PS Vita : faut-il craquer ? La console et 11 jeux testés !

La PS Vita, nouvelle portable de Sony et remplaçante de la PSP, sort aujourd'hui en France. Ce dossier est là pour faire le point sur les atouts de la console et vous offrir nos impressions sur une partie des jeux du lancement. Plutôt convaincant dans l'ensemble. Un bon départ malgré quelques réserves...

La PlayStation Portable a fait son temps. Entre sa sortie fin 2004 au Japon et celle de la PS Vita en ce 22 février chez nous, le marché du jeu a bien changé et celui du jeu nomade encore plus. Le concurrent Nintendo a multiplié les versions de DS et a récemment lancé sa 3DS, misant sur le jeu en relief sans lunettes. Mais le vrai ennemi est désormais à chercher du côté des smartphones et des tablettes qui n’en finissent plus de voler des parts de marché aux consoles portables dédiées. Sony se devait de réagir et après le coup d’essai PSP Go, sa réponse se nomme PS Vita. Une portable technologiquement très avancée, ergonomiquement évoluée (avec ce qu’il faut de tactile), qui souhaite attirer les développeurs – et notamment ceux de petits jeux pas chers – en se voulant très accessible en termes de programmation.

Une belle console bien équipée

Rien ne ressemble pourtant plus à une PS Vita qu’une PSP. Une décision logique pour Sony sachant que la console est identifiée comme une console PlayStation et que la petite nouvelle continuera à l’être au premier coup d’œil en rayons. Cependant, en la tournant dans tous les sens et en la prenant en mains, on remarque très rapidement les différences. Plus épaisse et plus grande, mais pas beaucoup plus lourde (260 g environ la version WiFi), elle intègre un grand écran très lumineux et aux couleurs vives de 5’’ à la technologie OLED, offrant des angles de vision bien larges. Sa définition est de 960 x 544 pixels et le rendu offert est saisissant. Sony rattrape Nintendo sur le tactile puisque cet écran est multi-touch capacitif, et il va plus loin en dotant la PS Vita d’une vaste surface tactile rectangulaire à l’arrière de la console, que l’on manipule donc à l’aveugle. Ça demande un petit temps d’adaptation dans certains jeux, mais c’est une option de prise en main supplémentaire intéressante, dans la mesure où l’on reproche souvent au tactile d’obstruer l’écran d’affichage.

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La PS Vita peut aussi compter sur deux capteurs photo/vidéo (bienvenue à la Réalité Augmentée…) et l’intégration d’un gyroscope sous l’appellation Sixaxis finit de doper les possibilités de prise en mains. Sans oublier bien sûr les contrôles plus traditionnels, avec deux gâchettes, un pavé directionnel et les quatre boutons PlayStation, ainsi que – nouveauté cruciale ! – deux sticks analogiques là où la PSP n’en avait qu’un et où Nintendo a récemment dû en proposer un deuxième pour 3DS via un immonde accessoire optionnel. Toutefois, pour parfaire l’ergonomie en jeu et éviter les crampes au pouce gauche, on aurait préféré que le stick analogique prenne la place de la croix directionnelle. Pour cause, cette dernière n’est vraiment préférée que dans très peu de jeux de nos jours (la baston 2D en est un, par exemple). La plupart des autres genres se dégustant au stick. Tant pis pour les crampes.

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Pour le reste, on note la présence d’un module de connexion WiFi (et 3G pour la version la plus chère), du Bluetooth 2.1 et d’un GPS qui compte sur Google Maps pour afficher la géolocalisation. Verra-t-on des jeux en tirer profit ? Sans doute à l’avenir. La PS Vita se veut en tout cas une console portée vers Internet, avec le téléchargement de jeux et de contenus depuis le PS Store, et la très bonne intégration au SEN.

La plus puissante des portables

A l’intérieur, c’est un petit monstre de technologie, comme le prouvent les plus beaux jeux du lancement (Uncharted, WipEout…) et leur rendu proche de celui d’une PS3 branchée sur une dalle HD. Le processeur est un ARM Cortex A9 quad-core, épaulé par un circuit graphique SGX543MP4+, 512 Mo de RAM et 128 Mo de VRAM. C’est globalement plus puissant qu’un iPad 2 ou un iPhone 4S. Avec plus de pratique de la part des développeurs, on est en droit de s’attendre à de petites pépites visuelles dans les mois et années à venir lorsque ces derniers sauront tirer le meilleur de cette architecture qui rappelle celle des smartphones et tablettes (qui ne manqueront pas de reprendre rapidement l’avantage technique…).

