Jeux vidéo & addiction, verdict
L'addiction au jeu vidéo doit-elle être traitée comme un désordre mental ? Voilà la question que se posait l'AMA (American Medical
L'addiction au jeu vidéo doit-elle être traitée comme un désordre mental ? Voilà la question que se posait l'AMA (American Medical Association) il y a quelques jours, attirant autour de ce dossier l'attention toute particulière de la presse vidéoludique internationale (cf. JV & addiction, désordre mental ?). C'est donc suite à une sorte de prise de conscience collective déclenchée par les écrits de Mohamed K. Khan - président du conseil de la santé publique - intitulés : "Emotional and Behavioural Effects, Including Addictive Potential of Video Games" que l'AMA s'est penchée sur le sujet avant de débattre entre professionnels de la santé si, oui ou non, l'addiction aux jeux vidéo était une pathologie qui devait figurer au "Manuel des troubles mentaux", ouvrage qui dicte diagnostics et solutions auxquels les médecins spécialisés doivent avoir recours. Pour statuer, l'AMA s'est non seulement basée sur le rapport de Mohamed K. Khan mais aussi sur une enquête commandée par ses soins, dont les résultats sont pour le moins marquants : 15% des jeunes américains, soit environ 5 millions de personnes, ont une pratique anormalement élevée des jeux vidéo.
Pourtant, après une longue et intense concertation, le directoire de l'AMA informe qu'il a refusé le mercredi 27 juin de catégoriser formellement l'usage excessif du jeu vidéo comme une addiction d'ordre psychiatrique. Ce que l'AMA considère toutefois comme "une addiction sérieuse" n'entrera donc pas officiellement dans le manuel cité ci-dessus, l'un des plus utilisés par les médecins psychiatres américains. L'AMA n'a en tout cas pas abandonné le dossier et si les rapports dont l'association disposait ne lui suffisaient pas à effectuer la classification demandée et encouragée par de nombreux praticiens, l'AMA a déclaré vouloir approfondir ses recherches afin de définir un temps de jeu hebdomadaire prescrit qui soit raisonnable. L'AMA reconnaît donc qu'une trop grande exposition aux jeux vidéo peut avoir des répercussions physiques et psychiques néfastes pour les enfants comme pour les adultes. Mohamed K. Khan se dit lui insatisfait par cette décision, mais ne perd pas espoir de faire la démonstration des risques de l'addiction au jeu vidéo, lui qui déclarait il y a quelques semaines : "Les études actuelles montrent que les joueurs qui sombrent le plus facilement dans l'addiction sont des personnes fragilisées, socialement marginalisées, et qui ont toutes sortes de difficultés dans la vraie vie. Ces individus réussissent mieux à gérer leur vie virtuelle que leur vie réelle, la solution de s'imprégner toujours plus du virtuel devient alors la plus facile".
Le directoire de l'AMA informe qu'il a refusé […] de catégoriser formellement l'usage excessif du jeu vidéo comme une addiction d'ordre psychiatrique...
Pourtant, après une longue et intense concertation, le directoire de l'AMA informe qu'il a refusé le mercredi 27 juin de catégoriser formellement l'usage excessif du jeu vidéo comme une addiction d'ordre psychiatrique. Ce que l'AMA considère toutefois comme "une addiction sérieuse" n'entrera donc pas officiellement dans le manuel cité ci-dessus, l'un des plus utilisés par les médecins psychiatres américains. L'AMA n'a en tout cas pas abandonné le dossier et si les rapports dont l'association disposait ne lui suffisaient pas à effectuer la classification demandée et encouragée par de nombreux praticiens, l'AMA a déclaré vouloir approfondir ses recherches afin de définir un temps de jeu hebdomadaire prescrit qui soit raisonnable. L'AMA reconnaît donc qu'une trop grande exposition aux jeux vidéo peut avoir des répercussions physiques et psychiques néfastes pour les enfants comme pour les adultes. Mohamed K. Khan se dit lui insatisfait par cette décision, mais ne perd pas espoir de faire la démonstration des risques de l'addiction au jeu vidéo, lui qui déclarait il y a quelques semaines : "Les études actuelles montrent que les joueurs qui sombrent le plus facilement dans l'addiction sont des personnes fragilisées, socialement marginalisées, et qui ont toutes sortes de difficultés dans la vraie vie. Ces individus réussissent mieux à gérer leur vie virtuelle que leur vie réelle, la solution de s'imprégner toujours plus du virtuel devient alors la plus facile".


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