Test : Dell Inspiron 15z

Nouvelle interface pensée pour le tactile oblige, Windows 8 encourage les constructeurs - comme Dell - à renouveler leurs gammes en prenant ce paramètre en compte. C'est le cas de l'Inspiron 15z, Ultrabook sous Intel Ivy Bridge proposé avec option tactile. Un bon portable multimédia pour moins de 700€ ? Voyons voir cela...

Parce qu’il n’y a pas que les XPS dans la vie, et que Dell se doit aussi d’être présent sur l’entrée de gamme, le fabricant texan a renouvelé il y a peu sa famille Inspiron en accueillant Windows 8. Dans cette nouvelle série de machines, il y a l’Inspiron 15z  - vendu entre 599 et 929 euros - qui, doté d’un écran tactile, nous a semblé intéressant dans la mesure où il est présenté comme un Ultrabook, et qu’il permet donc de tirer profit de la nouvelle interface Windows en la pilotant du bout des doigts. C’est donc ce modèle à 699€ que nous avons choisi de tester, tout en sachant qu’une version identique avec 8 Go de RAM et une carte graphique dédiée (Nvidia GeForce GT 630M) est également disponible. Faisons donc le tour de la machine avec un œil critique, résultats de benchmarks en main.

Dell Inspiron 15z (2)           Dell Inspiron 15z (4)
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Côté affichage, l’Inspiron 15z embarque un écran brillant en 1366 x 768 pixels, une définition malheureusement très répandue qui nous paraît être un peu faible pour sur une dalle de 15,6’’. Ses qualités sont également en retrait, avec dans angles de vision typiques d’une dalle TN (c’est-à-dire courts). En revanche, le rendu colorimétrique n’est pas si défaillant, et reste bien vif, alors que les reflets sont acceptables en intérieur, et comme toujours bien plus difficiles à supporter en extérieur, surtout que la dalle n’est pas des plus lumineuses. Sur notre modèle, l’écran est donc tactile, ce qui – il faut l’avouer – présente assez peu d’intérêt, même sous Windows 8, sur toutes les machines qui ne sont pas hybrides et dont l’écran ne se détache pas pour se muer en tablette. On note à ce titre que les charnières de l’écran supportent plutôt bien cet usage tactile, leur montage est très correct, et à condition de ne pas appuyer avec un peu trop d’entrain sur la partie haute de l’écran, celui-ci ne souffre pas d’un phénomène de « rebond » trop important qui pourrait être gênant.

Une config' homogène, avec stockage hybride

A l’intérieur de la machine qui nous a été livré pour test, on retrouve une configuration assez classique, homogène et plutôt solide si on laisse de côté les performances 3D. En gros, cet Inspiron 15z (sa référence exacte est 15z-5523) est à prendre comme un PC multimédia à tout faire, sauf jouer (même si les modèles avec GPU dédié doivent forcément s’en sortir un peu mieux). Si le modèle le moins cher de la gamme se contente d’un Core i3-3217U, les autres peuvent s’appuyer sur un Core i5-3317U, processeur Intel Ivy Bridge gravé en 22 nm déjà utilisé sur bien des portables testés par nos soins. Couplé à 6 Go de DDR3, il permet à la machine d’être plutôt à l’aise dans les calculs. Pour preuve, notre ordinateur de test atteint les 4617 Kn/s sous Fritz, obtient 2,22 points sous Cinebench et met 3:21 minutes à appliquer un flou radial sur notre immense image de référence sous Photoshop CS5. Sans faire de miracles, côté performances, l’Inspiron 15z ainsi configuré se pose là où nous l’attendions. Il nous surprend toutefois sous PCMark7, remontant un très bon score global de 4377 points, semblant tirer convenablement partie de son stockage hybride pour accélérer certaines tâches et se rapprocher des machines équipées d’un SSD.

Côté stockage, justement, il y a plusieurs choses à dire. Livré avec un disque de 500 Go (5400 trs/min) associé à un cache SSD de petite taille (comme tous les autres modèles de la gamme), cet ordinateur offre un espace de stockage convenable et, surtout, propose une réactivité vérifiée en usage quotidien, surtout en lecture évidemment. Le démarrage de Windows 8 à froid se négocie en 12 secondes, la sortie de veille est également très rapide, tandis que les programmes les plus fréquemment sollicités s’ouvrent de manière véloce. Petite bizarrerie toutefois, le gestionnaire de disques Windows voit bel et bien deux disques durs physiques, sauf que contrairement à la fiche technique du constructeur qui indique la présence de 32 Go de cache SSD, le gestionnaire de disque Windows voit lui un second disque – qui est bel et bien en mémoire flash – qui ne fait que 8 Go, aux performances assez typiques pour ce genre d’usages, et auquel on peut accéder pour stocker des fichiers via l’explorateur malgré l’activation de l’hybridation.

