Test : QPAD MK-85

Le constructeur suédois QPAD propose avec le MK-85 un clavier mécanique équipé de switchs Cherry MX rouges pour joueurs exigeants et dont l'anti-ghosting total est particulièrement adapté à la pratique intensive des FPS et RTS.

Le QPAD MK-85 est un clavier mécanique équipé en intégralité de switchs Cherry MX rouge et dont les touches sont rétro-éclairées. Vous le reconnaitrez sans doute si vous avez lu notre test du MK-80, c'est son frère jumeau à quelques petites nuances près tout de même. Ce périphérique de saisie haut-de-gamme intègre un hub offrant deux ports USB 2.0 et des prises casque et micro directement sur la tranche au-dessus du pavé tactile, des pictos sérigraphiés indiquent leur emplacement respectif afin de brancher les éléments sans avoir à tâtonner ou se pencher au-dessus du clavier. Point assez rare pour être noté, le MK-85 est livré avec un repose poignets décent et bien proportionné, recouvert comme le reste du clavier d’un plastique soft-touch noir mat très agréable au toucher, moins salissant que les surfaces brillantes et qui a son intérêt pour les joueurs, puisqu’il joue un rôle de grip. Les touches sont quant à elles recouvertes d’un traitement plastique très intéressant, là aussi pour éviter les dérapages et offrir un confort de frappe optimal.

Finition impeccable et robustesse

En sortant le MK-85 de sa boîte, on découvre un clavier au design classique plutôt lourd mais relativement compact (44,8 x 14,9 x 3,5 cm pour près de 1,3 Kg sans le repose poignets). Outre le fameux logo de la marque qui est utilisé sur la barre d’espace et sur la lettre « Q », on apprécie un design racé typé gamer sans en faire trop et qui sait rester sobre. L’efficacité étant un terme cher à la cible visée par QPAD, c’est plutôt bien vu et l’on apprécie cet aspect épuré mais ciselé avec goût. Les diodes dites de « Lock » sont intégrées avec une recherche esthétique fidèle à l’ensemble, et si le rétro-éclairage sur quatre niveaux termine la réussite du design de ce clavier, on regrette que les diodes rouges utilisées n’offrent pas une lumière uniforme sur toutes les touches (la flèche inférieure de Tab, ou celles des touches Entrée et Suppression n’en bénéficient presque pas). C’est bien sûr la faute au switch utilisé qui prend de la place, clavier mécanique oblige. On note également que la face arrière n’est équipée que de deux patins antidérapants et que les pattes rétractables servant à incliner le clavier sont en plastique lisse, ce qui est un peu juste pour bien accrocher le clavier au bureau en cas de gestes brusques. Au-delà de ces remarques de chipoteurs, il faut reconnaître que ce clavier QPAD à la finition soignée est robuste et nous a tapé dans l’œil.

test-clavier-qpad-mk85-01

test-clavier-qpad-mk85-02  test-clavier-qpad-mk85-05  test-clavier-qpad-mk85-07  test-clavier-qpad-mk85-06

Et pas seulement dans l’œil ! En effet, les oreilles sont mises à rude épreuve - nos camarades d’open-space n’en peuvent plus des clic clic incessants. Le mécanisme des touches émet effectivement un cliquetis franc et sec à chaque pression d'une touche, propre aux claviers mécaniques il est vrai. Toutefois, on est assez loin du vacarme fait par le MK-80 et ses switchs bleus à déclenchement sonore qui faisait autant de bruit que les vieilles machines à écrire. Et s'il est difficile d’oublier le bruit à la frappe, il reste comme le Corsair K60 assez acceptable pour un clavier mécanique. Ce MK-85 offre cependant des performances de haut vol. Tout ce qui touche à la saisie de texte est un plaisir, avec une frappe très souple et rapide grâce à un point d’activation extrêmement précis. C’est bien simple, si l’on est très à l’aise avec un clavier, on prendra beaucoup de plaisir à taper du texte avec le MK-85. Mais la pression nécessaire pour activer les touches étant assez faible sur les interrupteurs rouges, gare aux fautes de frappe si l'on n'est pas assez précis. Reste que la fluidité est de mise et les sensations très bonnes.

Bonheur pour les doigts, malheur pour les oreilles ?

