Test : NZXT Tempest 210

Le fabricant californien NZXT nous a livré l'un de ses Tempest 210. Au format moyen-tour et à la finition sobre mais aérée, il se veut proposer pour un tarif contenu des possibilités de refroidissement et de rangement intéressantes. C'est parti pour le montage...

NZXT s’est mis en tête de proposer, avec son Tempest 210, un boîtier moyen tour assez compact (195 x 450 x 497 mm pour 6,6 Kg) pour configuration ATX capable d’attirer les joueurs avec ses petits efforts de design mais sachant rester dans une fourchette de prix très attractive, à savoir sous les 55 dollars (on verra en conclusion que ce n'est pas tout à fait ça...). On est donc juste au-dessus de l’entrée de gamme pour ce boîtier tout acier intégralement peint en noir intégrant, en sortie de boîte, deux ventilateurs qui contrastent forcément avec leurs pâles blanches. Il s’agit d’un 140 mm placé sur le dessus du boîtier et d’un 120 mm juste à côté à l’arrière, les deux étant logiquement pré-montés en extraction. Voilà qui rappelle étrangement le Fractal Design Core 3000 auquel ce NZXT ressemble beaucoup. Un faux jumeau.

Un boîtier bien aéré, mais qui manque de filtres

Pour continuer sur l’aspect « refroidissement », ce sont d’ailleurs les nombreuses aérations qui frappent au moment de découvrir le boîtier. Là encore une des qualités du Core 3000. Deux grilles sur le dessus, une large partie du panneau gauche perforée pour offrir une entrée d’air frais à la carte graphique et au processeur, des caches également en nid d’abeille pour les baies 5,25’’, comme sur toute la face avant d’ailleurs et également deux grilles sous le boîtier pour l'alimentation et un ventilateur. Bref, on ne peut pas dire que NZXT n’ait pas fait l’effort d’aérer son boîtier. En revanche – et malheureusement il convient déjà de commencer avec les points qui fâchent – on regrette que NZXT n’ait pas fait l’effort d’installer plus de filtres à poussière pour toutes ces ouvertures, le seul filtre présent étant installé sur la partie frontale, ou aucun ventilateur n’est installé de base. Dommage.

Configuration de test :
Carte mère - Asus ROG Crosshair IV Formula
Processeur - AMD Phenom II X4 980
Ventirad - Noctua NH-U9B (en fanless pour les tests sonores)
Carte graphique - AMD Radeon HD 6850
Alimentation - Seasonic XSeries 460 Watts (Fanless)
SSD - OCZ Agility 3 120 Go
HDD - Samsung 500 Go 7200 tr/mn

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En revanche, on apprécie la présence d’un port USB 3.0 en façade pour un boîtier dans cette gamme de prix, à côté duquel on trouve un port USB 2.0 et les deux Jack 3,5 mm de rigueur. Pour l’USB 3.0, aucun adaptateur vers USB 2.0 est fourni, au cas où la carte mère n’ait pas ce connecteur. Dans cette configuration, soit on a un adaptateur sous la main (comme nous), soit on file en acheter un… ou alors un perd l’un des deux ports USB. Pas top. Sur la partie avant du dessus du boîtier, juste sur le front pannel, on découvre une sorte de « panier » stylisé qui permettra de poser un disque dur externe raccordé en USB pour lui éviter de tomber par terre au moindre mauvais geste.

Que les choses soient claires, la chose est surtout esthétique, puisqu’elle permet de modifier la ligne du boîtier pour lui conférer une allure un peu plus racée. On aurait évidemment préféré voir ici un dock pour disque dur, mais bon, restons indulgent vu la gamme de prix. Enfin, à l’arrière, signalons la présence de deux petits trous prévus pour l’installation d’un système de watercooling. Au-delà de ça, la finition du boîtier vu de l’extérieur est assez bonne. Les jointures sont propres, les matériaux typiques de ce genre de boîtiers. Bref, rien de notable sur quoi nous pourrions épiloguer.

