SVOD : Vidéo Futur se lance avec son Pass Duo et une offre accessible

Vidéo Futur ajoute à son Pass Duo une sélection de films en VOD et en illimité sur la base d'un abonnement sans engagement à 6,99€ par mois. La bonne formule ?

Le marché de la SVOD promet d'être très dynamique en France dans les mois qui viennent, et pour cause, après le lancement remarqué de CanalPlay Infinity, il se dit que le géant Netflix pourrait lancer son offre dans l'hexagone en mars prochain, accompagné d'Amazon (qui s'appuie sur son rachat de LoveFilm). Pour Bertrand Méheut, le PDG du groupe Canal+, nous risquons d'assister à une transformation du paysage télévisuel, qui pourrait massivement basculer dans l'ère de la vidéo à la demande avec ce genre d'offres très attractives (on parle d'un accès illimité à des centaines de séries TV et des milliers de films pour une dizaine d'euros par mois). C'est l'une des raisons qui ont poussé Canal+ à se lancer sur la télévision entièrement gratuite, en rachetant la chaîne Direct 8 sur la TNT.

C'est donc dans ce contexte que l'on apprend que Vidéo Futur, le roi de la location de DVD et Blu-ray, a décidé d'accélérer le déploiement de son offre de VOD en y ajoutant une formule à abonnement (ou SVOD). Ainsi, en s'appuyant sur son offre duale DVD-VOD, le Pass Duo, le loueur propose désormais la VOD en illimité sur une sélection de films. Pour le moment, il s'agit donc d'une offre qui reste liée à la location de DVD, car pour le Directeur Général de Vidéo Futur, séparer les deux pans de son activité n'aurait pas de sens à l'heure actuelle (en cause notamment, des accès Internet qui rendent souvent difficile le streaming en HD). La SVOD intègre donc une offre globale de location de films sur supports physiques, et de location à l'acte pour les dernières nouveautés, ajoutant un accès illimité à un catalogue de films plus anciens.

Video Futur Pass Duo SVOD
Le Pass Duo revendique 50.000 abonnés

Mais Vidéo Futur avance prudemment, ayant seulement négocié avec des studios français pour le moment, comme BAC Films, Gaumont ou Seven7. Les studios américains suivront si le succès est au rendez-vous. D'ailleurs, le catalogue est pour l'heure très limité, puisque la sélection compte une vingtaine de films, et bientôt 100 promet Vidéo Futur. L'éditorialisation du contenu se veut thématique, avec par exemple une offre de "films de Noël" en décembre.

Si l'offre de départ est séduisante avec un prix d'entrée fixé à 6,99€ par mois, il faut savoir que se dressent encore quelques barrières à l'adoption massive de ce mode de consommation, à commencer par les limites d'une diffusion qui ne compte pour l'heure que sur l'ordinateur (Mac ou PC), et ni sur les tablettes, ni sur les Box opérateurs et leurs portails. Et puis il va falloir communiquer pour faire connaître cette offre aux amoureux du cinéma, tandis que Vidéo Futur ne propose pas du tout d'accès à d'éventuelles Séries TV . Reste que Vidéo Futur est un acteur légitime du marché de la SVOD et peut s'appuyer sur une offre mixte entre supports physiques et dématérialisé, comme l'ont fait avant lui Netflix et LoveFilm sur leurs marchés. Dommage en revanche que le loueur ne se soit pas intéressé beaucoup plus tôt au phénomène...

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Catégorie : Finances et industrie
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