Kingston propose désormais une large gamme de SSD et à l’instar d’OCZ utilise plusieurs contrôleurs différents : JMicron, Samsung et Intel via des clones des X25-E et X25-M. Dans leur gamme, les SSDNow E-Series correspondent aux Intel X25-E, les SSDNow M-Series aux Intel X25-M, les V-Series utilisent le contrôleur JMF602 et c’est également dans cette série qu’avait pris place l’éphémère SSD de 40 Go dérivé de l’Intel X25-V. Enfin, la série des V+ a recours à différents contrôleurs selon la référence. Les SNV225 sont des copies des SSD Samsung PB22-J et sont déjà en fin de vie moins de 6 mois après leur introduction. Ils sont désormais remplacés par les SNVP325 qui utilisent un contrôleur inédit : le Toshiba T6UG1XBG. Avec JMicron, Intel, Indilinx, Samsung, Phison, SandForce et Marvell, cela porte à 8 le nombre de fabricants de contrôleurs qui ont investi les SSD grand publics. Il s’agit clairement d’une bonne chose par rapport à la situation d’il y a deux ans où JMicron et Samsung se partageaient la majeure partie de ce marché, très petit à l’époque. Il reste cependant encore confidentiel aujourd’hui puisque les estimations de vente pour 2009 se sont arrêtées sur 11 millions d’unités vendues, toutes marques confondues, là où Western Digital vendait à lui seul 50 millions de disques durs… en un trimestre.
Mais revenons à ce nouveau contrôleur Toshiba. N’ayant pas réussi à ouvrir le SSD à cause de pas de vis complètement ruinés par le testeur précédent de notre exemplaire, nous nous sommes procurés les photos prises par notre confrère Benchmarkreviews. En observant le PCB, on constate que le layout est très « serré » avec des puces de NAND Flash plutôt volumineuses par rapport à celles déjà observées dans d’autres SSD. On notera aussi que la puce de mémoire faisant office de cache est très proche du contrôleur. Cette disposition serait voulue par Toshiba pour optimiser la dissipation de la chaleur générée. Toutes ces puces sont en effet en contact avec un pad thermique situé sur l’envers du boîtier du SSD. Ce design impose la présence de puces sur une seul face du PCB.
Le contrôleur en lui-même supporte le TRIM, c’est le minimum pour un nouveau contrôleur, et est accompagné de 128 Mo de mémoire cache d’origine Micron. Il gère 8 puces de 16 Go de NAND Flash Toshiba TH58NVG7D7EBAK0 gravées en 43 nanomètres. Ce design est le même que celui utilisé par Toshiba dans ses propres SSD HG2. A noter que début janvier, Toshiba a annoncé les SSD HG3 et SG3 qui utiliseront de la NAND Flash gravées en 32 nanomètres mais utilisant le même contrôleur. Seul le débit en lecture change avec une promesse de 250 Mo/s contre 230 Mo/s pour les HG2.
Crédit pour les images du PCB : Benchmarkreviews.com
Quant à ce SNVP325, il est donné par Kingston pour 230 Mo/s en lecture et 180 Mo/s en écriture. Il s’agit là de valeurs élevées, du niveau des Samsung de seconde génération et dès lors un cran au-dessus des Indilinx. Et comme nous allons le voir, ce contrôleur Toshiba est proche du comportement de ce Samsung RBB01. Ce SNVP325 est disponible en version de 64, 128, 256 et 512 Go. Une version « upgrade kit (S2B)» est également disponible et inclut un logiciel de clonage, des adaptateurs permettant d’installer le SSD dans une baie 3 pouces ½, un boîtier externe 2.5 pouces accompagné d’un câble USB, une nappe S-ATA et un adaptateur d’alimentation Molex vers S-ATA. Terminons ce tour d’horizon en signalant que la garantie offerte par Kingston s’élève à 3 ans.
Le kit complet de la version S2B

Courbe des débits
Analysons les débits de ce SSD grâce à IOMeter en lecture et en écriture, séquentielle et aléatoire.
Lecture séquentielle
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Courbe bien régulière avec de bons débits séquentiels à l'arrivée, un cran en-dessous des Intel et Indilinx cependant. Le traitement des petits fichiers n'est pas mauvais, très proche du contrôleur Samsung mais dès une taille de fichier de 8 Ko, le Kingston reprend l'avantage sur l'Indilinx et le Samsung. Seul l'inévitable Intel gère mieux les petits fichiers et continue de régner en maître dans ce domaine...