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Quatre vis à main suffisent à débloquer les panneaux latéraux et à voir ce que cache la boîte. L’organisation est on ne peut plus classique, avec l’emplacement pour l’alimentation en bas, huit emplacements 3,5’’ où les disques prendront place en longueur, à l’ancienne, trois baies 5,25’’ toutes aussi classiques, une ouverture sur la plaque de carte mère assez large pour accéder au backplate du ventirad, et quelques orifices prévues pour organiser ses câbles sans que le montage ne soit trop fouillis, où passent déjà les câbles du front pannel sertis grâce à deux colliers. Mauvaise surprise, le système de fixation « sans vis » des lecteurs optiques et autres disques ne l’est que d’un côté. En effet, une fois bloqués et clipsés sur le côté gauche grâce aux petites fixations habituelles sur l’entrée de gamme, il faut finir le travail au tournevis de l’autre côté. Une déception qui s’accompagne de l’absence totale de solution pour les disques de 2,5’’. Notre SSD trouvera donc sa place comme un 3,5’’ de base, grâce à un adaptateur récupéré dans un coin. Inutile de dire que le tout se fait sans aucun système anti-vibrations, comme du côté de l’alimentation où, une nouvelle fois, tout est très classique. On regrette à ce niveau une nouvelle fois qu’un filtre à poussière n’ait pas été installé sur les aérations prévues pour le bloc, comme c’est le cas sur le Core 3000 de Fractal Design.

Sentry Mix, le rhéobus "DJ" monté pour le plaisir

Du côté des baies 5,25’’, tout se passe bien (excepté la fixation à moitié sans outil). Avec des caches au système d’attache utilisant un petit loquet pour tenir en place. A ce niveau, signalons que nous avons décidé d’installer le rhéobus au look original que NZXT nous a fait parvenir avec le Tempest 210. Il s’agit du Sentry Mix qui, alimenté via une prise molex, redistribue l’électricité vers six connecteurs 3 pins pour ventilateurs, desquels ont contrôle ensuite la vitesse de rotation comme un DJ devant sa table de mixage. Si celui-ci n’offre pas de fonctions supplémentaires, comme un afficheur de température, il se démarque par son look qui – logiquement – sied parfaitement à la face avant du boîtier de la marque, ajoutant un peu de couleur avec ses six LED qui s’illuminent (au choix) en bleu, rouge, blanc, orange et vert, indiquant le numéro du canal. Pour info, ce dernier gère jusqu’à 50W par canal et adopte une finition en plastique soft touch. Il se trouve pour une quarantaine d'euros en ligne.

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Mais revenons au Tempest 210. Le reste de l’installation ne pose pas particulièrement de problème, sans toutefois faciliter la vie de l’assembleur. On retrouve un vieux système classique de fixation à vis pour les cartes PCI (comme on a tendance à dire à la rédaction, « au moins, ça tient »), mais comme il n’y a pas de cage à disques amovibles, il faut savoir qu’il faudra se contenter d’une carte graphique longue d’environ 24 cm au maximum si elle est installé face à un disque. Si elle est installée devant deux emplacements vides, on peut envisager monter à 32 cm au mieux. Pas de problème pour notre Radeon HD qui mesure 23 cm. Il est ensuite venu le temps de s’attaquer au rangement des câbles.

A ce niveau-là, si on apprécie bien sûr de pouvoir profiter de quelques ouvertures pour passer le maximum de câbles entre la plaque de carte mère et le panneau latéral droit, il faut avouer que les possibilités restent assez réduites et qu’une fois les plus gros câbles d’alimentation passés, il faut répartir la charge si l’on veut pouvoir refermer le panneau sans qu’il ne soit trop bombé. Avec un peu de malice, on s’en sort finalement pas si mal avec un montage assez propre. Pas de goulotte prévue, NZXT fait le stricte minimum pour le cable-management, mais a déjà le mérite de proposer ces possibilités.

