Test : Lenovo Yoga 13

Lenovo s'essaye à l'Ultrabook tactile convertible en tablette avec un concept intéressant d'écran monté sur des charnières qui autorisent le pliage complet de la dalle. Ce format intéressant nous a-t-il convaincu ?

Dans la famille des Ultrabooks tactiles sous Windows 8, nous avons essayé l’ultra-fin (Acer Aspire S7), l’écran coulissant (Sony VAIO Duo 11), l’écran détachable (HP Envy X2), mais nous n’avions pas encore essayé l’écran qui se retourne complètement pour passer en mode tablette. C’est pourtant la solution retenue par Lenovo pour sa gamme IdeaPad Yoga, dont nous avons pu nous procurer la version 13’’, équipée d’une configuration haut-de-gamme (Intel Core i7-3517U @ 1,9 GHz, 8 Go de DDR3, SSD Samsung de 240 Go). 

Lenovo Yoga 13 (12)

A ce titre, aucun souci, forcément. Nos divers tests de performances ont montré tout le potentiel de ce hardware, qui sert un portable puissant et homogène, dont les seules lacunes se situeront côté jeu vidéo et applications 3D lourdes, car il faudra alors composer avec l’IGP Intel HD 4000, plutôt à l’aise sur des moteurs 3D un peu vieillissants, et bien moins en vue sur les dernières superproductions. Côté multimédia et lecture de flux vidéo HD, en revanche, aucun problème à signaler. Les légers moins biens constatés par rapport à des configurations à peu près identiques s’expliquent sans doute par l’installation de la RAM sur un seul canal.

Test Lenovo Yoga 13 - Resultats Benchmarks

Ce très rapide point fait sur la technique, attardons-nous davantage sur ce qui fait la différence du Yoga 13 par rapport aux autres Ultrabooks tactiles. Déjà, et avant de s’attarder sur ses charnières innovantes, signalons que le portable qui est relativement fin (17 mm) est vraiment très bien fini. Tous les plastiques utilisés sont traités pour offrir un toucher doux, limite légèrement matelassé, qui en plus d’être très agréables à manipuler, favorisent la prise en main de l’ordinateur. C’est le cas à l’extérieur, dessus comme dessous, mais également à l’intérieur, autour du clavier (chiclet et confortable, mais non rétro-éclairé) où un traitement de type « cuir » est appliqué au plastique. Une réussite, indéniablement, qui fait monter d’un cran la note de finition et l’impression de qualité dégagée par le produit. De la même manière, le traitement façon « verre » du pavé tactile confirme le positionnement haut-de-gamme de cet hybride.

Finitions et ergonomie convaincantes

L’ergonomie du Yoga 13 est globalement excellente, et son écran pliable est tout sauf gadget. Certes, le concept oblige à se coltiner un objet d’1,5 Kg même en usage tablette, mais l’on profite en échange d’une machine puissante, dont l’autonomie est plutôt bien gérée (cf. passage dédié). Et surtout, le Yoga se plie ainsi à la plupart des situations, que l’on veuille visionner les photos de famille, jouer, travailler, lire… Tout a d’ailleurs été bien pensé par Lenovo. Par exemple, la rotation de l’écran est parfaitement prise en charge, et le clavier se désactive automatiquement lorsque le Yoga est totalement replié, pour éviter les fausses manipulations. Franchement, il est très agréable de manipuler une machine hybride aussi homogène et offrant autant de possibilités. Cependant, cela pose quelques questions quant à la résistance du clavier ou des charnières sur le long terme. Gardons donc quelques réserves, mais sur notre essai de 15 jours, aucun de ces éléments n’aura montré le moindre signe de faiblesse, ce qui est rassurant.

Lenovo Yoga 13 (16)
Une belle tablette de 13,3" sous Windows 8... mais qui pèse 1,5 Kg

Du côté de la connectique, l’IdeaPad Yoga 13 fait l’essentiel, et ne s’encombre – malheureusement – pas du superflus. Sur la tranche gauche, une sortie HDMI full-size, un USB 3.0, un Jack 3,5 mm, et des touches de réglage du volume. A droite, le chargeur, un USB 2.0, un lecteur de cartes SD et un bouton « Mute ». C’est tout, car la tranche arrière est dédiée à la ventilation (logique vu le concept du portable pliable dans tous les sens). Un peu juste pour une machine de cette taille (33,3 x 22,5 x 1,7 cm pour 1,54 Kg), qui aurait pu être plus généreuse, notamment en matière de ports USB, même si dans la pratique on s’en accommode assez bien. Il ne faut pas oublier la présence d’un module WiFi n et Bluetooth 4.0. A ce titre, signalons que les haut-parleurs sont très mauvais (aussi bien en termes de puissance que de qualité de restitution), et que la Webcam 720p produit une image très granuleuse dès que la lumière fait défaut.

