Test : Samsung Série 7 - All in One

Premier tout-en-un de Samsung à débarquer chez nous, le Série 7 s'est enfin frayé un chemin jusqu'à nous. Que chache-t-il sous ses lignes plutôt classes ? Vaut-il ses 1000€ ?

Sur le marché des tout-en-un, Apple a longtemps fait cavalier – presque – seul avec son iMac, mais ce pan du marché est en train de prendre de l’importance et, voyant les parts de marché qu’il représente, les principaux constructeurs de PC s’y mettent avec plus ou moins de réussite. En la matière, le Série 7 de Samsung s’illustre par un design atypique et une ligne qui fait des ravages. Mieux, il est équipé d’un écran tactile multi-points de 23’’ à LED, d’une définition de 1920 x 1080 pixels. Et son prix, fixé à 1000€, lui permet de rester suffisamment attractif pour attirer le chaland. Il faut dire que le charme opère en sortie de boîte, malgré le poids de l’engin (8,3 Kg tout de même).

Mais très rapidement à l’inspection, nous commençons à émettre quelques griefs. Non pas que l’on trouve des défauts de finition, puisque le niveau de celle-ci est remarquable, mais l’on en vient à regretter le pied déporté vers l’arrière dans lequel se situe l’électronique. En plus, avec une connectique majoritairement disponible à l’arrière de ce pied, cela veut dire qu’il ne faut pas espérer pouvoir pousser ce tout-en-un au fond du bureau, le long d'un mur. Résultat, pour un tout-en-un, celui-ci prend quand même pas mal de place en profondeur sur le bureau, ce qui n’est pas anodin. Un encombrement qui prend directement place dans la colonne des défauts.

Ecran tactile, brillant et salissant

Ceci étant dit, on remarque que le Série 7 est plutôt bien doté en entrées et sorties. En plus du port USB 3.0, quatre ports USB 2.0 sont présents, ainsi qu’un lecteur de cartes mémoire, un port Ethernet (complété par un module WiFi n), deux Jack 3,5 mm pour l’audio, et deux ports HDMI. L’un est en sortie pour connecter un second écran externe, et l’autre est une entrée pour pouvoir se servir de l’écran très glossy de l’ordinateur pour un autre appareil (comme une console de jeu par exemple, on a essayé avec une PS3, ça fonctionne parfaitement). Si l’écran est bien lumineux et que son traitement brillant lui permet d’afficher des couleurs éclatantes (à défaut d’être toujours agréable, effet miroir oblige), il se marie assez mal avec sa fonction tactile capacitive.

Sur tablette ou smartphone, chacun sait à quelle vitesse se salissent les écrans, et c’est ici aussi le cas si on commence à faire joujou avec les doigts… Sortez les chiffons ! Un rapide mot sur la gestion du tactile qui n’est pas incroyable de précision et a un déficit de réactivité, tandis que le soft Samsung fourni pour en profiter est on ne peut plus basique. Pour le coup, ça confirme l’impression que l’on a généralement face à de telles machines, le tactile fait très gadget et avec un clavier et une souris à portée de mains, ne sert vraiment pas à grand-chose.

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Profitons-en pour enchaîner sur les périphériques de saisie sans fil fournis par Samsung avec son ordinateur, ils exploitent un tout petit dongle à brancher sur un port USB. Le clavier est de bonne facture. Assez bruyant à la frappe pour du chiclet à membrane, il bénéficie surtout d’un soin sur l’esthétique. La souris n’a pas un revêtement très heureux et, très légère, fait vraiment office de mulot bas de gamme. Elle offre toutefois deux petits boutons supplémentaires aux immanquables clics gauche, droit et molette sous le pouce (pour les droitiers). Clairement, il s’agit de périphériques suffisants pour surfer et travailler en bureautique, mais loin d’être plaisants à utiliser, et encore moins pour jouer.

Sous le capot design, un petit moteur

Le jeu, voilà l’une des activités qu’il ne faut pas espérer pouvoir faire convenablement avec le Série 7 tout-en-un de Samsung. C’est ordinateur n’est pas pensé pour ça, point barre. En effet, il n’intègre pas de carte graphique dédiée et s’en remet au circuit graphique de son processeur, un Sandy Bridge dont l’iGPU n’est même pas en Intel HD 3000, mais bien en HD 2000 (entre 650 et 1100 MHz). Résultat, dans nos tests multimédia, la machine s’effondre, alors même que les tests de calcul se passent plutôt pas mal, sans être renversants. Par exemple, Stalker CoP en DirectX 10 ne monte pas à plus de 8 FPS en Medium et en 1680 x 1050, situation dans laquelle Lost Planet 2 (sans AA ni Motion Blur) culmine à 6 FPS.

Il faut dire que le CPU Intel (un Core i5-2390T gravé en 32 nm) est un dual-core avec HyperThreading qui dispose de 3 Mo de cache L2, et est cadencé à 2,7 GHz (3,5 GHz en Turbo) pour un TDP max de 35W. Ce n’est pas une puce Desktop aussi puissante que les Core i5 à 95W de TDP, mais il peut compter sur 6 Go de DDR3 au format SO-DIMM. Est-il possible de faire évoluer facilement la RAM comme sur certains portables avec une trappe d’accès ? Non, il faudra en passer par un démontage complet – et pas facile – du pied, pour au final découvrir que ne sont présents que deux emplacements, déjà occupés par une barrette de 4 Go et une autre de 2 Go.