PS Vita - iFixit

Une volonté de Sony de se rapprocher des petits développeurs et les encourager à proposer leurs créations sur le PS Store. On ne sait encore pas bien comme cela va évoluer, mais Sony a à plusieurs reprises fait savoir toute son envie de venir se battre avec ces nouveaux concurrents qui vampirisent le marché avec leurs jeux à tout petit prix. Mais ce qui est déjà très agréable, c’est que la PS Vita est d’une fluidité remarquable ailleurs que dans le jeu grâce à sa puissance. Qu’il s’agisse de naviguer dans ses menus ou sur Internet, tout fonctionne à merveille (même si l’on aurait aimé pouvoir scroller sur les pages Web avec le pavé tactile arrière, et positionner la PS Vita à la verticale avec rotation automatique de l’écran pour surfer… Espérons qu’une prochaine mise à jour vienne proposer ces fonctionnalités).

Mémoire propriétaire

PS Vita - CardsAutre différence importante avec la PSP : l’absence de lecteur UMD, ce format propriétaire de petits disques laser protégés par une cartouche en plastique. Le format ayant fait un four sur le marché de la vidéo et ne proposant pas un espace de stockage suffisamment pertinent au regard des évolutions constatées sur le marché des cartes mémoire, Sony l’a logiquement abandonné au profit de ces dernières. Mais malheureusement, il faut encore en passer par des formats propriétaires. Normal et compréhensible quand il s’agit des cartouches de jeu physiques achetées dans le commerce, moins marrant quand il s’agit de doter la PS Vita d’un espace de stockage conséquent en payant sa carte mémoire trois fois plus cher qu’une carte microSD classique. C’est 35€ la carte 8 Go contre environ 10€ un modèle classique en microSD, 50€ les 16 Go contre 15€ en microSD. Aïe !

Et on ne peut pas s’en passer, la PS Vita ne proposant aucune capacité de stockage intégrée et certains jeux refusant de se lancer sans. La nôtre nous a été livrée avec une carte de 16 Go, et sachant que les jeux PS Vita pèsent entre 1,5 et 3 Go, inutile de vous dire qu’elle n’a pas tardé à être saturée. Si l’on part en plus du principe que l’on pourra télécharger démos, contenus en tous genres et donc des jeux (un peu moins chers qu’en version boîte), le stockage devient vite un point noir. Et oui, la PS3 a, elle, droit à des disques durs de bien plus grande capacité… Et pour ceux qui rêvaient de pouvoir télécharger leurs anciens UMD en versions numériques, sachez que l’UMD Passport lancé par Sony au Japon ne sera a priori pas disponible chez nous (pas pour le moment en tout cas), alors que le concept est hautement abusé, demandant aux joueurs de repasser à la caisse pour profiter d’un jeu qu’ils avaient déjà payé. La rétrocompatibilité n’est plus l’apanage des consoles, il faut le savoir. Mais la console n’est pas zonée, ce qui est un avantage.

WiFi ou WiFi + 3G ?

Investir les 30€ supplémentaires demandés pour la version 3G est-il une bonne idée ? C’est la question que beaucoup se posent et en ce qui nous concerne, nous pensons que très peu de gens feront réellement usage de la PS Vita sans un accès WiFi à portée. Pourquoi ? Parce que la connectivité 3G est trop restrictive pour des raisons évidentes de coût de la bande passante sur les réseaux mobiles. Ainsi, les téléchargements de contenus seront limités à des fichiers d’une taille inférieure à 20 Mo. Les options online de certains jeux ne seront pas activées en 3G, et de toute manière la latence est tellement importante qu’il est inenvisageable de jouer en 3G. Enfin, il faut accepter payer de coûteuses recharges ou forfaits data.

