Test : Gigabyte Aivia Krypton

Une souris qui veut plaire à tout le monde. Bonne idée ? Avec sa conception intelligente, la Krypton relève (presque) le défi.

Après le clavier mécanique Osmium dans la gamme Aivia de Gigabyte, nous avons eu l’occasion de nous attarder sur la souris Krypton. Avec elle, Gigabyte a décidé de ne pas faire les choses à moitié et plutôt que de faire des choix qui auraient impliqué de se couper d’une frange de joueurs, le constructeur a conçu cette souris dans l’optique de satisfaire tout le monde. Comment ? D’abord en proposant un design ambidextre, en proposant deux modes (gaucher et droitier) dans les pilotes. Mais pas seulement…

Racé, le design de la Krypton est un savant mix d’originalité et d’efficacité. Par exemple, les stries qui ornent chaque côté de la souris participent à son style général, mais sont aussi pensées de sorte à améliorer le grip sur cette partie de la souris, grâce à l’utilisation de caoutchouc accrocheurs. Cet exemple précis est assez révélateur du soin apporté par Gigabyte à la sélection des matériaux et au design. Résultat, la Krypton tombe bien en main, propose une molette crantée, silencieuse et caoutchoutée, et un plastique soft-touch agréable pour recouvrir les clics principaux garantis pour 10 millions d’activation (oui, vous pourrez jouer à Diablo 3 avec...). Seul bémol, son arête centrale pourra en gêner plus d'un au niveau de la paume. Mais on finit par s'y habituer.

 

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Côté boutons, l’implémentation est assez bien pensée. En ménageant la chèvre et le choux, Gigabyte n’en fait ni trop, ni pas assez. Et de chaque côté on retrouve deux boutons sur la partie haute, et un dernier à l’avant. Celui qui tombe sous le pouce est d’ailleurs illuminé, et c’est en fonction de sa couleur que l’on sait quel est le profil actif parmi les cinq sets d’actions qu’il est possible de paramétrer. Le sélecteur de DPI n’est pas mauvais non plus, permettant de switcher entre quatre sensibilités prédéfinies d’une pression vers l’avant ou l’arrière. Des petites LED bleues se chargeant de rappeler au joueur à quel niveau de sensibilité il se trouve d’un coup d’œil.

Téflon ou céramique ?

En termes d’ergonomie et de possibilités en paramétrages, la Krypton devrait donc satisfaire un maximum d’utilisateurs. Mais cela ne suffisait pas à Gigabyte qui voulait aller plus loin dans la personnalisation de sa souris. Ainsi le fabricant n’a pas réussi à se décider entre patins en téflon et en céramique, et a donc décidé de proposer les deux, via un système de coque inférieure échangeable. Le système qui permet de fixer les patins est bon, puisque cela tient bien en place et que le remplacement se fait en un clin d’œil.

Gigabyte Aivia Krypton (21)

C’est aussi en enlevant ces caches que l’on accèdera au système de poids, qui comprend au total quatre poids de 1,8 grammes et six de 5,3 grammes, pour alourdir un mulot qui – à vide – pèse 110 grammes. Le système permet d’ailleurs de répartir le poids de manière homogène ou orientée (droite ou gauche) en fonction de ses préférences. Livrée avec une petite boîte permettant de ranger les poids inutilisés et une petite pince métallique pour faciliter leur extraction, la Krypton pense vraiment à tout et saura s’adapter à tous les styles de jeux, ou presque.



Si les patins en téflon ont fait leurs preuves, on reste assez fans des quatre patins bombés en céramique qui offrent une glisse parfaite quelle que soit la surface utilisée. Alors certes, pour certains ce sera un peu trop et il préfèreront utiliser les patins en téflon sur un tapis en tissus qui offriront un peu plus d’accroche, mais c’est au final très agréable d’avoir un produit qui permette aussi facilement de modifier sa glisse (ce qui peut aussi être très intéressant sur les PC partagés).

Test Gigabyte Aivia Krypton - Pilotes (3) Test Gigabyte Aivia Krypton - Pilotes (5) Test Gigabyte Aivia Krypton - Pilotes (6)
Les pilotes. Complets, mais qui nécessiteraient une petite refonte graphique...

Performante, la Krypton l’est aussi côté capteur. Gigabyte a porté son dévolu sur un modèle laser à 8200 dpi capable d’encaisser une accélération de 30g (soit 150’’ par seconde) et absorber 12000 fps. Reliée au PC par un câble en nylon tressé de 1,8 mètre au bout duquel on retrouve un connecteur USB plaqué or, cette souris est en revanche pilotée par les mêmes drivers que le clavier Osmium qui, il faut le dire, ne sont pas d’une grande limpidité. Par chance, nous nous étions déjà fait la main sur le clavier et avons donc un peu mieux géré la définition de profils personnalisés, stockés sur les 32 Ko de mémoire interne. Le Ghost Macro Engine de Gigabyte aurait toujours bien besoin d’une refonte graphique et ergonomique, mais permet néanmoins de paramétrer cinq profils distincts, adaptés à ses jeux de prédilection. D’ailleurs, après une semaine de Diablo-Like, de MMORPG, de FPS et de bureautique avec cette souris, rien à signaler si ce n’est qu’elle s’est pliée sans mal à tous les exercices avec précision et réactivité.

LE VERDICT

Bien pensée dans son ensemble, l'Aivia Krypton profite également de finitions plutôt plaisantes. Ses idées sont globalement bien exécutées, et le choix offert dans la glisse comme dans les profils la met à disposition de bien des joueurs.

Les plus
  • La glisse sur mesure
  • Un capteur stable et précis
  • Un set de boutons bien pensé
  • Cinq profils, beaucoup de possibilités
Les moins
  • Arête centrale potentiellement gênante
  • Pilotes un peu brouillons
  • Les bords du tapis de souris

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Catégorie : Hardware, Périphériques
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