Hadopi 3 : streaming et téléchargement direct visés par Nicolas Sarkozy

Publié le 21 novembre 2011 , par Mathieu Chartier - mis à jour le 21 novembre 2011 à 09h - dans Internet - Mots clés : Hadopi, Nicolas Sarkozy, Direct Download, streaming, P2P, piratage

Quitte à remettre en cause la neutralité du Net, le président de la République évoque une prolongation de la loi Hadopi et son extension au domaine du streaming, via la mise en place d'un filtrage.

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Réactions


Alexko - le 21/11/11 à 22:58
Waldar
J'interviens à mi-temps dans une des 3.5 majors du disque, vous avez quelques vérités mais vous racontez surtout n'importe quoi.[…]
Tous les nouveaux artistes veulent y être, ils sont demandeurs. Les anciens sont à convaincre.


Je ne reproche pas vraiment non plus aux majors de vouloir survivre, c'est assez naturel, mais ces sociétés sont des anomalies qui ont créé un système en train de se retourner contre elles. Elles ont tellement poussé la musique vers une logique productiviste, visant à vendre toujours plus qu'il est devenu impossible de vendre de la musique (suffisamment pour en vivre) sans une promotion considérable, laquelle leur impose des coûts de production énormes. Je veux bien que l'enregistrement en soi coûte cher, que le pressage de CD ne soit pas gratuit non plus, etc., mais enfin ça doit tout de même être moins cher que 10 spots par jour sur M6 ou TF1.

Je ne doute pas non plus que Madonna puisse négocier des contrats équitables, mais les petits groupes et artistes qui débutent, j'y crois déjà beaucoup moins.

La musique existait déjà bien avant les majors, elle leur survivra sans peine. Et au moins, les gens qui doivent leur succès à des décisions de marketing plus qu'artistiques disparaîtront — enfin j'espère.
[Ctrl][Alt][Suppr.] - ( 1 approbation ) - le 22/11/11 à 11:01
Gwenouille
Le CD est un produit. Le CD d'occase que j'ai acheté m'appartient, à moi et non plus à celui à qui je l'ai acheté, qui n'en a plus la jouissance. Il ne peut plus l'écouter.

Seul le premier acquéreur rémunère les artistes, donc fondamentalement tu as bien acquis un support pour lequel tu n'as pas rémunéré les auteurs de son contenu.

La différence avec la copie est vraiment minime, même si elle est indéniable.


Maintenant, on peut élargir le champ de réflexion et intégrer :

- les limitations à la copie/multiplication pour usage privé (les fameux mécanismes empêchant de visionner un film plus de 3 fois ou pendant plus d'1 semaine, ou bêtement de copier un fichier audio plus de 2 fois)
- l'aspect "matraquage publicitaire"
- la distinction entre la scène et la "demo" qu'est un disque ou plus encore une diffusion radio... mais ça élimine un paquet d'artistes et pseudo-artistes uniquement bons à faire du studio (c'est pas forcément des boulets, mais pour eux il y a d'autres moyens de pratiquer...)
Greenood - le 22/11/11 à 13:04
(Ctrl)(Alt)(Suppr.)


La différence avec la copie est vraiment minime, même si elle est indéniable.


moi je ne trouve pas:
car en copiant avec une sources du peux en copier des milliers en très peu de temps.

alors qu'avec un cd c'est pas possible (le ratio vente / secondes mains sera bien plus faible). et le fait de plus pouvoir écouter le cd une fois vendu, fait réfléchir l'acheteur....

mais comme il est bien plus simple de pirater que d'acheter (neuf ou occaz) que le choix est vite fait pour monsieur tout le monde
Gwenouille - le 22/11/11 à 15:47
@[Ctrl][Alt][Suppr.] (chouette pseudo soit dit au passage)

"Seul le premier acquéreur rémunère les artistes"
Mais peu importe lequel rémunère en vérité. Ce qui est important, c'est l'adéquation 1 besoin/1 utilisation/1 achat. C'est respecté dans le cas de la revente, pas de la copie !
Pour ce support particulier (le CD que j'achete d'occase), la rémunération a eu lieu (à l'achat initial, apres quelques passages par SACEM etc). Le transfert du support ne change rien à ça: il n'y a bien qu'un auditeur pour 1 achat.

Mais pirater/copier, c'est amener du contenu intelectuel sur un nouveau support pour lequel tu ne reverse rien à l'auteur. Et donc plusieurs auditeurs pour 1 achat.