PS Vita - 3G

SFR est le partenaire du lancement de la PS Vita en 3G (bien que la console soit apparemment désimlockée) et le prix des forfaits et recharges proposés pour la SIM sont les mêmes que les offres tablettes de l’opérateur, donc hors de prix. Par exemple, à la recharge, c’est 35€ le Go de data valable 60 jours, au forfait, c’est 10€ par mois les 250 Mo bloqués sans engagement. Il y a bien un forfait avec fair-use de 3 Go et débit réduit au-delà, qui donne en plus droit à une subvention de la PS Vita (que l’on paye alors une centaine d’euros), mais c’est 53€ par mois avec un engagement de 12 mois. Non merci. Vu la situation et les prix pratiqués par les opérateurs sur la data, mieux vaut investir les 30€ de différence entre le modèle WiFi et WiFi + 3G dans une carte mémoire, croyez-nous.

Un système mobile

Du côté de l’interface, on peut dire que Sony a bien travaillé, le système de la PS Vita proposant une navigation adaptée au tactile facile d’utilisation et très intuitive (une fois que l’on a compris que l’on ne naviguait pas dans les menus avec la croix, et que l’on s’est habitué à utiliser son doigt). On y défile des pages contenant chacun 10 icones en forme de bulles du haut vers le bas, alors que l’on navigue dans les applications ouvertes (jusqu’à 6 en même temps, mais un seul jeu gardé en mémoire relancé à la volée) de la gauche vers la droite. Un appui long sur une icône permet de déplacer ou supprimer une application… Bref, si vous savez vous servir d’un OS mobile moderne, cela ne vous posera aucun problème. Le tactile facilitant en plus tous les paramétrages.

PS Vita - PS Store PS Vita - Menus

Le menu, on y revient depuis n’importe quelle appli/jeu en appuyant sur la touche PlayStation. Et sur l’écran d’accueil on peut voir dans le coin supérieur droit une bulle dédiée aux notifications (trophées, messages reçus, mises à jour dispo, etc.), ainsi qu’un témoin du niveau de charge de la batterie. A ce titre, il faut savoir que compte tenu de sa conception, de sa puissance, de la taille de son écran et de ses accessoires, la PS Vita est une console plutôt autonome. En effet, on s’attendait à bien pire, mais une charge complète permet de jouer avec la luminosité au maximum pendant environ 4 heures. C’est mieux que la 3DS avec la 3D activée, et évidemment beaucoup moins bien que les 10 à 12 heures de jeu d’une DS Lite, mais nous ne sommes plus dans la même dimension.

Le multimédia en retrait

PS Vita Content ManagerCe qui est moins bien, c’est la manière de gérer les transferts de fichiers. Avec la PS3, c’est plutôt bien fait. On branche la PS Vita en USB sur la console de salon, on lance le gestionnaire de contenu et en quelques étapes, on choisit les fichiers à transférer, quels qu’ils soient. Sur PC, c’est un peu la même chose, mais il faut en passer par un soft (Content Manager) pas très bien ficelé. On oublie le doux rêve de pouvoir faire du drag & drop directement depuis l’explorateur de fichiers. C’est bien dommage. Et surtout, on note que le player audio ne permet pas de gérer plusieurs playlists et offre des options de tri bien rudimentaires.

PS Vita - MultimediaQuant au player vidéo, il n’accepte qu’un nombre assez réduit de formats. Officiellement, les MP4 / H.264 jusqu’au 720p. Dans la pratique, c’est bien plus délicat et si nous lançons bien des MP4 en résolution standard, tous les fichiers essayés en 720p ont posé problème. C’est décevant, dans la mesure où les AVI passent sur PS3 sans problème, et où les MKV toujours ignorés par Sony se démocratisent. Avec un aussi joli écran dans la poche, c’est quand même dommage d’être ainsi restreint et d’avoir à passer par des petits softs pour ré-encoder ses vidéos avant de les transférer sur PS Vita.

Un line-up de jeux très solide

Enfin, terminons sur une note beaucoup plus positive – et pour cause – parlons des jeux. Pas de lancement de nouvelle console sans line-up, et à ce petit jeu-là, la PS Vita s’offre une liste de premiers jeux à la fois convaincante et impressionnante. 26 jeux au total (dont 5 uniquement en téléchargement) disponibles dès aujourd’hui, c’est beaucoup.

