Taux d'utilisation du processeur


Le plus haut taux d'occupation du processeur reste l'apanage du bracket eSata, de peu au-dessus du disque directement connecté en S-ATA, la faute au contrôleur du boîtier externe Antec qui rajoute une couche à gérer. L'USB 3.0 consomme pas mal de ressources processeur mais néanmoins moins que le S-ATA II en direct dans notre cas. On est même au même niveau que l'USB 2.0 en écriture. On notera aussi que la connexion du disque Buffalo à un port USB 2.0 entraîne une consommation plus faible qu'avec un boîtier externe USB 2.0 natif, l'Antec. Preuve que la gestion de l'énergie semble avoir été améliorée avec l'USB 3.0.
Conclusion
L’USB 3.0 apporte enfin un débit digne des disques durs actuels. Il était en effet temps que l’USB 2.0 tire sa révérence après de longues années de bons et loyaux services mais qui aura aussi généré de nombreuses frustrations chez les acheteurs de disques durs externes qui devaient se contenter de débits tournant autour des 30 Mo/s. Avec l’USB SuperSpeed, ce temps est révolu puisque comme nous l’avons vu, le DriveStation Buffalo 1 To en USB 3.0 offre des performances très proches de celles du disque directement connecté à un port S-ATA et est surtout nettement plus rapides que l’USB 2.0. Il fait également mieux que l’eSata lorsqu’il est exploité par une puce ne gérant que le PCI-Express 1.0 comme la JMicron de notre carte mère Gigabyte. Par contre l’eSata directement connecté à un port S-ATA de la carte mère est plus performant mais pas toujours de manière flagrante.
En termes de débits maximum lors de tests pratiques, nous avons constaté une limitation autour des 130 Mo/s en écriture et autour des 140 Mo/s en lecture. Lors des tests synthétiques, ces débits étaient limités à 150 Mo/s, aussi bien en lecture qu’en écriture. Difficile de dire si on est face là à la limitation théorique de l’USB 3.0 ou à une limitation à attribuer à la puce NEC USB 3.0 incluse sur la carte mère de notre test ou au contrôleur du disque Buffalo. Des tests ultérieurs d’autres produits compatibles USB 3.0 nous le diront. Ce qui est certain, c’est que l’interface USB 3.0 constitue un réel bond en avant en termes de performances et il faudra déjà embarquer des disques durs S-ATA II très performants pour arriver à ses limites en termes de débits.

Par contre, nous estimons que l’intérêt de l’interface USB 3.0 se situe moins au niveau des disques durs externes 3.5 pouces nécessitant une alimentation externe mais davantage au niveau des disques durs 2.5 pouces autoalimentés et des clés USB. En effet, pour les disques 3.5 pouces, l’idéal reste une interface eSata via un bracket connecté à un port S-ATA de la carte mère car dans ce cas de figure, le disque est plus proche des performances en S-ATA II, un cran au-dessus de celles en USB 3.0. Par contre, pour les disques 2.5 pouces, l’intérêt de l’USB 3.0 est énorme : performances élevées et alimentation via le port USB alors que l’eSata requiert toujours une alimentation externe. Pour ce qui est des clés USB, il faudra voir quels contrôleurs et quelles puces mémoire les fabricants utiliseront car il n’est pas certain que des débits de 150 Mo/s puissent être atteints à ce stade.
Nous terminerons par un bémol qui est l’absence à l’heure actuelle de chipset Intel ou AMD intégrant un contrôleur USB 3.0. Il en résulte le recours à des puces externes dont la gestion par la carte mère influence directement les performances. Nous avons par exemple vu que dans le cas de la Gigabyte, câbler la puce NEC USB 3.0 au chipset P55 Express limitait les débits à cause des lignes PCI-Express 1.0 du chipset Intel. Par contre, câbler la même puce aux lignes PCI-Express 2.0 du processeur permettait d’atteindre de bien meilleurs débits. Avec aussi pour inconvénient dans ce cas là une limitation du port PCI-Express x16 à un câblage en 8x. Ceci pour dire que tant que les chipsets des cartes mères n’intègreront pas l’USB 3.0, il est inutile de se ruer sur des solutions hybrides USB 3.0, particulièrement sur des chipsets comme le P55 Express. Vous pourrez cependant utiliser des cartes contrôleur externes au format PCI-Express, pour autant qu’elles puissent elles aussi être gérées par un port PCI-Express 2.0, comme sur les chipsets Intel X58 ou AMD de dernière génération, par exemple. Bref, l’USB 3.0 n’en est qu’à ses débuts et ils sont clairement prometteurs en espérant que la version 4.0 ne mette pas autant de temps à arriver étant donné que le S-ATA 6 Gbps est déjà là et que les débits des disques durs à cette norme seront nettement plus élevés que ceux que nous venons de constater avec l’USB 3.0. Il ne faudrait pas que ce retard dure de longues années, sous peine de futures frustrations…
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Dernières réactions
Si on as 2 hdd connecter au final sur le même concentrateur, à ton la moitié du débit même si l'autre hdd est à vide?
Pour les tests d'occupation CPU, il manque 2-3 explications je trouve :
Quel est le mode utilisé pour la connexion en usb 3, cpu ou p55 ? Et quel test a été utilisé, lecture séquentielle/gros fichiers/... ?
Car vu que la consommation est bien plus basse en mode usb 2, on peut supposer que si le débit est plus bas, la conso est moindre. Donc si la comparaison n'est pas effectuée en mode cpu et lecture/écriture séquentielle, un biais est ajouté dans la comparaison.
Dans le même ordre d'idée il aurait été intéressant de savoir si il y a une différence entre les modes cpu et p55.
CPU of course
Transferts de tous les fichiers, gros, moyens et petits, les uns à la suite des autres et activité CPU mesurée avec le perfmon.
mwais... Si j'ai le temps je regarderai ça mais j'ai clairement d'autres chats à fouetter en ce moment.
Y a pas de biais étant donné que ce sont des tests réels, en situation pratique tel qu'un utilisateur lambda l'utiliserait.