Le groupe Iliad vient de contracter un nouvel emprunt pour en rembourser un plus ancien, assurer ses dépenses courantes et investir dans Free Mobile.
Le groupe Iliad vient de contracter un nouvel emprunt pour en rembourser un plus ancien, assurer ses dépenses courantes et investir dans Free Mobile.
CeBIT 2012
CeBIT 2010
Réactions
En tout cas le vieil adage qui dit que l'on prête qu'aux riches...
Sauf si le nouveau pret a un taux inférieur à l'ancien (par rapport à un crédit de 2008, ce n'est pas impossible)
Ne pas oublier que Free est une entreprise, pas un particulier.
Pour un particulier, le crédit revolving est un vrai danger financier (et plus généralement, le crédit à la consommation... le revolving est juste un peu plus dangereux, car l'argent se débloque facilement, donc on peut vite s'endetter sans trop s'en rendre compte) : il est généralement utilisé pour des biens de consommation, donc des biens qui perdent immédiatement de la valeur, alors qu'en les achetant à crédit, on les paie au final plus cher que ce qu'ils valent au départ. Chaque achat à crédit d'un bien de consommation est une perte financière pour l'acheteur.
Pour une entreprise par contre, quand elle est en bonne santé (ce qui est le cas de Free), les crédits servent principalement à investir, donc avec normalement un retour sur investissement. Ça peut paraitre paradoxal, mais une entreprise peut gagner de l'argent en empruntant : imagine par exemple qu'une entreprise veut faire un investissement à 1G€ qui va lui rapporter 150M€ par an jusqu'à 2025 et que, sans emprunter, elle pourra pas faire cet investissement avant 2015. Elle va donc gagner 500M€ (150M€ pendant 10 ans - la mise de départ de 1G€).
Si au lieu d'économiser pour investir dans cinq ans, elle emprunte 1G€ tout de suite, avec un remboursement sur cinq ans. Au bout de cinq ans, elle aura payé plus qu'1G€ pour son investissement, disons 1.3G$ (ce qui correspond à un taux d'intérêt pas très avantageux...). Mais son investissement va faire rentrer 150M€ par an pendant 15 ans au lieu de 10. Soit un CA de 2.25G€. En déduisant le 1.3G$ de coût de l'investissement, elle gagne quasiment 1G$, soit le double de ce qu'elle aurait gagné en investissant sans s'endetter.
Et encore, c'est sans compter le fait qu'en arrivant sur le marché plus tôt grâce à l'emprunt, elle pourra s'y faire une place plus facilement, et donc probablement en dégager encore plus de revenu.