Test : Dell XPS 14
Dell XPS 14
Dell complète sa gamme d'Ultrabooks avec un modèle de 14", remplaçant le XPS 14z. Il perd le lecteur optique mais gagne un design bien plus réussi, entre autres différences notables...
Fin juin, Dell a annoncé que - dans sa gamme XPS - l’Ultrabook de 13,3’’ allait être rejoint par une nouvelle référence, le XPS 14. Récemment arrivé à la rédaction, ce portable n’a pas tardé à être disséqué par nos soins. Configurable, le XPS 14 est surtout proposé en trois modèles pré-configurés par Dell, un premier à 1099€ avec un Core i5, 4 Go de RAM et un disque dur de 500 Go épaulé par 32 Go de flash en hybride, un second à 1299€ (celui que nous avons testé) avec Core i7 et 8 Go de RAM, et un dernier à 1799€ avec un SSD de 512 Go. Tous étant équipés de processeurs Intel Core de troisième génération, gravés en 22 nm.
La configuration complète de notre unité de test comprend donc un Core i7-3517U cadencé à 1,9 GHz (3 GHz en Turbo Boost – dual-core avec HT – 4 Mo de cache – 17W de TDP), 8 Go de DDR3-1333, un HDD de 500 Go à 5400 trs/min boosté par la présence de 32 Go de NAND flash, le tout couplé par la technologie RST d’Intel, et une GeForce GT 630M de Nvidia, bénéficiant de la technologie Optimus. Pour économiser de l’énergie, la machine est donc capable de basculer à la volée du chipset graphique intégré (Intel HD 4000) au GPU dédié lorsque nécessaire. La batterie est de type 8 cellules et propose une capacité de 69 WHr pleinement chargée.
L’écran au format 14’’, affiche une définition de 1600 x 900 pixels. Traité avec un revêtement brillant de chez Corning pour des couleurs plus éclatantes et une meilleure résistance aux rayures, en contrepartie de reflets gênants. Il est surmonté d’une Webcam HD à côté de laquelle figure également un micro. Cet écran est plutôt flatteur grâce à son traitement, mais la dalle TN révèle vite ses limites dès lors que l’on se penche sur les côtés. Les angles de vision sont typiques, et donc assez courts.
Une belle machine
Au déballage, le design épuré de la coque en aluminium impressionne. Les dimensions aussi pour un Ultrabook, car le XPS 14 n’est pas si fin que cela, surtout comparé au XPS 13 dont le design affiné sur un côté ajoute à l’impression de petite taille et de légèreté. Cela reste toutefois un portable de 14’’ qui rentre dans le châssis d’un ancien 13,3’’, ce qui n’est pas rien. Les dimensions sont de 33,6 x 23,3 cm, pour une épaisseur de 20,7 mm, alors que sur la balance le XPS 14 pèse tout de même 2,1 Kg, ce qui n’est pas anodin. La barre est nettement relevée par rapport à la finition du XPS 14z (cf. le test) que cet Ultrabook remplace. Le design est plus classe, l’aluminium fait son effet, les plastiques soft-touch utilisés sous le portable et autour du clavier sont agréables et facilitent la préhension. Pas de doute, le XPS 14 est une belle machine.
Le gros de la connectique est installé sur la tranche gauche.
La charnière est rigide comme il faut, le clavier rétro-éclairé de type chiclet offre des touches arrondies assez larges plutôt agréables, le pavé tactile multitouch est suffisamment grand et il comprend bien les gestures de base (le scroll à deux doigts, le précédent/suivant à trois doigts). En termes de connectique, le Dell XPS 14 est plutôt bien doté. Sur la tranche gauche, le connecteur d’alimentation est complété par un port Ethernet, une sortie HDMI, une sortie mini DisplayPort (pour gérer deux écrans externes) et deux ports USB 3.0 (dont un avec fonction de recharge ordinateur éteint). La tranche droite est plus vide, avec simplement un combo Jack 3,5 mm, un port pour cartes SD et un port Kensington. Rien sur la tranche arrière cachée par la charnière de l’écran et où sont disposées des ouïes d’aération, tandis qu’à l’avant trône une unique diode qui s’illumine en blanc lorsque le portable est allumé, clignote (façon pulsations) lorsqu’il est en veille et passe à l’orange lorsqu’il est en charge. La puce Intel Centrino 6235 gère quant à elle le WiFi n et le Bluetooth 4.0, compatible WiDi.
Un astucieux système de trappe permet de cacher de manière très
esthétique les stickers de licence...
Concernant le stockage, c’est donc sur un système hybride que s’est porté Dell, avec 32 Go de SSD en mSATA pour accélérer un 500 Go à 5400 tours. Comme toujours avec ce genre de configuration, les résultats remontés par CrystalDiskMark ne sont à prendre qu’à titre indicatif, et ils sont pour le coup assez bons avec 92 Mo/s en lecture et 100 Mo/s en écriture séquentielles. En pratique, il faut avouer que l’hybridation permet au portable de gagner beaucoup en réactivité. Les programmes fréquemment sollicités – type navigateur Internet – se chargent plus vite, tandis que cela permet au PC d’arriver sur le bureau de Windows 7 en une vingtaine de seconde lors d’un démarrage à froid, tout en sortant de veille en quelques secondes seulement. Le gain en réactivité est sensible, même si les installations de programmes et les gros chargements d’applications peu utilisées nous rappellent que l’on est sur un disque à plateaux de 2,5’’.
