CSX est une marque allemande qui commercialise des barrettes mémoire, des clés USB et des SSD. Pour cette dernière catégorie, la firme ne fabrique rien et fait appel à la firme taïwanaise Innodisk. Le CSX MLC 128 Go SSDQ-SATA2-MLC-128 est un SSD utilisant des puces MLC et… un contrôleur JMicron, véritable star des SSD, pour notre plus grand malheur.
Le SSD CSX SSDQ-SATA2-MLC-128 est au format 2.5 pouces et contient donc des puces MLC. En l’occurrence on a droit à 16 puces Samsung K9HCG08U1M-PCB00 (25 ns) de 8 Go chacune. Bien évidemment on retrouve le contrôleur JMicron JMF602 qui empêche la présence de mémoire cache. En observant le PCB, on constate que le SSD CSX est bien fabriqué par Innodisk, une société taïwanaise commercialisant des SSD sous sa propre marque. CSX annonce des débits de 150 Mo/s en lecture et de 100 Mo/s en écriture. Il est garanti 2 ans et affiché au prix de 350 euros.

Courbes de débits sous IOMeter
Analysons les débits de ce SSD grâce à IOMeter en lecture et en écriture, séquentielle et aléatoire.
Lecture séquentielle
Avec le contrôleur JMicron, on note toujours cette cassure dans la courbe des débits à cause de performances en demi-teinte avec les petits fichiers. La courbe monte ensuite très vite jusqu’au débit maximal qui est atteint lors du traitement de fichiers de 128 Ko. La courbe est moins régulière qu’avec des puces SLC comme dans le Transcend. Le débit maximal est par contre intéressant pour ceux qui manipulent régulièrement de gros fichiers.
Ecriture séquentielle
En écriture séquentielle, le CSX marque le pas par rapport aux SSD dotés de puces SLC comme le Transcend lui aussi architecturé autour du contrôleur JMicron JMF602. Ce qui ne change pas par contre par rapport au Transcend, ce sont les débits faibles avec les fichiers dont la taille est inférieure à 8 Ko. On notera aussi un débit maximal atteint avec des fichiers de 128 Ko avant un léger tassement des performances.
Lecture aléatoire
En lecture aléatoire, la courbe du CSX est identique à celle du Transcend à quelques Mo/s près. On a ici aussi un aplatissement de la courbe avec les fichiers de 256 et 512 Ko. On notera encore que le débit continue d’augmenter après le traitement des fichiers de 128 Ko, ce qui n’arrive pas avec les bons SSD dotés d’un contrôleur digne de ce nom.
Ecriture aléatoire
L’écriture aléatoire constitue un véritable cauchemar pour les SSD utilisant le JMicron JMF602. Le CSX aggrave le cas de ce dernier par rapport au Transcend à cause de ses puces MLC. Pire, le débit final avec des fichiers conséquents de 512 Mo est loin du débit maximal de 92 Mo/s ! Lamentable…
Synthèse des résultats obtenus
Ici aussi, il existe une grande disparité entre les débits en lecture plutôt élevés et les débits en écriture. Comme sur le Crucial, les débits avec les fichiers dont la taille est inférieure à 8 Ko sont laborieux et on peut même dire qu'ils ne décollent qu'avec les fichiers de 16 Ko. Les débits aléatoires en écriture restent par contre catastrophiques...
Notre avis
Encore un SSD à fuir s’il croise votre chemin. En cause ? Le contrôleur JMicron ici accompagné de puces NAND Flash MLC qui ne font rien pour limiter les dégâts. Les débits avec les petits fichiers sont mauvais et plombent notre sentiment à son sujet même si les débits maximaux restent attractifs. Affiché autour de 350 euros pour la version 128 Go, il peut paraître intéressant et il le sera si vous faites fi de freezes et autres lenteurs lors de l’utilisation de Windows. Pour ce prix, ce serait dommage cependant de ne pas bénéficier des avantages d’un vrai SSD plus performant.
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