Le sénat fixe le prix du livre numérique

Publié le 01 avril 2011 , par Robin KOECHLIN - mis à jour le 04 avril 2011 à 10h - dans High-Tech, eBook - Mots clés : livres électronique, sénat, Amazon

La proposition de loi visant à fixer un prix unique pour le livre électronique a été adoptée en seconde lecture au sénat, et retrouve sa clause d'extra-territorialité.

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Réactions


bobbyto - le 01/04/11 à 11:24
Ca veut donc dire qu'ils vont augmenter le prix des livres numériques ?
lofr - ( 9 approbations ) - le 01/04/11 à 12:01
ça veut dire que si les éditeurs ont peur que le numérique bouffe leur business traditionnel, ils vont fixer le prix de leurs ebooks à des tarifs stupides : genre le même prix que la version papier, ou pas loin. Et avec des beaux DRM qui servent qu'à faire suer leurs clients...

Comme ça les gens qui ont des tablettes vont être tentés de chopper des versions piratées et ils vont crier au crime contre la culture.
Exactement comme pour les disques et les films. Et ils se feront finalement forcer la main sur des deals avec Apple, Amazon ou Google...

Alors qu'en mettant une copie numérique en vente à 3-4 euros pour la sortie, et 1-2 euros 1 an après (sortie "poche"), tout le monde serait gagnant. Mais évidemment ces messieurs connaissent trop bien leur business et leur compte de résultat pour utiliser leur cerveau ailleurs ne serait-ce que pour écouter ce qui se passe.
Anne Aunimousse - le 01/04/11 à 19:18
Le prix unique c'était bon pour les patates ou le pain au sortir de la guerre mais difficile à justifier pour des eBooks en 2011 quand même...
De toute façon que le prix soit unique n'empêchera pas le gros distributeur de faire plus de profit que le petit...
En fait c'est un système ou l'acheteur est contraint de subventionner les gros distributeurs encore plus que les petits (la marge du gros est toujours meilleure, il fait des économies d'échelle inaccessibles aux petits) un comble !
aka810 - le 02/04/11 à 12:02
@Anne :
1°) pour les livres numériques les économies d'échelles sont beaucoup moins prononcées que pour les vrais livres (l'impression de 10 exemplaires ou de 10 000 / vs diffusion de 10 fichiers ou 10000)

2°) Les gros distributeurs ont certes toujours une marge plus importante mais ne peuvent pas tuer les petits en appliquant des prix en-dessous du prix de revient des petits distributeurs. Sans prix unique du livre les seules librairies en France seraient les fnac et les hypermarchés ...

3°) Quand on parle de prix unique du livre, on oublie souvent que la loi Lang précise (art 5) que ce prix n'est valable que pour les livres de moins de 2 ans ou en stock depuis moins de 6 mois. Il serait intéressant de savoir ce qu'il en sera pour les livres numériques (la notion de stock n'ayant plus de sens, le prix unique ne sera-t-il valable que 2 ans ?)

4°) La distribution étant facilitée dans le monde numérique et la publicité interdite, c'est aux auteurs de choisir une maison d'édition pratiquant des tarifs raisonnables : il n'en seront pas pénalisés commercialement et faciliteront la diffusion de leurs œuvres.
Anne Aunimousse - le 02/04/11 à 14:49
J'aimerais bien savoir concrètement quand même ce qu'il entend par "effets dévastateurs de la concurrence sauvage sur le marché du livre numérique"...
J'ai l'impression que c'est toujours quand ça profite au consommateur que la concurrence est qualifiée de "sauvage"...
Dans tous les domaines c'est illégal de s'entendre sur les prix, pour les bouquins c'est obligatoire, pas très cohérent...
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