Test : SteelSeries Sensei Fnatic Edition

Sponsorisée par l'équipe de joueurs professionnels Fnatic, cette SteelSeries Sensei sait s'imposer comme une excellente souris de jeu, hautement configurable et personnalisable.

Si vous avez parcouru notre test de la SteelSeries Kana, vous avez sans doute remarqué que malgré une longue série de bons points, quelques éléments pouvaient être rédhibitoires pour certains profils de joueurs cherchant notamment des fonctions plus avancées ou plus de boutons. Si bien que malgré une impression globale plutôt très bonne, nous devions nous résoudre à multiplier les alertes, afin que ceux d'entre vous qui voudraient se l'offrir le fassent en connaissance de cause. Avec la Sensei, autant vous le dire de suite, nous allons être quelque peu dithyrambiques tant elle est à même de convenir aux joueurs cherchant avant tout une simplicité d'utilisation idéale, mais aussi à ceux qui attendent le meilleur d'un mulot de jeu.

La souris du maître ?

Fidèle à la gamme SteelSeries, cette Sensei sponsorisée aux couleurs de l'équipe de pro-gamers Fnatic reprend la forme arrondie des souris de la marque. Parfaitement ambidextre, elle est un poil plus grosse que la Kana et beaucoup plus que la toute petite Kinzu. Pour tout dire, à notre sens, sa taille est la bonne pour le jeu. Surtout qu'elle reste parfaitement maniable, ce qui s'explique par son poids équilibré (102 grammes, pour des sensations plus marquées qu'avec la Kana et ses 72 grammes), sa forme ergonomique et ses patins en téflon qui couvrent 16% du dessous de la souris. Le revêtement plastique utilisé sur la face supérieure assure un grip de qualité et l'on accède sans mal (et sans se tromper) aux deux boutons (désactivables) qui se trouvent de chaque côté. La molette crantée est très silencieuse et agréable à l'usage grâce à sa finition caoutchoutée, les clics principaux offrent une course moyenne mais un clic franc et un bon retour, tandis que le petit bouton triangulaire installé sur le dessus permet de switcher facilement entre les différents réglages pré-définis dans les options.

C'est donc plus confortable que sur la Kana qui était limitée à deux profils. Ici, on peut en charger jusqu'à cinq. D'un coup d’œil sur le rétro-éclairage, on sait quel est le profil actif en personnalisant la couleur de trois éléments (la molette, la petite diode du dessus et le logo Fnatic) en choisissant parmi 16,8 millions de couleurs. Sur la face inférieure, on retrouve également un petit afficheur LCD qui sert à indiquer certains réglages et modifier certains paramètres (pour ceux qui souhaiteraient se passer de drivers), mais permet aussi d'utiliser sa propre image pour personnaliser son mulot et pourquoi pas l'étiqueter numériquement pour ne pas perdre sa trace en LAN. Geek, mais pas bling-bling. Comme cette souris d'ailleurs, qui fait gamer en mélangeant noir, blanc et orange, sans pour autant être trop agressive sur le bureau. Niveau design, c'est réussi. Pour finir, elle est aussi reliée au PC via un connecteur USB 2.0 au bout d'un câble souple et tressé de 2 mètres.

SteelSeries Sensei Fnatic Edition - Perso (2).JPG SteelSeries Sensei Fnatic Edition - Perso (1).JPG

Pour être sûr de retrouver sa souris en LAN, rien de mieux que de marquer son empreinte
sur le petit afficheur LCD présent au-dessous

Quelques spécifications techniques :
Capteur laser 1 – 5700 (5701 – 11.400) DPI
Opère à 12.000 images par seconde
Polling rate ajustable de 125 à 1000 Hz
Autorise un déplacement jusqu'à 150'' par seconde

SteelSeries Sensei Fnatic Edition (1) SteelSeries Sensei Fnatic Edition (2) SteelSeries Sensei Fnatic Edition (3) SteelSeries Sensei Fnatic Edition (4)