Je suis bien conscient que tout ça est difficile à délimiter. Quid de la copie privée ? A mon avis, elle DOIT etre autorisée: j'ai acheté le droit de jouir d'une oeuvre, peu importe son support. Que je l'ai en double ne changera pas, pour peu que cela ne permette pas à d'autre d'en jouir sans rémunération à l'auteur.
D'où les droits à payer pour de la diffusion en groupe (magasins...) Un foyer constitue une limite sensible, faut pas faire payer 5 fois l'oeuvre pour regarder un film avec bobonne et les 3 petits...
Waldar - le 22/11/11 à 19:04
Gwenouille : pas de problème, mon email c'est mon pseudo chez gmail !
Fishdrake - le 22/11/11 à 21:49
Gwenouille
Fishdrake, pourquoi es-tu si agressif ? Et pourquoi "mon gars" ? Qu'est-ce que tu en sais ?

Mais revenons sur le propos. Le CD est un produit. Le CD d'occase que j'ai acheté m'appartient, à moi et non plus à celui à qui je l'ai acheté, qui n'en a plus la jouissance. Il ne peut plus l'écouter. (Jusque là tu suis ?)
Donc 15€ neuf, pour UN auditeur, PUIS un autre et pas les 2 en meme temps. Si le premier auditeur se dit "ah merde, je l'aimais bien quand meme", il lui faudra le racheter (pas grave, il s'est fait des thune en le vendant)

Deuxieme cas de figure, je copie le CD d'un pote.
15€ à l'achat mais 2 auditeurs, mon pote et moi. Tiens donc. Mon pote continue à écouter, et moi je me suis donné à moi-meme le droit de disposer d'un contenu appartenant à quelqu'un d'autre. C'est pas pareil !

Et posseder un CD (restons sur le CD) ne fait pas du possesseur l'ayant-droit sur le contenu ! Il y a un probleme de proprieté intelectuelle là dedans.

Tu comprends ?

Si on suis ton principe, 100 000 acheteurs ou 1 acheteur et 99 999 pirates, c'est pareil pour la maison de disque. Après tout, le disque a bien été vendu, ne serait-ce qu'un fois.

Je suis d'accord les chiffres que je prend sont extremes, mais le principe est là: dans occase, il y a transfert du droit à la jouissance du contenu, ce qui créé un vide chez le vendeur. Dans piratage, il n'y a rien du tout.


"
Alors finalement "faites ce que je dit, pas ce que je fait" c'est toujours fendard. "
Euh... il ne me semble pas avoir donné d'ordres comme ça.

"
C'est pas parce que tu travaille dans un studio d'enregistrement que tu en sais mieux que les autres sur le sujet tu viens de nous le prouver."
J'ai rien prouvé du tout. Et si, je connais un petit peu mieux le milieu de la création musicale professionnelle que bien des gens, c'est sûr.


J'ai un client qui vient de sortir un CD. Il a vendu sa bagnole justement pour le financer. Prix du CD neuf: 6€. Il lui faut en vendre quelques milliers pour revenir dans ses frais (il ne touche qu'un pourcentage de ces 6 € bien sur). Si la moitié de ces milliers décide que c'est mieux de le pirater ce CD, il vit comment ???

Et qu'on ne me dise pas "Il a qu'a vendre plus", puisqu'il aurait vendu plus si le CD n'avait pas été piraté !
C'est un exemple archi-typique à mon niveau (encore une fois, je ne connais pas le monde de Britney et Black Eyed Peas...).

Je ne parle que de la musique parceque je ne connais pas le reste de l'audiovisuel.


Non mais t'a pas vraiment compris grand chose au probleme je pense.

T’achète pas le CD, t’achète le droit d’écouter ce qu'il y a dessus. C'est exactement comme les jeux vidéo, tu paye une licence.

C'est pas toi qui paye qui a le droit de l'écouter, c'est l'artiste qui te donne le droit de l’écouter contre espèce sonnantes et trébuchantes...

Et qui te dit que le premier utilisateur n'en a pas fait une copie pour lui même au final ?

S'agissant d'une œuvre de l'esprit elle est immatérielle.

"Pour ce support particulier (le CD que j'achete d'occase), la rémunération a eu lieu (à l'achat initial, apres quelques passages par SACEM etc). Le transfert du support ne change rien à ça: il n'y a bien qu'un auditeur pour 1 achat."

