Les démos jouables pénaliseraient les ventes de jeux vidéo

Jesse Schell fait sans doute partie de ces gens qui, invités à dîner et alors que tout le monde s'apprête à passer à table, sautent sur la table et mettent joyeusement les deux pieds... dans le plat.

jess schellSans forcément prendre le temps du recul et de l'analyse, certains discours ont la fâcheuse tendance de donner envie d'exécuter leurs auteurs à coups de planches à clous. Comme quand Jesse Schell, lors du D.I.C.E. Summit de Las Vegas, affirme que les démos jouables freinent dangereusement les ventes de jeux vidéo. 

Illustrant son propos à l'aide d'un graphique de ventes de jeux Xbox 360, le PDG de Puzzle Clubouse et auteur de l'ouvrage The Art of Game Design nous explique que loin d'être bénéfique aux ventes, une démo a souvent pour conséquence de les diviser... par deux. Selon lui, la seule bonne manière de générer de bons chiffres est de susciter l'intérêt des joueurs avec des campagnes de teasing savamment orchestrée et en publiant de jolies vidéos des titres.  

Toujours selon la théorie de Schell, le risque - en proposant une démo jouable - est tout simplement de voir les joueurs essayer le jeu sans jamais passer à la caisse ensuite. La version de démonstration leur faisant perdre toute envie de découvrir le titre par la suite. Des propos difficiles à cautionner et qui interloquent alors que nombre d'entre nous aiment justement les démos pour essayer un jeu avant de prendre une décision sur un éventuel achat. Ce qui est loin d'être anodin lorsqu'il faut lâcher 50€ pour, parfois, une poignée d'heures de jeu.

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Publié le Par Michel Beck
Catégorie : Jeux Vidéo
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