Des possibilités de refroidissement complètes, au prix de quelques ventilateurs supplémentaires

Vu l’organisation proposée, le côté très ouvert de ce boîtier et malgré l’absence de ventilateur en aspiration à l’avant, on s’attendait à ce que le refroidissement soit plutôt efficace dans nos tests de charge. Et si le Tempest 210 est plutôt chaud en idle, le refroidissement est tout de même bien assuré comme en témoigne la redescente en température après deux heures de Far Cry 2. Surtout sur la partie haute en fait, ce qui est bien normal, sachant que c’est là qu’est concentré l’effort d’extraction de chaleur des deux ventilateurs en place. D’ailleurs, même à faible rendement, ils permettent de tirer pas mal d’air, ce que l’on sent sur les ouvertures du dessus et en façade en passant la main. Pour ceux et celles qui voudraient optimiser les qualités de ventilation de ce boîtier, ils pourront compter sur un total de 8 ventilateurs. De quoi créer un véritable courant d’air frais à l’intérieur. On notera pour finir sur la ventilation que les deux modèles à roulement à billes fournis sont quasi inaudibles à 50 cm du boîtier à bas régime, et soufflent légèrement à haut régime. D’ailleurs, à bas régime, le 140 mm émet un petit ronronnement gênant lorsque l’on approche très près l’oreille. En espérant donc qu’à l’usure, les roulements à billes ne deviennent pas trop bruyants.

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Au final, ce Tempest 210 de NZXT s’impose comme un choix plutôt solide pour qui n'attend pas des fonctions trop avancées. Il se distingue d’abord du bas de gamme grâce à son esthétique sobre mais travaillée. Son côté très aéré peut également plaire et est l’un de ses atouts, comme la présence d’une connectique USB 3.0. En revanche, il faut savoir que le prix de ce boîtier, annoncé à 54,99$, n'est pas vraiment respecté par les importateurs français. Le premier référencement du Tempest 210 venant d'arriver positionnant le boîtier à 69,90€, ce qui change pas mal de choses. En effet, c'est plus cher que son faux jumeau un peu mieux équipé de chez Fractal Design. Tout aussi sobre, le Core 3000 a l’avantage d’offrir un filtre à poussière sous l’alimentation, et une installation des disques durs plus moderne. Il est aussi livré de base un petit rhéobus à installer sur un slot d’extension, et propose en façade quatre ports USB 2.0 (mais pas d’USB 3.0) et doit se satisfaire de deux baies 5,25’’ et six 3,5’’.

C'est donc avant tout le look et les connectiques du panneau avant qui vous orienteront vers l'un ou l'autre. Et pour notre part, nous avons tendance à préférer le Core 3000 à ce Tempest 210 vu les prix pratiqués. En revanche, si le boîtier NZXT venait à tomber aux alentours des 50€, il deviendrait un boîtier très recommandable en entrée de gamme, même si ses systèmes de fixation auraient pu être plus évolués et que quelques menus efforts lui auraient clairement permis de jouer une catégorie au-dessus.

LE VERDICT

Un boîtier qui a fière allure. Il fait l'impasse sur quelques détails comme des filtres à poussière qu'il aurait fallu généraliser ou des systèmes anti-vibrations qui auraient pu faire la différence. Bien aéré, bien refroidi, il permet de monter proprement sa configuration. Assez classique dedans, et plutôt classe vu de dehors pour qui aime le style.

Les plus
  • Nombreuses aérations
  • Possibilités de refroidissement
  • Allure générale
  • Un peu de cable-management
  • Port USB 3.0 en façade...
Les moins
  • ... mais pas d'adaptateur USB 2.0 fourni
  • Fixations à moitié sans vis
  • Aucun système anti-vibrations
  • Filtre à poussière uniquement à l'avant
  • Montage des disques en longueur
  • Rien de prévue pour le 2,5"

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Catégorie : Hardware, Boitier
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