Facebook met le feu au web

Durant toute la soirée d’hier, la rumeur d’un bug sur le réseau social Facebook a fait lever un vent de panique sur le web. En cause, la possible publication d’anciennes conversations privées sur la timeline publique de certains utilisateurs.

Facebook timelineSi le réseau Facebook voulait avoir une preuve de l’importance qu’il a pris dans la vie de ses utilisateurs, c’est chose faite. Ainsi, il n’aura pas fallu plus de quelques heures à cette rumeur de bug qui annonçait la diffusion de messages privés sur l’espace public des utilisateurs pour se répandre, provoquer une hystérie collective, et obliger les plus hautes sphères de l’état à demander des comptes à monsieur Zuckerberg. Une publicité dont le réseau social, qui vient d’entrer en bourse avec les difficultés que l’on connaît, se serait bien passé.

Mais revenons un peu sur la chronologie des événements :

Hier vers 16H : premiers tweets d’utilisateurs signalant d’une possible faille dans le réseau social Facebook, qui provoquerait l’apparition de messages privés sur la timeline publique des utilisateurs. L’information est reprise par le site Metro, qui confirme bien que des messages privés apparaissent maintenant sur l’espace public, en précisant toutefois qu’il s’agit d’anciennes conversations, datant d’avant 2009.

Une heure plus tard : la presse généraliste prend le relais et diffuse à son tour l’information. Du Monde au Point en passant par le Figaro, tous sont alors persuadés que Facebook a failli, lancent des appels à témoins, et prodiguent à leurs lecteurs divers conseils pour sécuriser au mieux les informations qui ne le seraient pas. Côté US, les spécialistes semblent confirmer le problème : pour le site Techcrunch, des messages appartenant à la sphère privée apparaissent effectivement sur la timeline.

Mark Zuckerberg20 heures : première réaction de Facebook, et premier démenti officiel : « Un petit nombre d’utilisateurs se sont inquiétés après avoir constaté que des messages privés étaient apparus sur leur timeline. Nos ingénieurs ont effectué des vérifications, et en ont conclu que les messages en question étaient en fait d’anciens posts que l’on inscrivait via les murs des utilisateurs, et qui de fait, n’avaient jamais cessé d’être publics ». Plus tard, la polémique ayant du mal à dégonfler, les responsables du réseau social ajouteront qu’il est impossible de voir tout ou partie de la messagerie privée migrer vers la timeline, les deux systèmes étant totalement séparés. En fait, les utilisateurs auraient simplement oubliés la manière dont ils faisaient usage du réseau à l’époque où la timeline, les boutons « like » et les commentaires sur les messages du mur n’existaient pas. Les conversations rebondissaient alors d’un mur à l’autre, sans que les utilisateurs aient forcément conscience qu’ils écrivaient dans un espace public.

Quoiqu’il en soit, 24 heures après le début de la tempête médiatique, il semblerait qu’aucune véritable confirmation de bug n’ait été remontée. Une absence de preuve qui n’empêche pas Facebook d’être toujours désigné comme un présumé coupable, y compris pour les autorités françaises, qui demandent aujourd’hui à la firme de fournir à la CNIL tous les éclaircissements sur ce fiasco. En même temps, il faut reconnaître que le groupe de Mark Zuckerberg n’a jamais été un exemple en matière de transpasrence et de respect de la vie privée, une stratégie qu'il pourrait être amené à revoir s'il ne veut pas que d’autres scandales, vrais ou faux, viennent à nouveau entâcher sa réputation.

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Publié le Par David Vandebeuque
Catégorie : Internet
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