Ecriture séquentielle
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Très belle courbe régulière également en écriture séquentielle avec un très haut niveau en fin de course : plus de 175 Mo/s ! Pour la gestion des petits fichiers, le Toshiba reste cependant en retrait de l'Indilinx et de l'Intel, fait jeu égal avec le Samsung jusqu'à une taille de fichier de 2 Ko mais le surpasse ensuite pour flirter et même dépasser l'Intel X25-E à un moment donné, excusez du peu. Nous avons ici comparé non pas à l'Intel X25-M, limité en écriture, mais bien au meilleur Intel en écriture, le X25-E. Logique quand on compare des contrôleurs et non des SSD en tant que tel...
Lecture aléatoire
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Le contrôleur Toshiba du Kingston SNVP325 offre une courbe très régulière en lecture aléatoire avec là aussi un excellent débit à l'arrivée. Entre une taille de 128 Ko et 8192 Ko, il devance tout le monde, ce qui n'est pas rien. Avant 128 Ko, l'Intel reste le roi de la lecture mais le Kingston n'est pas très loin. Entre 0.5 et 8 Ko, il est par contre le moins bon des quatre contrôleurs comparés.
Ecriture aléatoire
Samsung et Toshiba, même combat et même défaite. Les écritures aléatoires sont très mauvaises avec les petits fichiers même si la situation est un peu moins catastrophique pour le Toshiba qui relève la tête à partir d'une taille de fichier de 128 Ko, un peu tard tout de même. Pour les fichiers inférieurs à cette taille, les plus courants, l'Intel domine outrageusement son sujet, suivi par l'Indilinx. L'Intel X25-M est moins bon que l'Intel X25-E ici représenté mais reste bien au-dessus des Toshiba et Samsung.
Synthèse des débits
Ce SSD Kingston montre des courbes très régulières et l'écart entre les débits en écriture et en lecture est faible, plus faible que pour les SSD basés sur de l'Indilinx. La seule ombre au tableau est la courbe des écritures séquentielles, très faible avec les fichiers inférieurs à 128 Ko.
H2Benchw : débits "avant/après"
Histoire de vérifier les effets de l'"usure" ou de l'utilisation du SSD, voici ses courbes de débits séquentiels sous H2Benchw qui effectue son test sur la totalité de la capacité du disque. Le test "avant" est effectué après un secure erase et le test "après" est opéré une fois tout le protocole de test terminé, ce qui inclut le très (trop) exigeant test d'écriture aléatoire. A noter que le TRIM est supporté par le contrôleur Toshiba.
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Ces résultats ont été effectués sous Windows Vista, sans le TRIM donc. Mais pourquoi ce SSD aurait-il besoin du TRIM vu qu'il conserve son niveau de performances aussi bien en lecture qu'en écriture et ce malgré notre exigeant protocole de test. A noter que souvent les SSD ayant beaucoup de mal avec les écritures aléatoires affichent de très faibles dégradations de performances tandis que ceux qui sont doués avec ce type d'écritures montrent davantage de pertes de performances. Les algorithmes du contrôleur lors des écritures ne sont bien évidemment pas étrangers à cela.
Notre avis
Ce nouveau SSD Kingston SNVP325 fait plutôt bonne figure avec son contrôleur Toshiba. Les débits en lecture sont d'un bon niveau et le niveau en écriture séquentielle est même excellent. Si on le compare aux quatre stars du marché que sont les contrôleurs Intel, Samsung et Indilinx, le dernier né de la firme japonaise s'en sort avec les honneurs. Certes le contrôleur Intel reste le meilleur du secteur mais le Toshiba s'en rapproche par moment, joue au chat et à la souris avec l'Indilinx et fait nettement mieux que le Samsung. Le Toshiba offre en réalité une véritable concurrence au Barefoot d'Indilinx.
Mais, car il y a toujours un mais, il pêche par un très mauvais niveau lors des écritures aléatoires; domaine où l'Indilinx s'en sort nettement mieux. Et comme souvent, un mauvais niveau dans ce domaine s'accompagne d'un très faible dégradation des performances là où l'Indilinx a nettement plus de mal. Mais le support du TRIM par l'Indilinx sous Seven mais aussi sous Vista et XP avec l'utilitaire Wiper diminue les effets négatifs de cette dégradation et au final, l'Indilinx reste le plus intéressant... pour ceux qui n'ont pas les moyens de se payer l'Intel X25-M 160 Go disponible vers les 400 euros. Le SNVP-325 128 Go est pour sa part disponible vers les 350 euros.
En résumé, le contrôleur Toshiba n'est pas un mauvais contrôleur, loin de là, mais il n'apporte rien de révolutionnaire ni de fracassant sur le marché des SSD, laissant toujours le leadership à l'incontounable géant de Santa Clara, Intel...
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Petite coquille dans les /- : "Écritures séquentielles désastreuses" => aléatoires plutôt, non ?
Y'a comme qui dirait un problème avec ces phrases.