Test : Samsung Série 7 Chronos

Ordinateur à l'équipement et à la finition haut-de-gamme, le Série 7 Chronos de Samsung est-il le bon choix à faire pour qui cherche un portable puissant et polyvalent ?

Depuis son annonce, le Série 7 Chronos de Samsung n’a cessé de recueillir des superlatifs. Présenté comme un MacBook-Killer vu ses caractéristiques techniques, le soin apporté à son look et son prix de vente plutôt attractif, nous avions hâte de le soumettre à notre batterie de tests pour vous dire ce que nous en pensons. Commercialisé sous la référence 700Z5A, celui-ci est arrivé à la rédaction il y a une petite semaine et ne nous a pas quittés depuis. Nous pouvons donc aujourd’hui vous certifier qu’il s’agit bien d’un très bon portable, performant, agréable à utiliser, bien fini et bien équipé. Certes, tout n’est pas encore parfait et nous allons le voir, mais il faut reconnaître qu’il s’impose sans mal parmi les modèles à conseiller dans une diagonale de 15,6 pouces.

Bords fins et dalle mate

Déjà car grâce à l’intégration de sa dalle dans un châssis à bords fins, le Série 7 Chronos conserve des mensurations acceptables (36,2 x 23,8 x 2,4 cm) pour un poids qui reste contenu à 2,3 Kg. Son écran fin (rétro-éclairage LED) a l’avantage d’être mat traité anti-reflets et d’offrir une définition de 1600 x 900 pixels. Deux bons points qui ne suffisent toutefois pas à cet écran pour nous emballer pleinement. En effet, la dalle est de type TN et propose des angles de vision serrés. A peine notre regard sort-il de l’axe de celui-ci que les couleurs s’estompent, ce qui est bien dommage. En revanche, l’écran (surmonté d’une webcam de 1,3 MP) garde sa rigidité grâce à la plaque en alu brossé qui sert de capot à l’ordinateur, et les charnières laissent une impression de solidité.

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Au niveau de cette charnière, les haut-parleurs intégrés de 2 x 1,5W épaulés par un système de traitement du son dit SoundAlive, capable de simuler un rendu sonore en 3D relief. Inutile de vous dire que si les pré-sélections d’égaliseur typiques font bonne impression et se révèlent efficaces (film, musique, etc.), le mode 3D offre un rendu très passable. Globalement, les performances audio du portable sont décevantes, avec un manque de basses évident et une saturation qui arrive assez rapidement lorsque l’on monte le volume. 

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Sur la base, en revanche, pas de déception. Le clavier intégré utilise toute la largeur du portable pour être le plus complet possible, avec pavé numérique. De type chiclet, ce clavier est de très bonne facture. La course des touches est assez courte mais le toucher est souple, avec un rebond intéressant lorsque l’on se met à s’en servir en mode machine à écrire. Chaque touche bénéficie d’un rétro-éclairage à intensité variable diffusé par les bords blanc-transparent, alors que leur revêtement noir est constitué d’un plastique doux. Des petites diodes d’activité bleues ont été intégrées aux touches MAJ, Mute, WiFi et Fn Lock, histoire de savoir en un clin d’œil si elles sont actives ou non.

Bien pensé, bien équipé

Pour parfaire l’ergonomie de ce portable, le pavé tactile intégré à la partie plastique du châssis est très large, offrant une surface de travail très vaste. Le clic est intégré sur toute la surface, ce qui permet donc de pointer en cliquer avec un seul doigt. Bien sûr, les gestures simples sont parfaitement reconnues. On défile très naturellement les pages à deux doigts et on fait « prev » et « next » en glissant trois doigts vers la gauche ou la droite. Rien d’incroyable à ce niveau-là, mais la taille du pavé, sa surface bien glissante et la bonne compréhension des gestures par le système suffisent à offrir une expérience de pointage tout à fait à la hauteur.

