Test : Corsair Vengeance K60

Avec sa gamme Vengeance, Corsair prend le jeu très au sérieux. Ce K60 est un clavier mécanique qui laisse les fioritures de côté pour se consacrer principalement aux amateurs de FPS, et plus globalement à ceux qui n'ont pas besoin de fonctions avancées. Ce qui ne l'empêche pas d'être un excellent produit...

Corsair prend le jeu très au sérieux avec sa gamme de périphériques Vengeance. Côté claviers, deux modèles sont proposés, le K60 (orienté FPS) et le K90 (orienté MMO). C’est ici le premier qui nous intéresse. Et attention, le fabricant frappe fort avec son incursion sur le marché du clavier mécanique pour joueurs. Ne serait-ce qu’au déballage, difficile de ne pas être sous le charme. C’est donc sur une plaque d’aluminium brossé que l’on tombe, sur laquelle ont été ajustés des interrupteurs Cherry MX Red et des touches noires qui donnent l’impression de flotter.

C’est visuellement très réussi en plus d’ajouter un côté très robuste. Ces interrupteurs sont linéaires avec une distance d’activation à mi-course fixée à 2 mm. Cette activation est silencieuse (pas comme sur les Cherry MX Blue du QPAD MK80), alors que la pression nécessaire est de 45 grammes. Moins durs que les Cherry MX Black, les switchs rouges sont assez rares car sans clic et plus souples, ils favorisent les fautes de frappes de ceux qui ne sont pas suffisamment précis avec leur clavier. Ici, c’est surtout une question d’habitude et il faut reconnaitre qu’avec un peu d’entraînement et une fois le clavier « fait », c’est un régal aussi bien sous Word qu’en plein Quake. Mais nous y reviendrons. Seul petit bémol, les touches de F1 à F12 et celles se situant au dessus des flèches directionnelles "Inser, Suppr, etc." n'utilisent pas de switchs mécaniques mais à membrane. C'est dommage, mais en aucun cas rédhibitoire.

Plaque en alu brossé et touches qui "flottent"

Autour de ces touches, peu d’artifices pour ce clavier à la ligne racée et au design efficace. Quatre boutons servant à contrôler la lecture des fichiers multimédia, un autre pour couper le son, une molette pour régler le volume et un bouton rétro-éclairé en bleu permettant de verrouiller à la volée la touche Windows du clavier lorsque l’on se lance dans une partie. A l’arrière, on retrouve un unique port USB 2.0 (on aurait aimé en trouver au moins un second) mais aucune connectique Jack 3,5 mm pour y brancher un éventuel micro-casque. Ceux qui aiment pouvoir brancher leur casque à leur clavier devront donc opter pour un modèle en USB, comme le Vengeance 1500, modèle haut-de-gamme de la marque (le test ici).

De cette face arrière part un câble tressé de 2 mètres plutôt fin et souple qui contient les deux connectiques USB (une pour le clavier, une autre pour le port déporté). Enfin, en retournant le clavier, on découvre de quoi le surélever sur l’arrière (via les deux habituelles pates rétractables), mais aussi – et c’est plus rare – sur l’avant avec deux autres ergots en plastique. Ces quatre petites béquilles ont l’air plutôt solides (même s’il ne faudra pas s’asseoir sur le clavier si elle sont sorties…), et permettront à tout le monde de trouver une position de jeu adéquat. En revanche, si à plat le clavier tient parfaitement en place sur le bureau grâce à ses quatre petites bandes antidérapantes efficaces, c’est loin d’être le cas lorsqu’il se retrouve sur ses quatre béquilles. Surélevé, le K60 a même tendance à sévèrement glisser.

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Mais alors, pourquoi permettre de relever, aussi, la partie inférieure du clavier ? Parce que celui-ci est livré avec un repose poignet un peu spécial, ergonomique et totalement pensé pour le jeu. Il s’agit d’un petit socle en plastique qui vient se clipser sur le retour de la partie basse de la plaque métallique. Bien en place, il compte deux autres petits patins antidérapants mais, dommage, son revêtement supérieur est un simple plastique mat stylisé. On aurait aimé qu’il soit plus « douillet », mais rien de bien gênant car même après de longues séances de jeu, aucun effet indésriable ne vient gâcher son utilisation. Il faut même dire qu’après un temps d’adaptation nécessaire, on adopte une position très confortable pour jouer, à condition de ne pas surélever le clavier donc. Ce qui est dommage, mais en aucun cas rédhibitoire. Surtout que ce repose-poignet s’avère aussi être une petite cachette dans laquelle on trouve quelques armes importantes.

