DOSSIER<br />le prix des disques durs

DOSSIER
le prix des disques durs

Les terribles inondations ayant touché la Thaïlande fin 2011 ont créé un vent de panique sur les marchés informatiques. Un grand nombre d’usines travaillant pour la filière disques durs s’étant retrouvées sous l’eau. Pour le consommateur, cela s’est traduit par une hausse immédiate des prix du stockage. Et encore aujourd’hui, les disques durs restent chers...

Derrière les images irréelles d’un pays sous l’eau en octobre 2011, et les douloureuses pertes humaines à déplorer (plus de 500 personnes ont perdu la vie), c’est toute la filière informatique qui est stupéfaite. En effet, Western Digital (poids lourd du secteur) voit ses usines thaïlandaises être submergées, et une grande majorité des fournisseurs de pièces détachées installés dans la région sont privés d’outils de travail. La production est stoppée nette, et déjà les grossistes, OEMs et revendeurs parlent ouvertement de pénurie majeure. Il ne faut que quelques heures aux prix pour exploser, sans que personne ne soit alors capable de dire combien de temps cette situation pourrait perdurer.

« En tant que très gros employeur en Thaïlande, la priorité était de s’assurer que nos employés allaient bien. Ensuite, nous avons très vite déployé des barges et des plongeurs pour sauver du matériel et faire un état des lieux, tout en érigeant des digues pour éviter de nouvelles montées des eaux » explique Fred Milon, directeur des ventes en Europe du Sud chez WD. Pour les revendeurs, la situation s’est également vite montrée critique. David Essaiagh, responsable du marché Composants & Stockage chez RueduCommerce.com, confirme la gravité de la situation : « L’ensemble des acteurs de la distribution de produits IT ont été touchés. L’agitation sur le marché s’est traduite par une hausse quasi-immédiate des tarifs des disques durs chez tous les grossistes et la recherche de stocks afin de servir nos clients est devenue très difficile ».

Chez Seagate, autre géant du disque dur, la situation a souvent été dépeinte différemment. Pourtant, même si ses usines ne sont pas implantées en Thaïlande, Seagate a lui aussi été largement touché par les inondations, de manière indirecte. C’est ce que nous explique Jean-Louis Cazenave, directeur des ventes en Europe du Sud et de l’Est : « Nos usines ne sont pas en Thaïlande et n’ont pas été sinistrées. C’est la seule différence. Il y a environ 300 fournisseurs de pièces détachées indispensables pour la construction des disques installés dans la région, et au niveau de l’approvisionnement en composants, nous avons été touchés au même titre que WD. Sur ce plan, nous étions à égalité. Nous avons l’avantage de fabriquer nos têtes de lecture, mais avec les problèmes d’approvisionnements en bras articulés ou en moteurs, nous étions bloqués ».

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Catégorie : Hardware, Stockage
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