Avec le chipset P55 en combinaison avec les Lynnfield, Intel a déjà réduit la notion de jeu de puces à un southbridge puisque le contrôleur mémoire et 16 lignes PCI-Express sont intégrés dans le processeur. On voyait mal Intel revenir à une solution à 3 puces pour ses nouvelles solutions graphiques intégrées, très prisées des OEM et amateurs de configuration de bureau peu onéreuses. Il est donc quelque part logique de voir que la solution graphique fait désormais elle aussi partie intégrante du processeur. Mais il ne s’agit pas d’une intégration au sein du die du processeur. C’est un peu plus compliqué que cela puisque le die du processeur ne comporte que les cœurs et le cache, en gros. Sous le die du « GPU », on trouve en réalité bien plus avec la présence du contrôleur mémoire et d’un contrôleur PCI-Express gérant 16 lignes. C'est un peu comme si le northbridge G45 avait été intégré au sein du CPU. Il en résulte qu’au sein du chipset de la carte mère, on ne trouve plus que la gestion des entrées/sorties comme l’USB 2.0, le S-ATA et quelques lignes PCI-Express supplémentaires. Bref, on passe d’une plateforme dotée de 3 puces à une plateforme dotée de 2 puces.

Cette solution graphique intégrée DirectX 10 est dérivée du GMA X4500 HD, est renommée Intel HD Graphics et apporte certaines améliorations comme la prise en charge du décodage de deux flux vidéos en simultané, le support de plusieurs écrans, de deux sorties HDMI 1.3a et du DisplayPort 1.1. Cela en fait donc une solution supportant du dual-screen via deux sorties numériques alors que les autres IGP supportent deux écrans via une combinaison de sorties analogiques et numériques. On notera encore le support du Dolby TrueHD, du DTS-HD Master et bien évidemment du Blu-Ray avec double décodage vidéo possible. Intel annonce aussi que la lecture des formats HD H.264, VC-1 et MPEG2 a été optimisée. Le fondeur a en outre amélioré son moteur ClearVideo avec le support du xvYCC et des filtres d'accentuations des contours pour une meilleure qualité d’image et des couleurs. En termes de résolution, cette solution ne supporte le 2560x1600 qu’avec une connectique DisplayPort. Nous en avons fait les frais avec notre écran de 30 pouces et sa connectique DVI dual link que les Clarkdale ne supportent pas. Nous avons dû nous résigner à utiliser un écran de 24 pouces pour afficher l’image. Intel profite de cette solution graphique pour inaugurer une nouvelle interface de pilotes, plus moderne et plus simple à utiliser. On peut par exemple appliquer plus facilement des résolutions définies manuellement.
Spécifications de la solution graphique intégrée et nouvelle interface
pour les pilotes graphiques Intel
Les solutions graphiques intégrées des Core i5 661 et Core i3 540 vues par CPU-Z qui les traite comme des versions 32 nm mais il s'agit bien de 45 nm
(Cliquez pour agrandir)
D’un point de vue plus technique, cette solution graphique compatible DirectX 10 supporte l’OpenGL désormais en version 2.1 et le Shader Model 4.0. Le nombre d’unités de calcul passe de 10 à 12 et la cadence peut aller de 733 à 900 MHz selon le modèle. Au niveau de la mémoire, ce GPU est capable d’adresser jusque 1.7 Go contre 768 Mo sur la version incluse dans les chipsets G45 et GM45. A noter que sur les processeurs mobiles, Intel offre la possibilité de passer de la solution graphique intégrée à la solution graphique séparée Nvidia ou ATI sans devoir redémarrer la machine. Cette fonctionnalité est supportée uniquement sous Windows Vista et Seven.
Du côté des chipsets, trois nouvelles déclinaisons de bureau voient le jour : le H55, le H57 et le Q57. Ils sont dérivés du P55 et offrent les fonctionnalités suivantes :
Les différences entre les chipsets P55, H55, H57 et Q57
(cliquez pour agrandir)
Diagramme des chipsets H55, H57 et Q57
(cliquez pour agrandir)
Comme on le voit, le P55 ne supportera pas la partie graphique intégrée et il ne sortira donc pas de cartes mères capables de l’exploiter alors que ces mêmes cartes mères supportent les processeurs Clarkdale en tant que tel. Au niveau des différences entre les chipsets, on notera que tous supportent 14 ports USB 2.0 sauf le H55 qui se limite à 12 ports. Toujours pas d’USB 3.0 par contre sur aucun des chipsets. Le P55 reste le seul à pouvoir supporter des solutions multi-GPU en tant que tel mais les fabricants de cartes mères pourront toujours utiliser une puce externe bien que nous n’en voyons pas l’intérêt sur les nouveaux chipsets annoncés ce 4 janvier. Au niveau des ports PCI-Express supportés par les chipsets Intel, cela reste du 2.0 mais limité à 2.5 GT/s. Pour les autres différences, il s’agit du support ou non de certaines technologies, détaillées dans le tableau ci-dessus. Le Q57 offre davantage de fonctionnalités professionnelles tandis que le H55 est le seul à ne pas supporter la Rapid Storage Technology, l’ancien Intel Matrix RAID.
|
|
6 nouveaux processeurs de bureau | Configurations de test |
|
Imprimer
Envoyer
24 Réactions
403 Approbations












Flux RSS
Dernières réactions
Petit erreur page 2 dernier paragraphe:
"Notre tableau montre aussi ce qui sépar[ait] les Core i[3] des Core i[5], hormis des fréquences plus basses. En effet les Core i[3] n’ont pas de mode Turbo "
Il reste des Proco en trop à Pt1t... jme ferais bien un mediacenter moi... y a dejà des cartes en microatx pour ces processeurs???