Test : Asus Transformer Pad Infinity TF700

Séance de rattrapage en compagnie de l'une des premières tablettes Android Full HD sortie à une époque où Apple se faisait mousser avec l'iPad Retina. Certes, c'est encore une tablette Tegra 3, mais vendue aujourd'hui à un tarif compétitif, la Transformer Pad Infinity a-t-elle son mot à dire ?

Vous l’avez sans doute remarqué, nous testons davantage de smartphones et de tablettes ces derniers temps. Du coup, nous nous sommes procurés quelques modèles de référence pour évaluer les nouveaux produits de ces marchés, comme l’Asus Transformer Pad Infinity (TF700), et quitte à l’avoir sous le coude, même si elle commence à dater un peu, on s’est dit que nous pourrions vous en proposer un petit test. La Transformer Prime nous avait, en son temps, fait très bonne impression. Bonne nouvelle, la Transformer Pad Infinity reprend l’essentiel de ses caractéristiques. A savoir aussi qu’elle reste comme l’une des premières tablettes Android Full HD. Son écran IPS de 10,1’’, toujours aussi bon, et toujours avec la fonction Super IPS+ bien pratique pour booster la luminosité en extérieur, affiche donc une très bonne définition de 1920 x 1200 pixels, puisqu’elle se trouve être au format 16:10.

Un clone de la Transformer Prime ?

Son SoC Tegra 3 est cadencé à 1,6 GHz, elle dispose d’1 Go de RAM et propose 32 Go ou 64 de stockage, avec un slot micro-SD. La présence d’une sortie HDMI 1.4a est un bon point, alors que la connectivité est assurée par le WiFi n, le Bluetooth 3.0 et une puce GPS. Comme pour tout bon produit Transformer qui se respecte, l’Infinity est bien livrée avec son dock qui fait office de clavier - avec touchpad -, ajoute une seconde batterie, un lecteur de cartes mémoire et un port USB Host. Le système de charnière détachable est exactement le même que sur la Transformer Prime, seules les toutes nouvelles générations de produits Asus ayant droit au nouveau système de fixation du dock.

Asus Transformer Pad Infinity TF700 (6)

D’apparence, l’Infinity TF700 ressemble donc énormément à la Transformer Pad. Elle est simplement un tout petit peu plus grande, et regroupe sa connectique sur la tranche gauche. Aussi, le dos de la tablette a été retravaillé. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’alu brossé utilisé sur la Prime semblait poser quelques soucis au niveau de la réception du WiFi et du positionnement GPS. C’est pourquoi une bande en plastique fait son apparition sur le haut de l’appareil, laissant les antennes s’exprimer sans souci. Si la tablette seule pèse 604g, son poids monte à 1135g avec le dock.

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Photos 8 mégapixels (en 4:3) prises en intérieur, et en extérieur...

Bien sûr, ce que l’on remarque essentiellement à l’utilisation de cette tablette par rapport à une Transformer Prime, c’est l’apport de la Full HD. Les plus pointilleux doivent savoir qu’il ne s’agit à proprement parler pas d’une dalle IPS+, mais d’une dalle PLS+, l’IPS qui sort des usines de Samsung, Asus ayant changé de fournisseur. Aucun problème, le rendu est très propre, la colorimétrie semble assez fidèle bien qu’un peu froide peut-être, et en extérieur, le boost de luminosité est un vrai plus... sachant que la densité de pixels apporte un vrai gain en matière de confort de lecture.

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En plus des petites spécificités logicielles habituelles des tablettes Asus, signalons que la Infinity fait tourner Android ICS et Jelly Bean. Côté performances, elle termine logiquement avec un score anTuTu assez similaire à ceux remontés par les autres tablettes sous Tegra 3, d’un peu plus de 13.000 points. En revanche, étrangement, le benchmark 3D de l’application Epic Citadel sous Unreal Engine remonte 36 fps en moyenne, là où la même puce tourne à 55 fps sur une Xperia Tablet S. Pas de panique toutefois, tous les jeux typiques de l’environnement tablette tournent bien sûr à merveille, avec accès aux titres améliorés de la Tegra Zone du Play Store. En revanche, la lecture de vidéos Full HD donne la pleine mesure de la dalle Full HD, même si les fichiers avec de très gros bandwidth souffrent de quelques saccades. Mais là encore, n’ayez crainte, ils encombreront tellement la mémoire du device que vous ne devriez pas souvent en utiliser. Et la plupart des formats sont lus, dès lors qu'on s'oriente vers un player alternatif type DICE.

Une autonomie amoindrie, mais toujours satisfaisante

Bien sûr, l’autonomie de la Transformer Pad Infinity est un point important. Surtout qu’avec la même batterie que la Prime, mais un écran Full HD à alimenter, on s’attend forcément à du moins bien. Restait à voir dans quelles proportions. Notre test d’autonomie sur la lecture vidéo est un bon repère, et là où la Prime tenait un peu moins de 8h selon notre protocole, ici il faut se « contenter » de 7h environ. Il n’y a donc pas une énorme différence, même si elle est – comme prévu – à la défaveur du modèle Full HD. En s’appuyant sur le dock clavier-batterie, on gagne environ 4h d’autonomie supplémentaire, ce qui permet d’être encore plus à l’aise. Dès lors, en utilisation classique, c’est-à-dire un peu de surf, un peu de mails, des applis, du jeu et de la vidéo, on s’amuse sans aucun problème une journée entière avec l’Infinity TF700, voire une WE sans avoir besoin de la recharger si on la sollicite régulièrement, mais pas en permanence. C’est rassurant.

LE VERDICT

Bonne tablette Tegra 3, la Transformer Pad Infinity a l’avantage de proposer un écran Full HD avec surplus de luminosité lorsque nécessaire, et ce sans trop sacrifier son autonomie. Complétée par un dock-clavier de bonne qualité, il faudra toutefois faire avec un port dock propriétaire. On apprécie forcément la finesse d’affichage, mais on regrette un traitement du son en retrait, alors que le capteur dorsal 8 MP se montre convaincant. Même si elle est sortie il y a quelques mois, cette tablette Asus a donc encore de quoi séduire, excepté ceux qui attendent la nouvelle génération de SoC.

Les plus
  • Un super écran
  • Bonne finitions
  • Toujours suffisamment puissante
  • Autonomie correcte, et encore plus avec le dock
Les moins
  • Son pas terrible
  • Port dock propriétaire

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