Ce tout-en-un n’est – comme c’est souvent le cas – pas du tout pensé pour l’évolutivité. Ce que l’on constate également du côté du stockage, confié à un disque dur à plateaux d’1 To. L’avantage, c’est que cela fait de la place et que grâce à la densité, les débits offerts ne sont pas mauvais (autour des 110 Mo/s en lecture et écriture séquentielles). En revanche, aucune option SSD n’est proposée, et l’on aurait aimé (vu que c’est en pleine démocratisation) que Samsung propose par exemple du stockage hybride avec la techno Intel RST pour améliorer la réactivité de l’ordi. Tant pis. A noter que la fente du lecteur optique en slot-in cache un combo lecteur/graveur DVD.

Un ordinateur discret et bien refroidi

Samsung Serie 7 All in One (7).JPGLe système de refroidissement de ce Série 7 Samsung est confié à un ventilateur qui expulse l’air chaud à l’arrière, via des ouïes d’aération assez grosses. Comme on pouvait s’y attendre, nos tests en la matière ont montré que la dissipation est bien meilleure que sur un portable plus confiné. Résultat, la plupart du temps l’ordinateur se contente de ronronner à un niveau sonore quasi inaudible, ce qui est une bonne chose.

Et lorsqu’on le sollicite vraiment (comme dans nos tests graphiques où il est à la peine, ou directement avec OCCT – on n’est pas là pour rigoler), le souffle qu’il produit s’entend un peu à distance d’utilisation normale, mais c’est très discret. Vous qui redoublez d’efforts pour monitorer la vitesse de rotation des ventilateurs de votre tour insonorisée cachée sous le bureau, soyez rassurés, ce tout-en-un a beau installer l’électronique sur le bureau à portée d’oreille, ce n’est guère dérangeant.

A 45° au repos, la température du processeur est stabilisée à 65° en charge sous OCCT, situation dans laquelle la consommation de l’ordi monte à 84W alors qu’elle reste mesurée à 51W au repos, avec la luminosité de l’écran réglée à son niveau maximum. Ça permet à l’ensemble de pouvoir être alimenté par un simple bloc d’alim’ externe façon portable. Assez gros tout de même, mais délivrant 120W. On est donc assez large à ce niveau-là.

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Orienté bureautique et multimédia, on pouvait s’attendre à ce que ce Série 7 offre en plus d’une image très colorée un son plutôt correct, surtout avec un dispositif audio signé Harman. Quoi qu’on ait pris l’habitude de se méfier de ce genre d’associations souvent plus marketing qu’autre chose. En l’état, il faut avouer que c’est plutôt satisfaisant, avec un peu de basses quand même et un rendu pas trop écrasé, même à fort volume. On reste très loin de ce que produit un matériel dédié au son et le moindre kit 2.1 d’entrée de gamme fera mieux, mais pour qui veut éviter d’avoir à se cogner une paire d’enceintes sur le bureau et/ou n’est pas très regardant sur la qualité du rendu sonore, ça passe. Enfin, un mot sur la webcam de 1,3 mégapixels qui trône au-dessus de l’écran. Que dire si ce n’est qu’elle remplit tout juste son rôle et fait ce qu’on lui demande, avec une image comme toujours très granuleuse en intérieur par manque de luminosité. Un petit micro intégré permet quand même d’avoir une solution prête pour la visio, ce qui est toujours bon à prendre. Mais pas de (bonne) surprise à ce niveau-là, donc.

Série 7, le tout-en-un au bon prix ?

Samsung Serie 7 All in One (14).JPGPour terminer, c’est le positionnement tarifaire de ce Série 7 qu’il convient d’analyser. Même si l’on peut estimer qu’il pourrait passer rapidement sur une puce de la famille Ivy Bridge, cela ne changerait pas forcément grand-chose à nos conclusions, excepté peut-être sur les performances graphiques si la puce équivalente retenue abritait un Intel HD 4000. Il faut reconnaître qu’à 1000€, il est assez cher. On sent bien que quelque part, le design se paye (et peut-être aussi un peu le tactile).

Car chez Apple (dont personne ici ira dire qu’il propose des machines compétitives d’un point de vue tarifaire), l’iMac 21,5’’ d’entrée de gamme est globalement mieux équipé à 1149€ (Core i5 quad-core et Radeon HD 6750M), tandis que le 27’’ démarre à 1649€, mais avec un écran très haute-définition et là encore une configuration plus solide (sauf peut-être sur la mémoire). Face aux tout-en-un Apple, le Samsung Série 7 sous Windows 7 a tout de même une carte à jouer, avec sa diagonale intermédiaire.

Face à des produits similaires, avec tactile et sur 24’’, le Wind Top de MSI à 949€ est globalement moins bien configuré malgré la présence d’une GeForce 540M GT, et visiblement moins bien fini. Idem pour le HP TouchSmart Elite ou encore l’Asus ET2410, tous deux vendus 869€. Donc oui, le Samsung Série 7 est plutôt bien positionné et reste recommandable malgré ses défauts, surtout pour qui ne voudrait pas jouer et tomberait amoureux de son design. Mais on persiste à penser que ces solutions sont un peu trop chères, surtout comparé à la config' plus puissante qu'il est capable de se monter (écran inclus) pour le même prix.

LE VERDICT

Plein de bonnes idées pour ce All-in-One Samsung, qui bénéficie d'un design soigné. Mais quelques défauts d'ergonomie et l'impossibilité de choisir ses options le réserveront à un public pas très exigeant.

Les plus
  • Design et finition
  • Refroidissement efficace et silencieux
Les moins
  • Encombrement
  • Performances graphiques
  • Tactile gadget et salissant
  • Un seul modèle, pas d'options

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Publié le Modifié Par
Catégorie : Hardware, PC Bureau
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