"Illimité" : l'UFC-Que Choisir repasse à l'attaque

L'UFC-Que Choisir s'en prend de nouveau aux forfaits de téléphonie mobile et épingle la notion d'illimité.

ufc_que-choisir-forfaits-illimitesSelon l'UFC-Que choisir, les opérateurs ont fait des efforts en signalant mieux la partie data des offres "illimitées" (avec des quotas de fair use bien affichés sur les plaquettes des forfaits). Mais pour l'association, cela ne suffit pas. En effet, la documentation de ces forfaits ne s'attarde pas sur les restrictions de la partie voix ou même parfois des SMS.

Ils remontent d'ailleurs sur leur note, que Free gagne la palme avec la notion suivante dans ses CGU : "L'utilisation à des fins ou de manière anormale, inappropriée, frauduleuse ou illicite, notamment l'abonné reconnaît la violation des droits de propriété intellectuelle constitue un acte de contrefaçon". Trop vague dit l'association.

La lecture des petites lignes des offres dites "illimités" en apprend un peu plus sur l'utilisation de la partie communication ou des SMS avec, souvent, une limitation du nombre de correspondants différents qu'il est possible de joindre dans le mois (généralement 99). Aussi, bien souvent les durées d'appels sont limitées à deux heures continues, obligeant à raccrocher puis à recomposer le numéro pour rester dans les clous. Des limites mises en place pour éviter les abus, et notamment que des taxi-phone n'utilisent ce genre de forfaits illimités pour revendre des minutes de communication. Mais pour l'UFC-Que Choisir, cela pose le problème de la correcte information des clients.

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La Poste Mobile va plus loin, il est indiqué dans les petites lignes du contrat que l'utilisateur ne peut pas excéder 200 heures d'appels par mois pour ses appels illimités. Donc, ce n'est plus vraiment de l'illimité… Numéricable a également eu droit à son calcul par l'UFC-Que Choisir, et d'après l'association, l'utilisateur ne doit pas aller au delà de 500% d'un usage moyen pour un abonné sur les communications et 200% pour les SMS, "soit 14 heures d'appels et 591 SMS par mois".

Bien entendu, tous ces chiffres ont été rendus publics et l'UFC-Que choisir met en garde tous les opérateurs pour les pousser à modifier leur fiche tarifaire pour une plus grande clarté, sous peine de poursuites. La bataille de l'illimité continue donc pour l'association, mais espérons que cela ne nuira pas aux consommateurs si les opérateurs sont dans l'obligation d'appliquer des quotas sur les forfaits avec - pour sûr - un tirage vers le bas sur le volume de communication et de SMS.

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Publié le Modifié Par Denis Leclercq
Catégorie : Internet
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