Spécifications
L'OCZ SOlid est un SSD au format 2.5 pouces doté d'une interface S-ATA 3 Gbps et d'une connectique USB, ce qui permet de s'en servir comme disque externe ou de récupérer rapidement son contenu sans devoir le brancher en S-ATA.

Les puces utilisées par OCZ sont des Samsung de type MLC. On en dénombre 16 de 2 Go sur ce SSD. Les plus observateurs se diront qu'il manque 2 Go puisque la capacité annoncée par OCZ est de 30 Go. En réalité, 2 Go sont alloués à des blocs qui seront utilisés en cas de défaillances de blocs faisant partie des 30 Go. Le contrôleur de son côté est le JMicron JMF602 en révision B et non accompagné de cache puisqu'il ne supporte pas cette possibilité. Les débits annoncés par OCZ sont de 155 Mo/s en lecture et de 90 Mo/s en écriture.
Courbes de débits
Analysons les débits de ce SSD grâce à IOMeter en lecture et en écriture, séquentielle et aléatoire :
Avec le contrôleur JMicron, on note toujours cette cassure dans la courbe des débits à cause de performances en demi-teinte avec les petits fichiers. La courbe monte ensuite très vite jusqu’au débit maximal qui est atteint lors du traitement de fichiers de 128 Ko. La courbe est moins régulière qu’avec des puces SLC comme dans le Transcend ou avec d'autres contrôleurs comme le Samsung. Le débit maximal est par contre intéressant pour ceux qui manipulent régulièrement de gros fichiers.

En écriture séquentielle, le Solid marque le pas par rapport aux SSD dotés de puces SLC comme le Transcend lui aussi architecturé autour du contrôleur JMicron JMF602. Ce qui ne change pas par contre par rapport au Transcend, ce sont les débits faibles avec les fichiers dont la taille est inférieure à 8 Ko. On notera aussi un débit maximal atteint avec des fichiers de 128 Ko avant un léger tassement des performances, comme nous l'avions remarqué avec le CSX lui aussi équipé de puces MLC et du JMF602.

En lecture aléatoire, la courbe du Solid est identique à celles du Transcend et du CSX à quelques Mo/s près. On a ici aussi un aplatissement de la courbe avec les fichiers de 256 et 512 Ko. On notera encore que le débit continue d’augmenter après le traitement des fichiers de 128 Ko, ce qui n’arrive pas avec les bons SSD dotés d’un contrôleur digne de ce nom.

L’écriture aléatoire constitue un véritable cauchemar pour les SSD utilisant le JMicron JMF602. Le Solid aggrave en outre son cas à cause de ses puces MLC. Pire, le débit final avec des fichiers conséquents de 512 Mo est loin du débit maximal de 92 Mo/s avec seulement 76 Mo/s !

Avec le Solid, il existe une grande disparité entre les débits en lecture plutôt élevés et les débits en écriture. Comme sur les "mauvais" SSD, les débits avec les fichiers dont la taille est inférieure à 8 Ko sont laborieux et on peut même dire qu'ils ne décollent qu'avec les fichiers de 16 Ko. Les débits aléatoires en écriture restent par contre catastrophiques en toutes circonstances...
- Introduction
- Protocole de test et configuration
- Spécifications, courbes de débits
- Courbes de débits face à la concurrence (1)
- Courbes de débits face à la concurrence (2)
- Performances synthétiques
- PCMark Vantage
- Transferts de fichiers - débits en lecture
- Transferts de fichiers - débits en écriture
- Transferts de fichiers - copie interne
- Conclusion
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