Repose-poignet ergonomique et touches biseautés anti-dérapantes

Il s’agit de touches rouges dont le revêtement est différent de celui des touches de base, très légèrement granuleuses, ou de la barre d’espace, striée. Ces touches dites « de jeu » sont en effet recouvertes d’un plastique un peu plus mou, pour éviter les dérapages, et sont surtout biseautés de sorte à être plus agréables à utiliser dans son FPS favori. Dix sont fournies, les inévitables ZQSD et celles du pavé numérique de 1 à 6. Rien n’empêchant, bien sûr, d’utiliser par exemple les ZQSD sur les flèches directionnelles pour ceux qui préfèrent jouer avec celles-ci. Mais alors, devoir changer de touches à chaque fois que  l’on utilise son clavier en bureautique ou en jeu, mauvais plan ? C’est forcément un peu dérangeant, mais heureusement Corsair a pensé à tout avec une petite pince en plastique facilitant l’extraction des touches. Si bien qu’en fait, sur quatre touches, l’opération ne demande pas plus d’une minute. Mais il faut le faire, car si jouer avec les touches de base n’est pas un problème en soi (même si ce serait dommage), taper du texte avec les touches de jeu est déjà un peu moins agréable.

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Et à l’usage, quelles sensations laisse ce joli bébé mécanique (et métallique) de 1,240 Kg ? Une excellente impression. Si les switchs Cherry MX Red demandent d’être apprivoisés avec un peu de doigté, ils permettent à ce Corsair K60 d’être relativement silencieux par rapport à d’autres « mécas ». Attendez-vous tout de même à ce qu’il fasse plus de bruit qu’un clavier à membrane, logique. Aussi, on pouvait craindre qu’il soit moins à l’aise dans les jeux demandant de frapper à répétition et à grande vitesse les mêmes touches. Mais finalement, il s’en tire assez bien dans cet exercice. Quant aux pilotes, cela va aller vite, il n’en utilise pas. En effet, on parle d’un clavier orienté FPS, performant mais basique, ne permettant pas de paramétrer des macros ou ce genre de choses. Des fonctions laissées au K90, orienté MMO, que nous testerons bientôt. Aussi, aucune touche fantôme récalcitrante ne viendra gêner le joueur. L’anti-ghosting est performant, et les combinaisons de touches que les claviers basiques n’aiment pas trop ne posent ici aucun problème. D’ailleurs, si la plupart des claviers USB ne supportent qu’un nombre de 6 touches pressées simultanément, celui-ci gère 20 touches pressées sans problème, ce que nous avons pu vérifier.

Et au final, ce Corsair Vengeance K60 se hisse immédiatement au top de nos claviers mécaniques préférés. Si vous faites partie des joueurs qui ont besoin de macros ou de fonctions plus avancées, mais que ce K60 vous a tapé dans l’œil, le K90 devrait peut-être finir de vous convaincre. Car s’il demeure quelques points qui peuvent être améliorés, difficile d’en tenir rigueur à un clavier de cette qualité…

LE VERDICT

Pour marquer son arrivée sur le marché du périphérique Gaming, Corsair choisi l'alu et se fait immédiatement remarqué. Des switchs rouges pour ce clavier méca bien fini et agréable. Son orientation FPS ne gâche rien. Pour la version rétro-éclairée et dotée de macros, il faudra s'orienter vers le K90.

Les plus
  • Design superbe et finitions
  • Toucher souple
  • Ergonomie FPS réussie
  • Pas de pilotes...
Les moins
  • ... et pas de macros
  • Glisse sur ses béquilles
  • Un seul port USB
  • Pas de prises micro-casque

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Catégorie : Hardware, Périphériques
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