Dell Inspiron 15z - Captures (4)
Le gestionnaire Intel RST

Il nous a donc fallu chercher pour expliquer cette configuration étrange, et c’est dans l’utilitaire RST d’Intel que nous avons trouvé nos réponses. Le cache SSD offre bien une capacité utile de 30 Go, 22 Go étant réservés à l’hybridation, et 8 Go restant disponibles pour l’utilisateur s’il souhaite y placer programmes ou fichiers auxquels il voudrait vraiment accéder à toute vitesse. Résultat, sous Crystal Disk Mark, l’ordinateur montre sa bonne aptitude à lire et écrire relativement convenablement sur des tests séquentiels (139 Mo/s en lecture, 78 Mo/s en écriture). La NAND flash montant, elle, à plus de 310 Mo/s en lecture. Ce système de stockage hybride, géré via l’Intel RST, est un plus indéniable, et même s’il ne remplace pas l’utilisation d’un véritable SSD, permet au Inspiron 15z de se conformer au cahier des charges d’Intel concernant les Ultrabooks en matière de réactivité.

Un "Ultrabook" de 15" avec lecteur optique

Car oui, nous avions omis d’en parler jusqu’ici, mais ce portable est bien un Ultrabook, malgré son look pas franchement ultrafin et sa taille assez imposante (on parle d’un ordinateur de 15,6’’, on le rappelle). Pour information, il mesure 34,7 cm de large et 24 cm de profondeur, pour une épaisseur de 21 mm. Pas vraiment un poids plume donc, même s’il est donné pour 1,87 Kg par le constructeur, ce qui est assez remarquable pour une machine de cette taille… Sauf qu’il s’agit du « poids de départ », et que notre configuration passée sur la balance pèse plutôt 2,420 Kg. Cela reste plutôt convenable, même si ça éloigne encore un peu plus cette machine de l’image que l’on pouvait se faire du concept d’Ultrabook à la base.

Dell Inspiron 15z (6)
Pas des plus fins, l'Inspiron 15z est bien doté en connectiques, avec graveur DVD, ports USB
et lecteur de cartes de l'autre côté...

En échange, l’Inspiron 15z est plutôt bien équipé, avec un graveur DVD, un lecteur de cartes mémoires, un port Gigabit Ethernet, une sortie HDMI 1.4a full-size et un combo Jack 3,5 mm, sans oublier la présence de quatre ports USB (dont deux en USB 3.0), et celle de modules WiFi n et Bluetooth 4.0. Si la Webcam 1 MP est très classique, on peut louer la qualité du clavier chiclet embarqué qui se trouve être rétroéclairé et agréable à la frappe. Idem, le touchpad est suffisamment large et précis, par contre, la course trop longue des boutons de clic qui lui sont associés et leur mollesse est un détail agaçant. Quant au tactile, il fonctionne bien, et se montre réactif, aucun souci à ce niveau-là.

Refroidissement efficace et silencieux

Restait donc à effectuer les tests de chauffe et d’autonomie. Sur ce dernier point, on se doutait que la batterie 3 cellules de 44 Wh intégrée par l’Inspiron 15z donnerait des résultats assez typiques, et pas forcément suffisants pour coller aux intentions initiales d’Intel avec les Ultrabooks, qui devaient tenir « pours une journée de travail », soit environ 7 heures. Dans notre test bureautique, avec la luminosité à 30% et le WiFi activé, le 15z de Dell a tenu 5h10. En vidéo (luminosité à 80% et WiFi Off), il s’est éteint après 3h56 de test en boucle. Et Battery-Eater a vidé ses cellules en 1h38. Rien de transcendant donc, mais des chiffres dans la moyenne des portables 15’’ de cette gamme. A savoir qu’il faut compter 1h15 environ pour recharger la batterie de 20 à 80%.

Dell Inspiron 15z (9)
Le système de refroidissement est efficace. A noter le cache facile à enlever qui donne accès à la RAM.

La bonne nouvelle se situe davantage côté refroidissement, avec un système qui fait ses preuves, et en silence. Au repos, la machine est inaudible dans notre environnement de travail, lorsqu’elle consomme 17W et que son CPU tourne à 39°C. En charge, les nuisances sonores sont très mesurées (de 34,8 à 41,4 dB), alors que la température maximale du processeur est stabilisée à 71°C. Pas de grande chauffe et pas beaucoup de bruit, nous terminons sur deux bons points pour l’Inspiron 15z.

LE VERDICT

Dell signe un "Ultrabook" ni super fin, ni super léger, mais qui s'inscrit comme un PC multimédia de 15,6" homogène et plutôt bien fini, avec une fonction tactile qui permettra - en plus - de tirer profit de toutes les applications du Windows Store. Si la chose n'est pas des plus pertinentes sur un écran non détachable, cela reste un plus lorsque l'on tourne sous Windows 8. Quant au reste, c'est de bonne facture même si relativement classique, avec un CPU qui se montre assez performant et une réactivité boostée par le cache SSD. Silencieux, l'Inspiron 15z n'en reste pas moins bien refroidi. On attendait juste un peu mieux côté autonomie.

Les plus
  • Config' homogène
  • Équipement complet
  • Tactile réactif
Les moins
  • Performances 3D
  • Peut mieux faire en autonomie

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Catégorie : Hardware, PC Portable
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