GT 630M, un choix contestable
Côté performances, cet Ivy Bridge fait logiquement mieux que le i5-3317U qui équipait l’Ultrabook Acer Aspire M5 récemment passé par notre labo. Il remonte un score de 5342 Kilonoeuds/s sous Fritz et permet de dépasser les 64 points au benchmark Excel. De bons scores, surtout pour un CPU low-voltage. Dans des tests plus pratiques, aidé par ses 8 Go de RAM, il lui faut moins de 3 minutes pour appliquer un flou radial sur une immense image sous Photoshop et environ 4 minutes pour encoder un MKV 720p de 200 Mo en high-profile sous Handbrake. De ce point de vu là, c’est donc satisfaisant. En revanche, niveau performances graphiques, on regrette la GeForce GT 640M sur architecture Kepler du Aspire M5 à côté de laquelle la GT 630M fait pâle figure.
Sous Stalker Call of Prypiat, en 1366 x 768 en DirectX 10 avec les détails à fond, le jeu tourne à 28 Fps alors qu’il grimpait à 50 Fps sur la GT 640M. Idem en DirectX11 sous Crysis 2, on passe de 21 Fps en Ultra à 14 Fps. Inutile de dire qu’en résolution native ou sur un écran déporté en Full HD, c’est pire, et que pour jouer de manière fluide avec ce GPU, il faudra bien souvent revoir toutes les options à la baisse. Cela permet toutefois de faire mieux que les performances de l’IGP Intel HD 4000 intégré et, en fonction de jeux et des réglages, de gagner 50 à 100% de Fps. Petit exemple dans Lost Planet 2 en DirectX9 et réglages moyens, l’Intel HD 4000 tourne à 14 Fps, la GT 630M à 29 Fps. Voilà qui est plus confortable.
En revanche, sans doute à cause de la présence de cette carte graphique, Dell dote son XPS 14 d’un bloc d’alimentation classique délivrant jusqu’à 90W, plus volumineux que celui du XPS 13. Dommage. Toutefois, l’autonomie de ce portable est assez bonne, sans atteindre les records des Ultrabooks les plus autonomes, comme le Folio 13 de HP. Battery Eater a mis 2h35 à vider sa batterie, ce qui était de très bon augure, mais en utilisation pratique, notre test d’autonomie vidéo (luminosité à 80%, WiFi éteint) se termine après 4h23 et notre test bureautique après 6h36. Le M5 d’Acer récemment testé faisait mieux. Et il se chargeait également plus rapidement, car ici, la charge de 20 à 80% se fait en 1h44. Ce qui est quand même assez long. Enfin, malgré le fait que nous ne disposions pas de protocole pour l’autonomie en jeu, il est raisonnable de penser selon notre expérience qu’il est possible de tenir environ 2h sur batterie en sollicitant la GeForce, avec la luminosité à 80%. Dans tous les cas, le XPS 14 est bien plus endurant que son prédécesseur, le 14z.

Au niveau de la dissipation thermique et des nuisances sonores, la première impression laissée par ce Dell XPS 14 est trompeuse. En effet, excepté quelques très légers gratouillis de la part du disque dur, on ne l’entend pas. Ça change beaucoup du XPS 14z qui soufflait de manière audible en permanence. Là, il faut vraiment coller l’oreille au portable pour entendre ronronner très doucement la petite turbine. Et en usage courant (surf, vidéo, bureautique), le ventilateur ne se réveille jamais. En revanche, quand il se réveille, il se fait entendre. Dans une pièce à 34,2 dB de bruit ambiant, on monte à 42,8 dB en sollicitant CPU et GPU à bloc. Bon, jusque-là, ça reste plutôt très bien, mais les relevés de température sont en adéquation avec ce silence de fonctionnement. Au repos, le CPU du XPS 14 est 8° plus chaud (51°) que ne l’était celui du 14z, et son GPU 4° plus chaud (48°). En charge, le système de refroidissement laisse entrevoir ses limites avec 83° au CPU et surtout 95° au GPU. Dell avait entendu nos remarques sur le 14z dont on disait qu’il aurait pu moins souffler quitte à accepter d’être un peu plus chaud, mais là la balance est inversée de manière trop sensible et le système de refroidissement paraît même un poil sous-dimensionné pour la partie GPU.
Le grand Ultrabook à s’offrir ?
Au final, Dell livre avec son XPS 14 une machine très homogène. Le prix demandé étant justifié selon le constructeur par la qualité de finition, la définition de l’écran embarqué et la présence d’une carte graphique dédiée. Pourtant, même si nous trouvons qu’il s’agit effectivement d’un bon portable, à la finition exemplaire, plutôt performant et au système de refroidissement silencieux (à défaut d’être parfaitement efficace), impossible de ne pas remonter quelques griefs.
S’il nous semble un peu cher, laissons le prix de côté pour dire qu’on le trouve également un poil trop lourd. Le 14z faisait quand même un peu plus de 100 grammes de moins. Et il aurait été préférable d’en profiter pour faire évoluer le poids à la baisse, plutôt qu’à la hausse. Aussi, pour le prix (on y revient), on aurait aimé se voir proposer un SSD, qui aurait permis à cet Ultrabook de gagner en réactivité et en vitesse, quitte à perdre un peu d’espace de stockage. Le choix d’une dalle TN brillante est aussi contestable. Des défauts qui seront plus ou moins importants selon les attentes de chacun, mais qui ne permettront pas au XPS 14 de faire l’unanimité.












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