DLC : pourquoi remettre à plus tard ce que l'on peut vendre aujourd'hui...

En marge de la Gamescom, Cologne accueillait également l'édition 2012 de la GDC, dont certaines conférences ne manquent pas de piquant.

"Contrairement à ce que l'on peut entendre ça et là sur internet, les fans veulent plus de contenus. Ils nous disent : on le veut, et on le veut maintenant". Cette affirmation a été lâchée par Fernando Melo, directeur du développement online chez BioWare lors de la GDC 2012 qui vient de se terminer à Cologne. Ce dernier s'exprimait sur l'opportunité de fournir aux joueurs des DLC dit "day-one", c'est à dire, des contenus additionnels téléchargeables et payants disponibles le jour même de la sortie d'un jeu.

Selon lui, une grande majorité des joueurs qui ont démarré des jeux BioWare ne les ont jamais terminés. Il considère donc qu'il est absurde de voir un développeur s'imposer une limite de temps avant de proposer un nouveau contenu, sous le prétexte qu'il faut déjà laisser les fans goûter à l'ensemble du jeu de base. En offrant ce service dès la sortie du jeu, on laisse le consommateur libre de choisir le moment où il estime avoir besoin de nouveautés.

DLC BioWare

Il termine sa démonstration en s'appuyant sur les résultats de Dragon Age : Origins, dont les ventes de DLC ont été réalisées à 53% sur ces fameux package "day-one" (The Stone Prisoner and Warden's Keep). Reste que si la chose trouve effectivement une justification commerciale, il faut bien reconnaître que cette pratique nous laisse, à nous, un goût un peu amer.

Comme l'impression de payer pour un jeu incomplet, ou un peu plus tard, de devoir payer pour un contenu qui aurait du être disponible avec le jeu de base. Un sentiment dont Fernando ne nie pas l'existence, mais qu'il espère finir par faire disparaître avec le temps. Oui, de toute façon, ce n'est pas comme si on nous laissera le choix...

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Catégorie : Jeux Vidéo
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