Test : CM Storm Quickfire Pro

Retirer quelques options à un très bon produit pour en faire un bon produit moins cher, en voilà une bonne idée. Sauf que pour le coup, ça ne prend pas...

Au printemps, nous testions le clavier mécanique CM Storm Trigger. Robuste et bien fini, il s’en tirait avec les honneurs et une très bonne note de 4,5 étoiles. La filiale gaming de Cooler Master ayant toutefois décidé d’écouter les critiques assez nombreuses quant à son prix de vente élevé, c’est avec plaisir que nous annoncions quelques semaines plus tard l’arrivée du CM Storm Quickfire Pro. Un clavier mécanique qui reprend les grandes lignes du design du Trigger, mais fait l’impasse sur certaines options afin d’être plus accessible. Malheureusement, nous allons le voir, ces options n’étaient pas que des fioritures.

Et la lumière fut ?

Car en effet, le Quickfire Pro perd la plupart des points qui faisaient mouche avec le Trigger. Vous voulez la liste ? Le repose-poignet ergonomique a disparu de la boîte, le hub USB est aux abonnés absents, les 5 touches de macros se sont envolées… Et le rétro-éclairage n’est plus que partiel ! Pourtant, les touches sont les mêmes, en plastique mat de qualité et gravées au laser. Problème, le rendu des caractères transparents, sans rétro-éclairage, n’est pas franchement agréable, et laisse l’impression amère qu’il y a bien un moyen de les allumer. Mais non. Après avoir bidouillé les différentes options de rétro-éclairage, il faut se faire à l’évidence et retirer une touche pour avoir la confirmation qu’il n’y a des LEDs rouges que derrière une vingtaine d'entre-elles.

CM Storm Quickfire Pro (9)           CM Storm Quickfire Pro (12)
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Les options de rétro-éclairage sont d’ailleurs assez pauvres. En mode « complet », la partie gauche du clavier s’éclaire (ZQSD + AERFWXC + 12345 + F1 F2 F3 F4 + flèches de direction + Esc + barre d'espace et le logo CM Storm). En mode partiel, seules les touches ZQSD et les flèches directionnelles (avec le logo) passent au rouge. Enfin, deux autres touches bénéficient d’une LED, le lock des touches Fn et celle permettant de bloquer les touches Windows (qui affichent un petit logo CM Storm) pour éviter les retours bureau en pleine partie.

Cette mise au point faite sur les options absentes, qui sont autant de points négatifs, signalons que la construction du clavier qui pèse 1,3 Kg inspire la solidité. Nous n’irons pas faire les tests réalisés par la marque avec le Trigger et ses certifications militaires qui lui permettent de résister au passage d’un Monster Truck (!), mais le look robuste est de nouveau de la partie. Si cela rassurera les joueurs les plus bourrins, cela a surtout le défaut de donner de l’épaisseur au Quickfire Pro. Pas forcément plus que le Trigger, mais celui-ci étant livré sans repose-poignet, il impose une casse très marquée du poignet, si bien que l’on ne peut réellement poser le poignet sur le bureau pour frapper confortablement. Il faut donc relever en permanence les avants-bras, ce qui est fatiguant à la longue.

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Le positionnement du sticker "à ne pas enlever" sous peine de perdre sa garantie est loin d'être judicieux... Légèrement visible sur la tranche arrière lorsque le clavier est posé à plat. Oups !

Comme s’il fallait en rajouter une couche, l’exemplaire qui nous a été gentiment fourni par le fabricant pour ce test se montre problématique au niveau de sa connectique USB. Le connecteur mini-USB que l’on trouve sous le clavier (au centre d’un réseau passe câble) a quelques défauts, si bien qu’il a fallu batailler pour trouver la bonne position en enfichant fortement le connecteur plaqué or afin que Windows, à l’autre bout du câble USB tressé de 1,8 mètre, puisse le reconnaître. Espérons qu’il s’agisse, comme nous en a informé Cooler Master, d’un défaut uniquement présent sur notre exemplaire de test.

Plombé par son prix

Tout ceci étant dit, il faut tout de même glisser un mot sur les choses qui fonctionnent et sont satisfaisantes sur le Quickfire Pro. Les switchs Cherry MX Red sont – comme à leur habitude – un choix consensuel qui plaira au plus grand nombre et s’adaptera à la pratique d’un maximum de jeux, sans oublier d’offrir une souplesse bienvenue à la frappe pour qui est assez précis.

Leur bruit typique n’est pas vraiment camouflé par la conception de ce clavier qui reste donc globalement assez bruyant, switchs mécaniques obligent. Ces mécanismes sont garantis pour 50 millions d’activations, et il sera possible de trouver (selon les territoires) des Quickfire Pro également dotés de Cherry MX Blue, Black ou Brown. Le Quickfire Pro est également doté d’une fonction NKRO sur deux modes (6 touches ou intégrale) qui empêche toute combinaison fantôme, testé et approuvé sous Windows.

Mais là où le bât blesse, c’est au niveau du prix. Ce Quickfire Pro se trouve pour environ 99€. C’est certes un peu moins cher que le Trigger qui se trouve actuellement aux alentours de 119€, mais on l’a vu, le niveau de prestation n’est pas le même. Et à 100€, voire un peu moins, on trouve des claviers mécaniques plus complets et tout aussi bien finis. Est-il nécessaire d’en dire davantage ? Pour nous, en dépit de certains qualités, le CM Storm Quickfire Pro n’est pas un choix recommandable. Pas à ce prix en tout cas.

LE VERDICT

Avec le Quickfire Pro, CM Storm enchaîne les petites boulettes qui, au final, empêchent ce clavier de rivaliser avec des solutions mécaniques qui, sur la même gamme de prix, proposent plus d'options et des finitions tout aussi bonnes, voire meilleures.

Les plus
  • Cherry MX Red
  • Plastiques mats
  • Fabrication solide
Les moins
  • Casse du poignet trop marquée
  • Rétro-éclairage partiel mal pensé
  • Prix pas vraiment compétitif

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