En ce qui concerne la connectique qui prend place sur les tranches, rien à l’arrière, un simple port pour cartes mémoire 4 en 1 à l’avant (SD et MMC), un port USB 2.0 et le combo graveur DVD en slot-in à droite, tout le reste se trouvant à gauche avec deux ports USB 3.0, un port RJ45, un port HDMI, une sortie VGA (avec adaptateur propriétaire, et non un DisplayPort comme on peut lire parfois), un combo micro/casque sur Jack 3,5 mm, le port d’alimentation et un port Kensington. Le stockage est confié à un disque offrant deux partitions au démarrage (270 et 403 Go), épaulé par 8 Go à la technologie Express Cache qui permet un accès plus rapide aux fichiers les plus sollicités.

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Nos tests ont montré qu’il était plutôt rapide, et pour cause, il s’agit d’un modèle tournant à 7200 trs/mn. Sous Cystal Disk Mark sur la partition principale, les débits séquentiels mesurés sont de 114 Mo/s en lecture et 109 Mo/s en écriture. Quant à l’Express Cache de 8 Go, ce petit SSD soudé à la carte-mère permet, en pratique, d’accélérer le chargement des applications les plus utilisées et d’améliorer la réactivité du système. Le résultat n’est pas identique à ce que l’on obtient avec un SSD, mais la machine en ressort bien plus agréable à utiliser qu’une configuration identique sans Express Cache.  Petit test, après avoir remis à zéro l’Express Cache, le premier démarrage à froid de l’ordinateur met 39 secondes avant d’afficher le bureau de Windows 7. Le second démarrage dans les mêmes conditions ne prend que 21 secondes. Oui, la technologie Express Cache d’Intel fonctionne donc bien lorsqu’il s’agit d’accélérer les choses pour les tâches les plus courantes.

L'Express Cache pour faire oublier le manque d'un vrai SSD

Quant au reste des caractéristiques techniques, citons sur notre modèle de test un processeur quad-core Core i7-2675QM cadencé à 2,2 GHz (3,1 GHz en Turbo – 6 Mo de cache), 8 Go de DDR3-1333 et une carte graphique dédiée AMD Radeon HD 6750M disposant d’1 Go de RAM, venant en renfort du circuit intégré Intel HD 3000 pour les applications gourmandes, telles que les jeux vidéo. Sans oublier WiFi n et Bluetooth 3.0. Enfin, la batterie dispose de 8 cellules et propose une capacité totale de 80 Wh. En ce qui concerne celle-ci, on doit avouer que l'autonomie est honorable pour le Série 7 Chronos vu son niveau d’équipement. S’il se vide intégralement de tout son jus en seulement 1h07 sous BatteryEater (en sollicitant la carte graphique), il a tenu 6h37 en usage bureautique (30% de luminosité, WiFi on) et 4h45 en lecture vidéo (720p sous VLC, 80% de luminosité, WiFi off). La charge de 20 à 80% se fait relativement rapidement, en 73 minutes.

Test Samsung Serie 7 Chronos - Benchmarks

En dehors des classiques benchmarks dont les résultats sont disponibles dans le tableau ci-dessus, les tests pratiques ont montré que ce Série 7 Chronos bien configuré est très performant, qu’il s’agisse de ré-encoder des vidéos sous Pazera, d’effectuer des opérations complexes sous Photoshop ou de compresser une archive sous WinRAR. Les résultats obtenus dans ces trois tests n’étant pas les meilleurs que nous ayons vu, mais étant dans les plus élevés et surtout très homogènes. Nous avons également cherché à voir quelles sont les gains offerts en jeu par la carte graphique dédiée par rapport à l’iGPU Intel HD 3000. Si ces tests nous avaient déçu avec la GeForce GT 520M du Dell XPS 14z qui apportait un gain limité en performances 3D, la donne est bien différente ici, ce que l’on a pu constater dans notre benchmark de Stalker : Call of Pripyat. L’intégration d’une carte dédiée se justifie donc ici pleinement vu le saut fait en avant en matière de FPS. En revanche, l’association des deux circuits graphiques est moins bien gérée dans les pilotes AMD Catalyst que dans les pilotes Nvidia. Si bien qu’il nous a parfois fallu batailler pour lancer certains tests sur la carte graphique au lieu de l’iGPU, ou l’inverse.

