Test : Ozone Strike, le clavier mécanique à moins de 90€

Ozone veut marquer les esprits avec son Strike sur le marché du clavier mécanique gamer. Mieux équipé que les Razer BlackWidow et SteelSeries 6Gv2, il se positionne astucieusement avec ses switchs Cherry Black.

Après vous avoir proposé le test du très bruyant MK-80 de QPAD (surnommé la machine à écrire à la rédaction), un autre clavier gamer mécanique vient de passer entre nos mains. Il s’agit du Ozone Strike. Ozone, une marque que nous avions découverte avec le test de la souris Smog qui nous avait fait bonne impression, malgré quelques défauts de jeunesse et des finitions à revoir. Nous avions donc hâte de constater les progrès faits par le fabricant qui, lui aussi, s’engouffre dans la tendance du grand retour du mécanique après des années de domination des claviers à membrane, même chez les joueurs.

Comme d’hab, le pari d’Ozone est de proposer la même chose que ses concurrents mais à un prix plus compétitif, 90€. Pari tenu ? En tout cas, cela commence sur un bon point, le clavier Strike est rassurant du côté des finitions dès le déballage. Packaging soigné pour clavier robuste qui, grâce à ses quatre patins antidérapants, accroche très bien le bureau. Dans la boîte, outre le clavier, de quoi changer les quatre touches de déplacement par d’autres au marquage rouge (mais pour un layout Qwerty, soit W, A, S, D, dommage ! Ozone promet une correction du problème sur la deuxième fournée), un vrai repose-poignets suffisamment large pour être utile et atténuer la casse du poignet, un guide d’installation rapide et... c’est tout. Mais c’est bien suffisant, on est d’accord.

Connectique complète et style affirmé

On remarque rapidement que le marquage des touches est un peu plus original que la moyenne grâce à une police de caractères aux accents futuristes, tout en restant bien lisible. Une touche « Ozone » remplace la touche Windows pour éviter les retours bureau en pleine partie, alors que les traditionnelles giclures sanguines d’Ozone sont bien présentes dans le coin droit du clavier, vers les LED de verrouillage, et sur le repose-poignet à gauche. C’est gamer, mais ça reste assez soft, pour ne pas gâcher l’allure assez sobre de ce clavier qui ne propose pas de rétro-éclairage (pour faire moins cher, il faut bien faire quelques économies). En revanche, on ne peut pas dire que les plastiques utilisés sont cheap. Au contraire, le revêtement adopté – en soft touch – permet d’éviter de trop marquer les traces de doigts tout en offrant un toucher très agréable et en laissant une impression de robustesse. Quant aux touches, leur revêtement est lui aussi agréable, leur forme permettant de rester les doigts bien calés et d’éviter les dérapages.

Sur la face arrière part du centre un gros câble tressé regroupant quatre connecteur : un PS/2 (avec adaptateur USB) pour le clavier, un USB pour le Hub USB 2.0 et deux Jack 3,5 mm pour le casque et le micro, le tout plaqué Or comme le veut la mode. Sur cette face arrière, au niveau du pavé numérique, on retrouve donc deux ports USB et les deux Jack. On signalera simplement qu’aucun souffle gênant n’est à déplorer dans le casque comme c’est parfois le cas sur ce genre de prolongateurs, ce qui est toujours rassurant.

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Conçu à base d’interrupteurs Cherry Black (pression d’environ 60 g, course classique de 4 mm, activation silencieuse à mi-distance), très répandus, l’Ozone Strike est plutôt conçu pour les joueurs qui aiment les switchs durs. Leur retour étant bien marqué, ils ne gêneront pas les amateurs de titres demandant une très grande répétition de frappe des mêmes touches, et offriront de bonnes sensations aux joueurs de FPS qui utilisent surtout leur clavier pour se déplacer et ont besoin de réactivité. A la frappe, c’est un clavier intéressant puisqu’il force à bien appuyer sur ses touches et permet à ce titre d’éviter la plupart des fautes de saisie. En contrepartie, les personnes très à l’aise en saisie se fatigueront plus vite et taperont un peu moins vite. Le tout s’estompant à l’usage. Au bout d’un an ou deux, nul doute que les sensations diffèreront. Certains usent leurs jeans, d’autres leurs claviers. C’est comme ça ! Dans la case des claviers mécaniques, ces switchs permettent également au Ozone Strike d’être relativement silencieux.

Bon compromis pour les amateurs de Cherry Black

Via le port PS/2, le Strike supporte l’antighosting et nos tests n’ont pas réussi à le prendre en défaut à ce niveau. Ce gros bébé (1,4 Kg, tout de même) affiche une épaisseur assez marquée, de 2 cm sur sa partie basse à 3,4 cm sur la partie haute. Avec le repose-poignet , aucun problème. Par contre, sans l’utiliser, la casse du poignet nous paraît quand même trop marquée. Un point que nous nous devions de noter, comme le fait que le Strike n’a pas besoin de pilotes pour fonctionner puisqu’il ne propose pas d’enregistrer de macros. Pas un clavier recommandable pour les amateurs de fonctions pré-enregistrées, comme certains joueurs de MMORPG qui n’en n’ont jamais assez.

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Au final, le Strike d’Ozone est un clavier très recommandable pour qui cherche du mécanique à switchs noirs. Pourquoi ? Parce qu’une fois que l’on y a pris ses marques, domptant la dureté des touches, il offre de bonnes sensations et un bon package pour un prix agressif. On regrette certes une inclinaison marquée et une casse du poignet marquée, ainsi qu’un câble costaud trop rigide, mais on ne peut pas reprocher à Ozone de ne pas avoir fait des efforts pour proposer un clavier mécanique qui tienne la route et proposant une connectique intéressante sous la barre des 90€.

LE VERDICT

Un peu trop épais, ce clavier Ozone avait pourtant tout pour plaire. L'absence de pilotes est un plus qui devient un défaut dès lors que l'on arpente des jeux dans lesquels les macros sont bien utiles. Sinon, il est bien fini, assez silencieux et pas trop cher par rapport à ses concurrents. Pas mal !

Les plus
  • Plutôt silencieux
  • Confort en jeu et en saisie
  • Connectique
  • Rapport qualité/prix intéressant
  • Pas de pilotes (pas de macros)
Les moins
  • Set de touches échangeables pour layout Qwerty
  • Casse du poignet prononcée
  • Gros câble pas très flexible
  • Pas de macros (pas de pilotes)

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