Les mêmes que les détenteurs d’un smartphone Xperia Play peuvent acquérir. A ce titre, la tablette est livrée avec le jeu Medievil pré-installé. Loin d’être concluant, entre des graphismes hautement pixelisés d’un autre âge et une manette virtuelle tout sauf pratique (aller appuyer sur L2 ou R2 dans le feu de l’action pour tourner la caméra, non merci). Bref, tout ceci n’a – en tout cas pour le moment – pas beaucoup d’intérêt. On s’amuse déjà davantage avec le flipper Pinball Heroes. Et pour avoir droit à une expérience plus plaisante côté jeux, il faudra se diriger sur l’Android Market et ne pas hésiter à aller piocher dans la Tegra Zone des jeux spécialement optimisés pour le SoC de Nvidia. Pour les joueurs, mieux vaut clairement vivre avec son temps pour ne pas risquer l’indigestion de pixels.
Un bilan sans surprise
Le moment venu de faire les comptes, on constate que la Tablet S de Sony ne réinvente pas la roue pour les tablettes Android. D’architecture similaire à tous les modèles haut-de-gamme sortis jusqu’ici (Tegra 2 et Honeycomb), elle se distingue davantage par un design un peu différent et une légèreté appréciable que par son autonomie typique ou ses fonctions spécifiques dont on était en droit d’attendre plus. Quelques bonnes idées donc, et de petites retouches du système qui affinent l’expérience utilisateur, mais pas de quoi réellement se démarquer du lot. Reste une tablette aux compétences solides qui peut se reposer sur une plateforme qui a fait ses preuves. Arrivée en retard, on aurait toutefois pu penser que Sony en profite pour marquer un grand coup. Malheureusement, cela ne fait qu’ôter un poil à son intérêt puisque cela la rapproche de l’arrivée de la nouvelle génération de tablettes Android 4.0, qui pourra compter sur de nouvelles puces plus performantes. Tandis que ses principales concurrentes directes sorties plus tôt commencent à se trouver à des prix plus avantageux.
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Dernières réactions
le fait qu'elle semble plus legere, tient non pas des 10gr en moins (negligeables) mais du centre de gravite deporte dans la partie plus epaisse justement
idem pour l'appli de telecommande, c'est un logiciel ! il suffit d'attendre une potentielle mise a jour de Sony, voir des applis tierces qui utiliseraient l'emeteur IR
elle a au moins le merite d'apporter ces "innovations" !
ce que je trouve un vrai plus par rapport aux concurrents
elle est loin d'etre parfaite, mais j'admet que c'est celle qui me fait le plus de l'oeil en ce moment :$ ..