JV & addiction, désordre mental ?
L'addiction au jeu vidéo, un désordre mental ? C'est la question que se pose actuellement l'AMA (American Medical Association) qui décidera ce
L'addiction au jeu vidéo, un désordre mental ? C'est la question que se pose actuellement l'AMA (American Medical Association) qui décidera ce mois-ci si l'addiction aux jeux vidéo et à internet doivent toutes deux être implémentées au registre du "Manuel des troubles mentaux", qui dicte diagnostics et solutions auxquels les médecins spécialisés doivent avoir recours dans ces cas précis. L'addiction, un thème maintes fois abordé dans nos colonnes que ce soit pour relayer quelques articles parus dans nos grands quotidiens nationaux, s'attarder sur des reportages et autres émissions de télévision traitant de ce thème tendance ou vous informer de l'ouverture de cliniques spécialisées dans le traitement de ces troubles du gamer. Dans un papier intitulé : "Etude : l'addiction aux MMOG", nous écrivions d'ailleurs "L'addiction, nous y voilà. Un terme historiquement lié au jeu vidéo, qui a de tous temps su générer cette soif de jeu intarissable qui fourmille au fond chaque joueur. Une addiction qui devient phénomène de société dès lors qu'elle se fait ressentir massivement, ce que l'adoption du jeu en réseau (plus immersif par nature, et donc plus addictif) par le grand public aura fini par réaliser".
L'addiction existe donc bel et bien chez de nombreux joueurs, et se manifeste différemment dans chaque cas, si bien qu'il est assez difficile pour le corps médical de fixer une grille générique permettant de définir à quel stade la médecine devrait intervenir. Voilà pourquoi l'AMA prend finalement l'initiative de vouloir généraliser pathologies et traitements. AMA dont les principaux représentants voteront, dans les jours à venir, pour ou contre la reconnaissance de l'addiction aux jeux vidéo et à internet comme un désordre mental. Un vote qui sera ensuite soumis à l'appréciation de l'APA (American Psychiatric Association) qui devra le valider et qui dispose d'un veto sur ce genre de problématiques. A l'origine de cette procédure, l'AMA cite le rapport complet mis au point par Mohamed K. Khan - président du conseil de la santé publique - et intitulé : "Emotional and Behavioural Effects, Including Addictive Potential of Video Games".
Mohamed K. Khan qui y écrit : "La sur-utilisation des jeux vidéo n'a pas de rapport direct avec le genre de jeu qui est joué, et tout type de jeu peut déboucher sur la création d'un sentiment d'addiction. [...] Même si certains genres favorisent ce sentiment comme les jeux de rôles massivement multijoueur que sont World of Warcraft, Final Fantasy XI, Everquest et tous les autres". Et Mohamed K. Khan d'ajouter : "Les études actuelles montrent que les joueurs qui sombrent le plus facilement dans l'addiction sont des personnes fragilisées, socialement marginalisées, et qui ont toutes sortes de difficultés dans la vraie vie. Ces individus réussissent mieux à gérer leur vie virtuelle que leur vie réelle, la solution de s'imprégner toujours plus du virtuel devient alors la plus facile". Un rapport qui compare l'addiction aux jeux vidéo avec toutes sortes d'autres addictions, prenant souvent la sensation de manque comme point de repère. Et à ce titre, le rapport encourage le corps médical à apprendre à traiter cette dépendance, qui peut devenir néfaste pour la santé mentale et physique des patients. En étant officiellement considérée comme un désordre mental, l'addiction au jeu vidéo pourrait alors - entre autre - prétendre bénéficier de crédits d'Etat pour la recherche et le traitement des patients.

L'addiction au jeu vidéo est en passe d'être officiellement considérée
comme un désordre mental...
L'addiction existe donc bel et bien chez de nombreux joueurs, et se manifeste différemment dans chaque cas, si bien qu'il est assez difficile pour le corps médical de fixer une grille générique permettant de définir à quel stade la médecine devrait intervenir. Voilà pourquoi l'AMA prend finalement l'initiative de vouloir généraliser pathologies et traitements. AMA dont les principaux représentants voteront, dans les jours à venir, pour ou contre la reconnaissance de l'addiction aux jeux vidéo et à internet comme un désordre mental. Un vote qui sera ensuite soumis à l'appréciation de l'APA (American Psychiatric Association) qui devra le valider et qui dispose d'un veto sur ce genre de problématiques. A l'origine de cette procédure, l'AMA cite le rapport complet mis au point par Mohamed K. Khan - président du conseil de la santé publique - et intitulé : "Emotional and Behavioural Effects, Including Addictive Potential of Video Games".
Mohamed K. Khan qui y écrit : "La sur-utilisation des jeux vidéo n'a pas de rapport direct avec le genre de jeu qui est joué, et tout type de jeu peut déboucher sur la création d'un sentiment d'addiction. [...] Même si certains genres favorisent ce sentiment comme les jeux de rôles massivement multijoueur que sont World of Warcraft, Final Fantasy XI, Everquest et tous les autres". Et Mohamed K. Khan d'ajouter : "Les études actuelles montrent que les joueurs qui sombrent le plus facilement dans l'addiction sont des personnes fragilisées, socialement marginalisées, et qui ont toutes sortes de difficultés dans la vraie vie. Ces individus réussissent mieux à gérer leur vie virtuelle que leur vie réelle, la solution de s'imprégner toujours plus du virtuel devient alors la plus facile". Un rapport qui compare l'addiction aux jeux vidéo avec toutes sortes d'autres addictions, prenant souvent la sensation de manque comme point de repère. Et à ce titre, le rapport encourage le corps médical à apprendre à traiter cette dépendance, qui peut devenir néfaste pour la santé mentale et physique des patients. En étant officiellement considérée comme un désordre mental, l'addiction au jeu vidéo pourrait alors - entre autre - prétendre bénéficier de crédits d'Etat pour la recherche et le traitement des patients.


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