Test : Razer Ouroboros

Sur l'encyclopédie Wikipédia, l'Ouroboros est défini comme un symbole représentant le cycle éternel de la nature dans la mythologie grecque. A partir d'aujourd'hui, on pourra ajouter à cette assertion : "Souris gaming produite par Razer, et synonyme d'excellence dans le monde du high tech".

Désolé… Oui, vraiment, nous sommes désolés… On a bien cherché un autre élément de comparaison moins polémique pour démarrer cette critique de la souris Razer Ouroboros, mais franchement, on n’en a pas trouvé. Alors allons-y gaiement : vous vous souvenez sans doute de ce casque sans fil, l’Astro Gaming A50, que nous avions lourdement sanctionné, dans la mesure où il prétendait se positionner comme un produit d’exception à un prix d’exception, sans pour autant démontrer les qualités que l’on était en droit d’attendre de lui. Eh bien, la souris que nous propose Razer aujourd’hui, lorsqu’elle est arrivée sur notre bureau, nous a furieusement rappelés cet article controversé. Pourquoi ? Parce qu’à l’instar d’Astro Gaming, Razer nous propose ici rien de moins que l'une des souris les plus chères du marché, avec un prix de 130 euros, affiché fièrement sur la boutique en ligne du constructeur. Angoisse… Allions nous de nouveau aller de déception en déception en ouvrant cette mallette toute de noire vêtue ? Cette souris allait-elle finalement nous faire regretter notre intransigeance passé, et nous convaincre que rien en ce monde n’est jamais parfait et qu’il faut l’accepter ? Eh bien pas du tout… Avec l’Ouroboros, et contrairement à Astro Gaming, Razer nous a offert exactement ce que l’on attendait de lui pour cette tarification : un produit au design et aux fonctionnalités de tout premier ordre.

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Le packaging de la version commerciale ne sera malheureusement pas aussi "classieux"

Commençons par examiner la bête, et vous allez le voir : déjà de l’extérieur, l’Ouroboros ne fait pas dans la demi-mesure. A la fois avenante et aérodynamique dans sa forme, elle se montrera plutôt sobre sur les éclairages, ne laissant apparaître ses lueurs vertes qu’au niveau des boutons latéraux, de la molette et de l’indicateur du niveau de charge (oui, il s’agit d’une souris sans fil, mais nous allons y revenir). Rapidement, on s’aperçoit que le périphérique est utilisable aussi bien par un droitier que par un gaucher. Outre son aspect de base symétrique, l’Ouroboros est en effet livrée avec différentes façades latérales que l’on pourra positionner selon ses goûts, de chaque côté du produit. Il sera ainsi possible de lui ajouter un reposoir pour le pouce, ou d’en mettre un de chaque côté, ou encore de la configurer avec deux surfaces planes. Ces façades amovibles feront également office de boutons, ce qui portera à trois leur nombre sur chaque côté du périphérique. Evidemment, seul un côté de la souris est utilisable avec le pouce. De fait, pour éviter une manipulation malheureuse, Razer a pensé à intégrer deux interrupteurs sous la souris, de manière à ce que chaque set de commandes soit activable ou désactivable.

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L'ouroboros manquera un peu de boutons pour ceux qui sont habitués à la gamme Naga

Autre chose : comme nous l’avons brièvement souligné plus haut, l’Ouroboros est une souris sans fil. Toutefois, elle dispose d’une connectique Mini USB sur le devant, qui pourra la transformer en souris filaire classique, au cas où la batterie viendrait à faire défaut, ou s’il vous venait l’envie de la délester du poids de cette dernière, afin de gagner en maniabilité (comme toutes les souris sans fil, l’Ouroboros est plus lourde que la moyenne, mais reste très agréable à manipuler). Enfin, dernière fonction : l’arrière de la bête est également amovible, car posé sur une glissière qui permet un ajustement de la longueur. La hauteur est quant à elle réglable grâce à une visse de précision. Franchement, vous en connaissez beaucoup, des souris qui proposent autant de fonctionnalités à la fois ? Nous, non ! Et cette profusion n’a par ailleurs d’égal que le plaisir que l’on a d’en tirer parti.