En jeu, le port USB permet de bénéficier du NKRO (N-Key Rollover ou anti-ghosting), soit la capacité du clavier à prendre en compte la frappe simultanée de plusieurs touches. L’anti-ghosting vanté par QPAD ne l’est pas seulement à titre marketing, et sur nos petits tests habituels les résultats ont montré que le contrôleur du clavier est bien capable de gérer individuellement chaque touche, sans générer de touches fantômes même en maintenant enfoncées simultanément les inévitables blocs « Z, Q, S, D », « E, S, D, F » voire vingt touches différentes et plus. Les switchs rouges Cherry MX considérés par beaucoup comme le top pour les FPS et RTS sont ici extrêmement bien implémentés, le clavier répond au quart de tour et ne tolère aucune erreur et comme dirait maitre Yoda : "aussitôt appuyé sur la touche tu as, aussitôt l'action enclenchée est-elle", les hardcore gamers apprécieront cette réactivité.

En ce qui concerne la fiabilité, ce QPAD inspire confiance. Le mécanisme de rétro-éclairage ayant été positionné hors des switchs, il n’a aucune conséquence sur la résistance des touches que l’on sait excellente chez Cherry. Et puisque les inscriptions sont transparentes, aucune crainte à avoir, jamais elles ne s’effaceront. Un clavier qui s’avère, au-delà de ça, très résistant, avec des touches prévues pour être frappées un minimum de 50 millions de fois chacune, il y a de quoi voir venir même pour un acharné du jeu vidéo. Le clavier intègre de plus des touches multimédia pour contrôler le volume, la lecture, la pause, sauter des pistes que l'on active en maintenant la touche "Fn" et F1 à F6. De la même manière on pourra, en installant le pilote du clavier, accéder à cinq profils différents avec macros programmables et modifiables à loisir qui s'activeront en pressant simultanément la touche "Fn" et F7 à F11. La prise casque est de bonne qualité, elle ne produit aucun souffle gênant comme c’est parfois le cas avec ce genre de prolongateurs. Et l’on finira par noter que les trois connecteurs à brancher sont en plaqué-or pour un temps de latence minimal et une meilleure qualité de transmission des signaux. Le gros câble de ce clavier qui intègre l'USB, et les deux ports Jack est bien solide et rigide mais manque toutefois un peu de souplesse.

test-clavier-qpad-mk85-03  test-clavier-qpad-mk85-04

test-clavier-qpad-mk85-08

Le QPAD MK-85 nous laisse au final une très bonne impression. Le bruit qu'il génère à la frappe reste assez caractéristique des claviers mécaniques mais est bien moins prononcé que sur le MK-80. Il ravira les hardcore gamers qui veulent des sensations de jeu sans failles et instantanées dans le déclenchement des actions. Un clavier qui, au niveau compétition, conviendra parfaitement aux amateurs de jeux dans lesquels il faut solliciter quelques touches en permanence et demandant autant de précision que de souplesse. Au-delà de ça, et de son prix de vente très élevé (aux alentours de 150€ quand même !), difficile de ne pas le conseiller puisqu’il offre de très bonnes performances, des fonctions avancées de macros via son pilote, un confort d’utilisation remarquable grâce au choix de ses matériaux, sachant qu’il est à la fois résistant et bien fini, en plus d’avoir un design accrocheur mais restant somme toute classique. Si par contre la création de profils, de macros et les touches multimédia ne vous sont d'aucune utilité vous pouvez toujours vous tourner vers le Vengeance K60 de Corsair, testé par nos soins ici, qui pour 50€ de moins propose d'excellentes prestations et un design ravageur.

LE VERDICT

Les plus
  • Switchs Cherry MX Red
  • Qualité de finition
  • Rétro-éclairage rouge des touches
  • Connectique complète
  • Confort et précision de frappe
  • Repose poignet amovible utile
Les moins
  • Cliquetis des touches
  • Prix élevé
  • Pattes rétractables en plastique glissant

Les commentaires sur ce document sont clos.

Publié le Modifié Par Laurent Lammens
Catégorie : Hardware, Périphériques
Tags : ,
2 commentaires
POUR NOUS SUIVRE...
newsletter

ACTUALITÉS
Macworld
PCWorld