Cas pratique : test de la durée de vie d'un SSD

Les SSD sont une alternative plus qu'intéressante aux disques durs si on s'attarde sur les débits, la réactivité, la résistance aux chocs et le silence de fonctionnement. Par contre des inconnues subsistent en termes de fiabilité mais surtout de durée de vie. C'est sur ce dernier point qu'une expérience est actuellement menée...

Crucial SLC 32 Go InsideUn SSD reste pour une majorité des consommateurs un choix qui se mûrit, longuement, au gré de lectures de tests, d'avis de consommateurs sur les forums et autres bouches à oreilles. De nombreuses questions se posent que ce soit à propos de la performance générale, du gain que cela va apporter mais aussi à propos de la fiabilité. Vu le prix demandé, il y a plutôt intérêt en effet à ce que le SSD ne lâche pas prématurément, emportant avec lui des fichiers importants.

Car au final, il s'agit technologie encore récente et qui ne se vend en grande quantité que depuis 2 ans, voire trois. On n'est en tous cas loin de la production de masse qui est de mise sur le marché des disques durs. Vous lirez ici et là des personnes se plaignant de SSD qui ont lâché, plus reconnu du jour au lendemain et impossible à récupérer. Nous avons connu aussi à titre personnel des partitions qui disparaissent en plein travail. Heureusement, un bon logiciel de récupération nous a permis de rétrouver notre travail.

Autre inconnue à propos des SSD, leur durée de vie réelle. Car même sans panne technique, un SSD a une durée de vie pré-programmée qui va dépendre du type de celulles de Nand Flash embarquées et de la quantité de données que vous allez écrire et surtout à quel rythme. Certains fabricants comme Intel vous donne par ailleurs dans la fiche technique le nombre de Go que peut supporter en écriture le SSD pour respecter la durée de vie estimée par Intel. Autre point qui pose problème : plus on descend en finesse de gravure, plus le nombre de cycles d'écritures supportées par les SSD diminuent.

Une cellule de NAND Flash ne peut en effet subir qu'un nombre limité d'écritures avant de simplement devenir inutilisable. Le cas de la MLC est aggravé par sa structure multi-couches au contraire de la SLC qui ne contient qu'une couche (voir les détails ici). Autre problème, plus vous écrivez sur un SSD, plus vous altérez les cellules qui perdent leurs capacité de rétention des données. En clair, un SSD qui aura bien vécu pourrait très bien avoir perdu ses données, en partie ou en totalité, si vous le réutilisez cinq ans après sa dernière utilisation.

G Skill Falcon

Il s'agit donc d'un sujet complexe et ô combien difficile à appréhender dans le cadre d'un test. Néanmoins, notre confrère Tom's Hardware France effectue un test depuis le 20 décembre afin de vérifier la durée de vie d'un SSD. Pour ce faire, ils font subir de lourds cycles d'écriture à un SSD doté du contrôleur Indilinx. Ce disque doté de puces MLC Samsung a servi 18 mois dans un portable et subit depuis le 20 décembre un stress test lourd. Le but est de voir s'il est possible d'user un SSD jusqu'à le rendre inutilisable.

Récemment notre confrère a fait le point sur ce test lors duquel le SSD a jusqu'à présent subi des écritures pour un total dépassant les 125 To. Envie de savoir s'il est mort ou s'il a survécu ? Pour le découvrir, suivez les 3 liens ci-dessous, dans l'ordre, pour avoir tous les détails.

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Publié le Modifié Par Stéphane Charpentier
Catégorie : Hardware, Stockage
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