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Droitier ou gaucher, petite ou grosse main, l'Ouroboros s'adptera à tous les utilisateurs. Sans fil, sa batterie
intégrée se recharge lorsqu'elle est posée sur l'astucieux socle de rangement...

En effet, l’Ouroboros, comme toutes les souris Razer que nous avons été amenés à tester jusqu’à présent, offre un confort d’utilisation sans faille. Sa forme adaptable fait qu’elle tombera toujours parfaitement dans votre main quel que soit votre morphologie. Le clic est à la fois précis, fin, et léger. De même que la glisse est irréprochable quel que soit la surface : tapis rigide, tissus, ou table en chêne massif. Devant la molette, on trouvera d’ailleurs deux boutons permettant par défaut de monter ou de descendre à la volée la sensibilité du capteur. Enfin, nous devrions plutôt dire DES capteurs. Car l’Ouroboros en possède deux, un optique et un laser, qui travailleront de concert pour assurer une reconnaissance de surface optimale, et qui affichent chacun une sensibilité maximale supportée de 8200 DPI.

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Comme d'habitude, le système Synapse proposera une sauvegarde déportée de vos profils

Vous pensez qu’on en a fait le tour ? Détrompez-vous. Il nous reste à aborder la partie logicielle, qui va se montrer tout aussi pratique et fournie que le reste. Comme d’habitude, Razer nous gratifie de son système Synapse, qui offre une gestion unifiée de presque tous les périphériques de la marque (nous avons constaté dernièrement que notre clavier Lycosa édition 2012 n’était pas pris en charge), ainsi que pléthore de fonctionnalités. Certaines se montreront utiles, comme le réglage des niveaux de sensibilité accessibles à la volée, la création des macros, ou la gestion de l’alimention ou des profils d’utilisation. D’autres seront en revanche plus anecdotiques, comme le calibrage de la surface utilisée, dont nous avons eu du mal à mesurer la portée vu que la souris n’a jamais vraiment pu être mise en défaut, surface calibrée ou pas. Enfin… Presque jamais. Et ce sera là le seul point noir que nous avons pu relever : lors du passage d’un niveau de DPI à un autre, la souris décroche pendant un très court laps de temps. Le problème est plus sensible lorsque la souris est en mode sans fil, que lorsqu’elle est connectée en direct, et s’explique sans doute par des drivers encore un peu jeunes. En effet, le problème disparaît lorsque l’on utilise les drivers Windows standard, la souris répondant alors en fonction du dernier profil chargée dans sa mémoire sans la moindre latence lors du changement de sensibilité.

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Maintenant, précisons un point important pour conclure. Indéniablement, l’Ouroboros nous a séduits : il s’agit d’une souris bien construite, agréable à prendre en main, et très polyvalente… mais elle reste chère ! Notamment, si vous pratiquez régulièrement un MOBA ou un MMORPG, vous trouverez bien moins onéreux, et bien plus efficace, dans la gamme Naga (pour rester chez le même constructeur). Par contre, si vous êtes plutôt touche à tout, et que le prix ne vous effraie pas, dites-vous que l’Ouroboros ne vous fera pas regretter votre investissement. Il s’agit d’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, souris, que nous avons eu le plaisir d’essayer ces derniers mois.

LE VERDICT

Oui, l'Ouroboros est chère, prêt de 130€ prix constructeur. Seulement voilà : force est de reconnaître qu'elle saura offrir à son utilisateur un niveau de confort et de fonctionnalités en rapport avec son prix. Personnalisable, confortable, performante, polyvalente, jolie... Le nouveau périphérique de Razer sait tout faire, et satisfera notamment les gauchers, qui jouent généralement les laissés pour compte sur ce type de produits. Seuls les amateurs de MMORPG pourront lui préférer des modèles plus adaptés à leurs besoins spécifiques.

Les plus
  • Ambidextre
  • Joli design
  • Confortable
  • Entièrement personnalisable
  • Performante
Les moins
  • Pas donnée
  • Légers décrochages lors des changements de sensibilité à la volée

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