Lenovo Yoga 13 (17) Lenovo Yoga 13 (15)
Consulter la galerie complète (19 photos)

Son écran, au format 13,3’’, affiche une bonne définition de 1600 x 900 pixels. On a récemment eu affaire à des dalles de cette taille en Full HD, très plaisantes à utiliser pour travailler, mais celle-ci affiche une résolution suffisante, idéale pour ne pas s’abimer les yeux mais avoir droit à une finesse d’affichage appréciable par rapport à ce bon vieux 1366 x 768 pixels que l’on finit par honnir. Son bilan colorimétrique n’est pas génial (Delta E de 6,1 à 5200K) mais pas catastrophique non plus, alors que la technologie IPS retenue offre des angles de vision ouverts, mais que le traitement brillant met en valeur le moindre reflet. La luminosité maximale relevée de 212 cd/m² est un peu faible, mais le point noir à 0,28 cd/m² relativise le bilan au niveau du contraste (756:1). Les heureux possesseurs d’une sonde seront en revanche ravis d’apprendre que l’écran se calibre parfaitement.

Autonomie intéressante, soufflerie regrettable

Si vous lisez ce texte avec attention, vous avez sans doute déjà noté quelques points négatifs, mais rien de vraiment rédhibitoire. Du côté du positif, ajoutons pour équilibrer la batterie embarquée, qui sur quatre cellules propose une capacité totale de 54 Wh. C’est un peu plus que les Ultrabooks les mieux dotés en la matière, ce qui se confirme dans les tests d’autonomie. 6h44 en bureautique, 5h14 en lecture vidéo et 2h33 sous BatteryEater, le Yoga 13 tient le coup de belle manière. Et surtout, sa batterie se charge plus vite que la moyenne, permettant de repasser de 20 à 80% de charge en seulement 48 minutes. Ce qui n’est pas anodin.

Malheureusement, il nous faudra conclure sur un autre « petit » point noir : les nuisances sonores. Si le refroidissement assuré par la ventilation du Yoga 13 est efficace (le CPU est stable à 35° au repos et à 66° en charge, ce qui est très bon), le portable souffre en conséquence d’une turbine qui ne s’arrête jamais de tourner. L’avantage, c’est que ce souffle est assez sourd. Pourtant, on aurait aimé que le Yoga 13 se montre plus silencieux lorsque ses composants ne sont pas pleinement sollicités. Car en charge, la montée dans les tours, plus compréhensible, sera déjà largement mieux tolérée. D’ailleurs, elle n’est pas exagérée et l’on a vu pire du côté des Ultrabooks. Ce qui reste une mince consolation à ce niveau.

LE VERDICT

Soufflant le chaud et le froid à longueur de test, le Yoga 13 de Lenovo reste au final une machine que l’on apprécie beaucoup, mais qui souffre de trop de petites fautes de parcours pour que l’on puisse vraiment lui pardonner. Il s’agit clairement de l’un des Ultrabooks tactiles sous Windows 8 qui nous a laissé la meilleure impression, et ce en dépit d’un ventilateur légèrement audible en permanence, d’un écran brillant sujet aux reflets ou de haut-parleurs très mauvais. Car côté ergonomie, tout est bien pensé, tandis que l’autonomie est confortable, et que la puissance générale de la machine (ici en version haut-de-gamme) permet de voir venir. Une très belle réalisation de Lenovo, un peu gâchée par des détails qui, mis bout à bout, lui font obligatoirement perdre une étoile.

Les plus
  • Qualité de finition
  • Configuration puissante et homogène
  • Bonne autonomie
Les moins
  • Ventilateur toujours audible
  • Équipement en deçà (HP, Webcam)
  • Seulement deux ports USB
  • Clavier non rétro-éclairé

COMMENTAIRES
Lire le commentaire

Les commentaires sur ce document sont clos.

Publié le Par
Catégorie : Hardware, PC Portable
1 commentaire
EN SAVOIR PLUS
GALERIE D'IMAGES
POUR NOUS SUIVRE...
newsletter

ACTUALITÉS
Macworld
PCWorld