Et s’il y a bien quelques ratés complets – et des titres qu’il aurait été préférable d’offrir avec la console vu leur intérêt – quantité rime globalement ave qualité. Les portages sont majoritairement réussis et la PS Vita se paie même le luxe de compter deux excellents titres qui mettront tout le monde d’accord : WipEout 2048 et Uncharted Golden Abyss. Sans oublier de très bons jeux qui pourront attirer divers profils, comme le portage du rafraîchissant Rayman Origins, le Ninja Gaiden, Everybody’s Golf, Lumines pour la réflexion, FIFA Football qui est un titre important vu sa popularité, ou encore les super jeux de baston 2D Marvel Vs Capcom 3 et BlazBlue.

PS Vita - Games

Il y a donc déjà du lourd et de la diversité. Seul bémol, rien de vraiment nouveau à se mettre sous la dent, même si la plupart des jeux utilisent assez habilement les nouvelles fonctionnalités à des fins ludiques (tactile, gyroscope, etc.). Pas vraiment suffisant pour réellement surprendre, et l’on attend encore qu’un jeu original et novateur exclusif pointe le bout de son nez, mais il faut avouer que c’est l’un des line-up de sortie les plus solides qu’il nous ait été donné de voir, semblant confirmer que les portages PS3 vers PS Vita sont faciles à réussir. Un avantage indéniable. Quoi qu’il en soit, il y a déjà matière à craquer, si la PS Vita – évolution attendue, prévisible mais convaincante de la PSP – vous fait de l’œil.

FIFA Football

PS Vita - FIFA FootballC'est assez rare, mais une simulation de foot accompagne le lancement de la PS Vita et c'est le poids lourd du secteur qui s'y colle, Electronic Arts avec FIFA. On découvre donc ce qui se veut être un portage de la version PS3 de FIFA 12, arrangée pour être la plus jouable possible sur portable et tenter d'offrir des sensations de jeu similaires à celles offertes par le titre sur consoles de salon. Sans oublier de tirer partie des petits plus de la machine, comme le tactile. Graphiquement, le jeu est réussi. Pixel fin, sensation de rendu HD et animations détaillées. Dans le contenu, c'est aussi très satisfaisant malgré l'absence de l'Ultimate Team ou de la Ligue Interactive, avec la Carrière et le Versus Online qui fonctionne relativement convenablement en duel.

Quant à la jouabilité, si les options tactiles (passes en pointant un joueur, tirs en utilisant la surface tactile au dos, par exemple...) seront vite désactivées par les puristes, on s’accommode assez bien des trouvailles permettant de compenser l'absence d'un second jeu de gâchettes (appels déclenchés en faisant deux fois L rapidement, entre autres). Pourtant, dans le gameplay, on ne retrouve pas les raffinements de FIFA 12, comme la très importante défense tactique. Aussi, l'IA est bien moins évoluée, bien plus simple à manœuvrer. Si bien que les sensations de jeu se rapprochent, elles, davantage de celles que l'on connaissait avec FIFA 11. Reste que le résultat est très satisfaisant, et qu'il est très agréable d'avoir un jeu de foot de cette qualité à la sortie d'une nouvelle portable. Voilà là un produit d'appel très précieux pour la PS Vita auprès des fans de jeux de sports. Pas parfait, mais réussi.

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Escape Plan

PS Vita - Escape PlanVoilà un petit puzzle-game qui a du chien, avec son graphisme monochromique et son humour macabre. C'est sobre, simple, et ça a le mérite d'utiliser plutôt correctement les attributs tactiles de la PS Vita, ou encore son gyroscope. Par contre, Escape Plan se finit assez vite et se répète beaucoup. Le genre de jeu idéal pour quelques sessions courtes en mobilité, mais que l'on pourra aussi déguster en moins d'une après-midi sans indigestion. Pour une dizaine d'euros, c'est correct. A réserver aux amateurs de trip arty et autres adorateurs de remue-méninges interactifs.

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ModNation Racers : Road Trip

PS Vita - ModNation RacersSony profite de la sortie de la PS Vita pour ressortir son Mario Kart-Like plutôt honorable et surtout personalisable à souhait, qui rêvait de surfer sur la vague du 2.0 (façon LittleBigPlanet) pour faire son trou. Problème, le jeu débarque sur la nouvelle portable sans l'unique mode de jeu qui fait tout son attrait : le versus Online.