Sauf que celui que la deuxième main devrait rémunérer pour pouvoir profiter de l’œuvre c'est l'artiste, pas le revendeur...

C'est l'artiste qui dispose des droits de diffusion de l’œuvre et ces droits ne sont pas transférés a celui qui achète le CD. Tu ne possède pas l'usus, le fructus et l'abusus d'une œuvre de l'esprit en regard du droit d'auteur.



Pour ce qui est de ton client, bienheureux le type qui peut se "permettre" de vendre sa voiture pour se financer un studio d'enregistrement.
En général j'imagine que les CD "piratés" son plutôt ceux des artistes qui on réussi dans le domaine et pour lesquels la location d'un studio ne passe pas par le bradage de son patrimoine. Donc c'est bien de ne pas tout mélanger.
Cela renvoie a ce que je disait auparavant. Quand on a pas les moyens il faut peut être accepter d'utiliser des ressources plus modestes. Si le talent est là, ça passera.
tfpsly - le 22/11/11 à 22:21
CtrlAltSuppr.
Seul le premier acquéreur rémunère les artistes, donc fondamentalement tu as bien acquis un support pour lequel tu n'as pas rémunéré les auteurs de son contenu.

Indirectement si, le 2nd acquéreur rémunère les artistes : la personne ayant vendu en occasion le premier CD a ainsi un peu d'argent pour l'aider à racheter un autre CD.

Comme pour les ventes de voitures neuves : quand on veut acheter une nouvelle voiture, on ne jette pas l'ancienne à la casse ; on la vend pour financer la nouvelle.
Fishdrake - le 23/11/11 à 10:42
tfpsly
CtrlAltSuppr.
Seul le premier acquéreur rémunère les artistes, donc fondamentalement tu as bien acquis un support pour lequel tu n'as pas rémunéré les auteurs de son contenu.

Indirectement si, le 2nd acquéreur rémunère les artistes : la personne ayant vendu en occasion le premier CD a ainsi un peu d'argent pour l'aider à racheter un autre CD.

Comme pour les ventes de voitures neuves : quand on veut acheter une nouvelle voiture, on ne jette pas l'ancienne à la casse ; on la vend pour financer la nouvelle.


1° C'est quoi la prime a la casse alors ?

2° tu prends un crédit sur 4 ans voire plus pour te payer ton CD de zique ???



C'est purement spéculatif ce que tu dit. Rien ne permet de considérer que l'argent gagné par la vente du CD d'occase sera systématiquement réutilisé pour en acheter un autre.


s'il est vrai que pour la voiture on vend généralement la précédente pour financer un apport sur la nouvelle. Ce mode de fonctionnement ne peut pas être considéré comme applicable d'office a tout les postes de dépense.

Cet genre de financement partiel n'est en réalité utilisé que sur les dépenses les plus lourdes que les foyers peuvent avoir a engager : Auto et habitat de manière incontournable puis suivent certains équipement électroménager.

J'ai jamais revendu d'ordinateur pour me financer un nouveau par exemple.
tfpsly - le 23/11/11 à 14:03
Fishdrake
2° tu prends un crédit sur 4 ans voire plus pour te payer ton CD de zique ???
Faut pas être si pauvre voyons, c'est ta faute (c)Sarko

Fishdrake
C'est purement spéculatif ce que tu dit. Rien ne permet de considérer que l'argent gagné par la vente du CD d'occase sera systématiquement réutilisé pour en acheter un autre.
Ce sera réinjecté quelque part. CD, bouffe ou autre on s'en fout.

Fishdrake
J'ai jamais revendu d'ordinateur pour me financer un nouveau par exemple.

Ça m'est déjà arrivé. Bon je changeais de pays en même temps, mais bon...
chnoub - le 29/11/11 à 15:00
la vraie question que j ai envie de poser c est "est ce que j acheterai plus de disques et de films si je peux plus les telecharger"?
NON!
j achete quelques films par an, qu en general j ai vu avant en les telechargeant..... "est ce que je continuerai a payer un abonnement 20Mo si je dois me contenter de regarder de spages html?"
NON !
tant qu'a faire je vais economiser...
Internet etant une mine d or pour les analystes je vous encourage à clamer la meme chose !!!
(ca c est comme le prix des jouets itech... si on est des millions a dire qu on achetera l iphone 5 a moins de 50 euros uniquement plutot que d ecrire qu on l achetera de toutes facons... a quel prix sortira t il ???.... vive l economie de marché :) )
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