En revanche, s'il y a des points sur lesquels la Sensei diffère, c'est bien côté technique. A la place du capteur optique montant au maximum à 3200 DPI de la Kana (très bon au demeurant), on a ici affaire à un excellent capteur laser 5700 DPI encore plus rapide. Son gros avantage se situant aussi au niveau du réglage de la sensibilité, qui se fait au DPI près, par pas de 1 entre 1 et 5700 ! De quoi ajuster avec une précision remarquable la réactivité de ses déplacements. Et ce n'est pas tout, car l'intégration d'un processeur ARM 32-bit à cette Sensei lui permet même de doubler sa précision dans un mode distinct, et donc d'offrir une seconde plage de 5701 à 11400 DPI. Les utilisateurs de configurations multi-écrans apprécieront. Mais l'intégration de cette puce ouvre aussi d'autres champs applicatifs très concrets à SteelSeries qui ne s'en prive pas pour abreuver le joueur de fonctions avancées. Cela permet en effet de ne pas avoir à solliciter l'ordinateur auquel elle est reliée pour tirer profit de quatre technologies intéressantes, regroupées sous la bannière ExactTech.

ExactTech, corrections et améliorations pour joueurs exigeants

On a donc accès dans les drivers à celles-ci, à commencer par ExatLift qui permet d'ajuster la distance d'activité du capteur laser en fonction de la surface utilisée. Pratique pour ceux qui utilisent de faibles sensibilités et replacent sans cesse leur souris au centre du tapis. Ils pourront régler avec précision de combien ils devront soulever la souris pour ne plus que le capteur soit actif lorsqu'elle est décollée du tapis. Viennent ensuite l'ExactAim et l'ExactAccel. Deux technologies complémentaires qui permettent à la souris d'accroître la précision du capteur lorsque les gestes du joueur qui l'utilise deviennent moins rapides. Et au contraire d'accélérer la vitesse des mouvements de la souris lorsque le joueur bouge plus rapidement et met un coup de poignet plus vif. Enfin, avec ExactSens, il convient de baisser au minimum la gestion de la sensibilité de la souris dans ses jeux, choisir manuellement le nombre de DPI qui convient (1337 si vous le désirez !) et laisser la souris ajuster seule l'ensemble des paramètres pour offrir les meilleures sensations possibles.

SteelSeries Sensei - Pilotes (2).PNG               SteelSeries Sensei - Pilotes (1).PNG

En activant de surcroît le FreeMove qui élimine les erreurs de parcours du capteur et aligne les mouvements, l'utilisation de la Sensei devient d'une précision et d'une fluidité à toute épreuve.
Avec autant de fonctions, sans compter les macros qu'il est possible d'enregistrer, on pouvait craindre que le SteelSeries Engine (le panneau de contrôle) soit une vraie usine à gaz. Et bien non, après quelques erreurs de manipulation, on finit par comprendre comment gérer ses profil et personnaliser sa souris. Des pilotes qui se révèlent finalement très agréables à l'utilisation.

Tout pour plaire

Au final, on peut dire que cette Sensei est une souris qui devrait convenir à un maximum de joueurs. Ambidextre, bourrée de fonctions et d'options, hyper performante, il ne lui manque peut-être que quelques boutons pour coller aux attentes des joueurs de MMORPG qui aiment bien avoir un maximum de touches à portée de doigt. Mais pour les autres, impossible de ne pas conseiller cette souris comme un choix judicieux. Certes, elle coûte 90€. Mais ce prix élevé n'est pas uniquement justifié par la présence de profils pré-chargés de joueurs pros de Counter-Strike ou StarCraft II. Non, elle est vraiment complète, très agréable à manipuler sur de longues sessions de jeu et profite d'une vraie recherche avec des technologies visant à améliorer les performances. Ce n'est bien sûr pas ça qui transformera le premier noob venu en PGM, et l'impact des réglages ExactTech n'est pas toujours facile à percevoir, mais il faut reconnaître que la fluidité et la précision sont au poil.

LE VERDICT

En mettant de côté la Fnatic Edition qui, tout compte fait, donne un look très sympa à cette souris, c'est pour nous l'occasion de tester la Sensei et quel pied. En voilà une souris bien pensée et complète, presque parfaite même. Un peu légère pour certains peut-être. Mais au niveau de la glisse, de la précision et de la stabilité du capteur, et de la prise en main... Rien à dire !

Les plus
  • Personnalisation avancée
  • Paramétrage de précision
  • Ambidextre et ergonomique
  • Glisse parfaite sur tous supports
Les moins
  • Pas de système de poids

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