Car chacun sait que l'on n'a pas toujours d'ami à portée de WiFi pour s'amuser et laisser sur le bord de la route une IA adverse sans intérêt. Et comme malgré une réalisation pas extraordinaire, le jeu rame fréquemment et manque de fluidité, on vous conseille de passer votre tour pour le moment. En espérant que des mises à jour viennent corriger la donne, car le gameplay reste valable et les possibilités de personnalisation poussées.

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WipEout 2048

PS Vita - WipEout 2048C'est l'un des emblèmes du jeu made in Sony. Partenaire fidèle des consoles PlayStation à travers les âges. Et sur PS Vita, WipEout ne déroge ni à cette règle, ni à son excellente réputation. Le jeu est magnifique, donnant vraiment cette impression de rendu HD, rappelant clairement l'expérience visuelle offerte sur une belle dalle par la version PS3. Ce n'est pas rien.

En plus, c'est fluide, et ce malgré une vitesse d'affichage toujours aussi élevée. Quant au gameplay, il est parfaitement reconduit, adapté à l'ergonomie de la plateforme, entre précision et fun via les armes et l'action. Son seul et unique défaut, ce sont ses temps de chargement à rallonge à chaque lancement de course. C'est avec Uncharted : Golden Abyss l'une des vitrines du savoir-faire de Sony sur cette PS Vita. Une petite tuerie qui se prête même aux expériences cross-platforms, comme les DLC partagés ou le Versus Online contre les détenteurs de la version PS3. Du très bon WipEout.

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Little Deviants

PS Vita - Little DeviantsUne enfilade légère et divertissante de mini-jeux sans beaucoup d'intérêt, mais pensée pour mettre relativement bien en valeur les nouvelles façon de jouer offertes par la PS Vita, c'est ainsi que l'on peut résumer Little Deviants. Le design général du jeu manque de personnalité, les mini-jeux sont - bien que nombreux - au final répétitifs et sans véritable défi, et le seul atout de Little Deviants, c'est la jouabilité qu'il propose, mettant très largement à profit le tactile (devant comme derrière), le gyrocsope, le micro et les caméras. Livré pré-installé avec la PS Vita, Little Deviants aurait eu beaucoup plus d'impact. Vendu 30€, c'est raté.

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Virtua Tennis 4

PS Vita - Virtua Tennis 4Fervents amateurs de jeux de sport, et de tennis, même si nous sommes plutôt favorables au réalisme de Top Spin 4, c'est avec plaisir que nous retrouvons la petite balle jaune au lancement de la PS Vita. Le jeu est - il faut le reconnaître - assez bien porté, surtout techniquement entre une partie graphique soignée et un jeu en ligne bien géré.

C'est l'essentiel, avec le gameplay assez simple qui se prête plutôt bien à la prise en main de la portable. En revanche, on continue à penser que Virtua Tennis 4 est un jeu de tennis à l'ancienne, qui n'a dans le fond que peu évolué depuis les plus belles heures de la série vécues sur Dreamcast. Rien de grave, le tennis version Arcade ayant ses adeptes, mais on regrette un manque de variété dans le jeu, des échanges un peu rigides et un petit manque de punch inhabituel.

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Unit 13

PS Vita - Unit 13On s'attendait à une catastrophe. Un jeu sans ambition désireux de reproduire sur PS Vita tous les gimmicks du shooter à la troisième personne, avec couverture dynamique et action outrancière. Et bien nous nous sommes trompés, au moins en partie. Car si nous avions raison de nous inquiéter sur le scénario (bidon), le design général (banal), la réalisation (pauvrette) et l'intelligence artificielle (ras les pâquerettes), nous ne pensions pas nous amuser autant avec Unit 13.

Bourré d'action, blindé de contenus, c'est un jeu très efficace qui, en coopération, révèle un autre pan de ses qualités insoupçonnées. N'entendez pas par là qu'il s'agit d'un grand jeu à posséder absolument si l'on investit dans sa PS Vita, mais d'occaz' dans quelques temps pour quelques euros, il pourra divestir les dingues d'action musclée.

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Reality Fighters

PS Vita - Reality FightersSur la PS Vita, on trouve une caméra (et même deux). Il n'en faut pas plus pour proposer un titre à base de réalité augmentée. Généralement réservée à quelques mini-jeux, ici l'idée est de proposer un jeu de combat. On prend son visage en photo, on choisit un modèle 3D pour son corps, et c'est ti-par, direction l'arène. Un environnement de baston qui n'est autre que le background filmé par le capteur vidéo dorsal de la console.

