Kid Icarus : la 3D lui va si bien

Enfin de retour, Kid Icarus fait de gros efforts pour proposer une expérience adaptée à la 3DS. Le résultat est presque parfait...

Le retour de Pit était attendu de pied ferme par de nombreux adeptes de l’école Nintendo. Savoir que le come-back de Kid Icarus s’opérerait sur 3DS était un motif supplémentaire d’excitation, tout le monde ayant envie de voir ce qu’un Masahiro Sakurai affûté serait capable de produire en relief. Le résultat est tout simplement surprenant, surtout quand on sait que le studio du bonhomme, Project Sora, est une toute petite entité. Ce qui n’a donc pas empêché Kid Icarus de relever avec brio le défi technique qui lui incombait, le jeu étant une réussite graphique aussi bien technique qu’artistique, l’univers de Kid Icarus ayant dû être réinventé en 3D. Effets de mise en scène, personnalité du héros (à l’inverse des monstres), menus clairs et complets, cut-scenes de qualité, didacticiels vidéos bien intégrés… Franchement, du très bon travail, et dans une fluidité de tous les instants, même face à des ennemis à la taille parfois démesurée.

Casser la monotonie

Mais encore fallait-il que les sensations en jeu et le plaisir pris soient au niveau de cette réalisation d’orfèvre (complétée par une bande-son grisante). Ouf, c’est le cas. Les longues phases de shoot sur rails ne sont jamais monotones, ce qui est déjà en soi un petit exploit. Cette réussite est d’abord à mettre au compte d’un sens inné de la rythmique. Car Kid Icarus, qu’il nous explique comment aborder une séquence de jeu, nous lance dans un nouveau niveau ou nous fasse affronter un nouveau Boss intermédiaire avant le grand affrontement avec Medusa, sait parfaitement garder le joueur en haleine. Surtout, l’inventivité du level-design n’est pas en reste. Là encore, il s’agit d’un petit exploit pour un jeu qui se déroule la moitié du temps sur rails. Pourtant, dans le gameplay, de nombreuses trouvailles sont là pour enrichir l’expérience de shoot, et lors des phases pédestres, l’inventivité n’est pas en reste (le niveau chez Pandora, wouahou). Le plus fort, c’est que cela dure pendant 10 heures de jeu et qu’on ne s’ennuie quasiment jamais. 

Kid Icarus (6) Kid Icarus (4)

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Toutefois, il faut savoir reconnaître au jeu sa principale limite qui concerne la prise en main. On tique à l’ouverture de la boîte du jeu en découvrant un drôle de socle en plastique qui sert de pied à la 3DS et a été pensé pour améliorer la jouabilité. Effectivement, on a déjà à maintes reprises exprimé l’incohérence de proposer sur une console portable une technologie 3D qui impose de rester parfaitement en face de l’écran pour éviter les désynchronisations. C’est d’autant plus frustrant quand les jeux font appel au gyroscope. Dans le cas de Kid Icarus, le problème se pose aussi, puisque l’on tient la 3DS d’une main qui sert à bouger (avec le stick) et à tirer (avec la gâchette), tandis que l’autre main sert à viser au stylet sur l’écran tactile. Une position qui offre de parfaites sensations, mais qui n’est pas très confortable…

Oh my socle !

Kid Icarus (5)D’où l’idée du socle en plastique. S’il n’est pas obligatoire pour profiter du jeu que l’on a aussi pu déguster dans le métro parisien, effectivement, sur des sessions de jeu relativement longues il est préférable de l’utiliser. La portable maintenue en place, on peut profiter d’une position de jeu assez ergonomique et, surtout, qui permet de profiter du relief sans heurt.

En revanche, impossible de ne pas se crisper sur son stylet. Surtout que l’action exigeante de Kid Icarus impose une certaine précision à la visée comme dans les déplacements, avec les dash déclenchés par un coup vif de stick analogique. Dommage qu’il ne soit pas possible d’opter pour une jouabilité sans stylet, avec le second stick du Circle Pad à la visée. Non, l’hideux accessoire qui aurait pu être utile dans ce cas précis est destiné aux gauchers dans Kid Icarus, leur permettant de se déplacer en analogique.

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Reste qu’il n’est pas dit que la fougue du gameplay aurait résisté à une prise en main plus classique, la façon de jouer à Kid Icarus participant au final à sa réussite, même si elle est aussi frustrante que génératrice de crampes compte tenu du manque de précision qu’implique la gestion de la caméra au stylet. On reste néanmoins conquis par la qualité du jeu, sans doute l’un des mieux finis de la plateforme, ainsi que par son inventivité, la puissance de son action, son rythme endiablé et une évolution du personnage bien menée. Un grand jeu pour la 3DS, problèmes de prise en main mis de côté.

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Catégorie : Jeux Vidéo
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