Test Samsung Serie 7 Chronos - GPU

En matière de refroidissement, à l’ouverture du châssis, nous avons été un peu surpris de la manière dont les choses sont organisées, avant de comprendre que l’essentiel de la chaleur produite par le portable en fonctionnement est évacuée par les ouïes d’aération situées au niveau de la charnière. Un système de refroidissement qui est efficace, même si l’on a vu des portables mieux refroidis et moins ventilés. Car le ventilateur du Série 7 Chronos tourne en permanence à bas régime (même en idle en mode silencieux), produisant un souffle légèrement audible à portée de clavier dans un environnement calme.

En idle, alors que le portable consomme 17W (luminosité 100%) la température du CPU se stabilise à 46°, ce qui est dans la norme, même si certains portables y parviennent dans un parfait silence. En burn, la consommation monte à 71W et la ventilation se fait très vite beaucoup plus entendre. Heureusement, le souffle est assez sourd et l’on évite la montée en gamme façon décollage. Un châssis entièrement en aluminium aurait sans doute amélioré la dissipation thermique, même s’il faut reconnaître que malgré nos craintes initiales, les tests d’utilisation extrême ont montré que le système de refroidissement de Série 7 Chronos lui permet de contenir la chaleur dégagée par son puissant processeur mobile ou sa carte graphique dédiée.

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Glissons également quelques mots concernant la suite de logiciels Samsung pré-installés qui, pour une fois, sont suffisamment bien présentés et compréhensibles pour offrir un véritable intérêt en termes d’accessibilité. Des petits softs qui ne sont pas intrusifs comme c’est parfois le cas, mais qui permettent, à l’image de Easy Settings, de régler via un menu unique les différents paramètres principaux du portable (de l’affichage aux règles d’économie d’énergie en passant par l’Express Cache). Easy Software est déjà plus dispensable, reprenant simplement le panneau de gestion des programmes Windows dans une présentation classant les logiciels par catégorie. Quant à Kies, il permet de gérer ses contenus multimédia à la iTunes. Enfin, il est possible d'utiliser un petit dock paramétrable mais optionnel (et franchement inutile comme toujours, sous Windows, on peut épingler ses programmes favoris non mais...).

Un bon choix

Au final, ce Série 7 Chronos répond aux attentes que nous avions placées en lui. Il s’agit bien d’un très bon portable de 15,6 pouces, aux dimensions et au poids contenus, à l’ergonomie travaillée, à la connectique complète et aux performances de très bon niveau. Il a souvent été présenté comme un MacBook Killer et il faut reconnaître que si les portables Apple on l’avantage d’être assemblés dans un châssis unibody, ils coûtent environ 500€ de plus à configuration égale ! Puisque l’on trouve ce 700Z5A pour un peu moins de 1200€. On regrette simplement un système de refroidissement qui fait perpétuellement appel à la ventilation et des angles de visions réduits pour l’écran. Pour le reste, en termes de design et de finition, c’est du tout bon, comme en matière d’équipement et de performances.

LE VERDICT

Dans sa Série 7, le Samsung Chronos est un bien bel ordinateur portable. Il offre une station de travail agréable à manipuler, et des performances au niveau. Dommage que son écran ne suive pas et que son système de refroidissement soit un peu trop sonore. Ce qui n'enlève rien à toutes ses autres qualités.

Les plus
  • Dimensions et poids contenus
  • Châssis rigide et finitions
  • Performances générales
  • Express Cache pertinent
  • Équipement et dalle mate...
Les moins
  • ... mais angles de vision serrés
  • Ventilation audible
  • Rendu sonore

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Publié le Modifié Par
Catégorie : Hardware, PC Portable
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