On peut donc se battre comme un pouilleux avec sa cuisine en fond, le bureau avec les collègues, une pile de rouleaux de PQ... Bref, tout et n'importe quoi. Au départ, on se marre et le délire éclipse en partie la pauvreté de la proposition dans le fond. Contenu rachitique, graphismes ultra datés, combats d'une pauvreté affligeante. Et ça vaut 30€ ! Comme Little Deviants, c'était le genre de petites expériences taillées pour être offertes avec la machine.

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Everybody's Golf : World Invitational

PS Vita - Everybody's GolfCette version d’Everybody’s Golf sur PS Vita est assez prévisible. Elle ne propose aucune évolution importante et se contente d’appliquer l’excellente recette sur laquelle la série s’appuie depuis longtemps. Pas moche mais peut mieux faire, ce n’est pas non plus le jeu qui met le plus en avant les qualités techniques de la console portable.

En revanche, on apprécie le fait que les parcours deviennent assez vite bien difficiles, histoire de proposer un challenge intéressant. Et si Everybody’s Golf a fait sa réputation sur l’accessibilité, il est sympa de voir qu’avec cet épisode, le jeu tend davantage à pencher vers une fausse accessibilité. En effet, la prise en main est simple, mais la marge de progression énorme et le gameplay demande une vraie finesse. Le jeu en ligne vient compléter une partie solo déjà conséquente. Dommage que l’utilisation du tactile et du gyroscope soient accessoires. En tout cas, ceux qui aiment les jeux de golf savent qu’ils peuvent déjà compter sur un titre solide au catalogue de la PS Vita.

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Uncharted : Golden Abyss

PS Vita - UnchartedOn va essayer de rester court et de ne pas en faire des tonnes, même si c’est difficile avec cette première version portable d’Uncharted. Développé par le Bend Studio de SCE America pendant que naughty Dog s’affairait sur Uncharted 3, cet épisode Golden Abyss ne déçoit pas et mérite son titre d’Uncharted dans la poche. Mieux, il s’impose comme l’expérience graphique la plus riche et la plus propre que nous ayons vécu sur console portable à ce jour. Quand on a dit ça, on a plus besoin de dire que l’on a presque l’impression de jouer à un jeu PS3 dans le RER sur un magnifique écran OLED 5’’. On est bien plus proche d’un Uncharted PS3 que d’une version PS2 lissée. Franchement, ça claque !

Pour le reste, c’est du pur Uncharted, et les trouvailles de gameplay exploitant le tactile ne gâchent rien ni à l’aventure, ni à l’action. L’histoire est sympa, la narration avenante, dans la lignée de la série, et les situations toujours intéressantes. On regrette simplement des espaces en couloirs un peu plus fermés que d’habitude et quelques saccades (oui, nous sommes exigeants !). Pour le reste, le dépaysement est garanti, même si la progression et la mise en scène ne surprennent plus après trois épisodes sur PS3. Du grand Uncharted dans la poche, il fallait le faire. Voilà LE jeu qui, dès le lancement de la PS Vita, mettra tout le monde d’accord sur les progrès réalisés depuis la PSP. Déjà une Killer-App pour la console, il n’a même pas fallu attendre !

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BlazBlue : Continuum Shift Extend

PS Vita - BlazBlueSi nous n’avons pas encore eu le temps d’essayer Marvel Vs Capcom 3 sur PS Vita (dont on nous dit le plus grand bien), nous avons bataillé sur le portage de BlazBlue. On laisse de côté le stock pour tâter du D-Pad et l’on finit après quelques heures à trouver ses marques pour jouer convenablement au jeu de baston 2D. Quand on a l’habitude du stick d’Arcade, c’est un peu difficile que voulez-vous.

On remarque que le contenu n’est pas au rabais, que les graphismes sont magnifiques et mettent en valeur le bel écran de la console et que le netcode est plutôt propre, très jouable en tout cas pour botter des fesses allongé dans son lit. Alors certes, il faut se faire à l’ergonomie de la PS Vita pour commencer à réussir ses enchaînements et vraiment s’amuser, mais l’adaptation n’est pas insurmontable. Pour ceux qui aiment la baston 2D en général, et BlazBlue en particulier, foncez…

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Catégorie : Jeux Vidéo
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