Assurances de mobiles : l'UFC-Que Choisir dénonce l'arnaque

En assurance comme en téléphonie mobile, le plus important pour le client, c'est d'être bien couvert. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas...

ufcAvec un juteux marché de 2 milliards d'euros devant leur nez, on se doute que nos amis assureurs ne vont pas rester les bras croisés à regarder tout cet argent s'envoler. D'ailleurs, tout le monde l'aura constaté lors d'un passage en boutique pour acquérir un nouveau téléphone, les vendeurs mettent souvent un point d'honneur à nous vendre leurs super assurances. Pire, on a même souvent droit au forcing bien anxiogène à coups de statistiques sur les chutes, les vols et autres tuiles qui pourraient nous arriver dans notre première année d'utilisation. Tout est maintenant fait pour nous faire peur dans un seul but : que l'on signe sans trop réfléchir ce précieux contrat d'assurance. 

Mais que valent-ils, ces fameux contrats ? C'est la question que s'est posée l'association UFC-Que Choisir avant de se lancer dans une vaste étude sur le sujet. Et le résultat est pour le moins édifiant. On y apprend par exemple les incroyables situations vécues par certains clients ayant déclaré le vol de leur téléphone. Car nombre d'entre eux voient leurs demandes d'indemnisation déboutées pour la simple "non immédiateté de la prise de conscience du vol". Et de citer le cas d'un client ayant constaté la disparition de son téléphone à peine 30 minutes après le chapardage et s'étant fait envoyer sur les roses pour ce fameux motif de non immédiateté. On croit rêver.

Des termes trop ambigus

Et si les exemples pleuvent, on remarque surtout que les assureurs vont surtout jouer sur les éventuelles ambiguités présentes dans les déclarations. A la simple utilisation d'un malheureux "probablement" dans une déclaration, un client se serait vu refuser toute indemnisation au motif qu'il n'y avait pas de place pour les suppositions. Problème : on ne manie pas tous avec habileté le langage juridique. 

Plus effarant encore, l'association constate que les pannes, souvent soi-disant couvertes par les assurances des téléphones, ne sont en réalité que très rarement couvertes. Et de ce côté là, de manière un peu surréaliste, le bon point va... à Carrefour, le seul à les couvrir sans aucune condition face aux géants Orange, SFR, Bouygues, FNAC, The Phone House, La Poste Mobile et LCL. 

Le plus beau dans l'histoire étant que, toujours selon la même étude, les pannes sont plutôt rares. Avec 3,9% de pannes au bout d'un an pour les smartphones (contre 6,9 pour les téléphones classiques), difficile de croire qu'il est essentiel de souscrire à un contrat d'assurance pour s'en protéger. Quant aux accidents, plus fréquents, le taux varierait entre 6,7% et 13,8% ce qui semble déjà un peu plus flippant mais très éloigné de ce qu'on nous prétend souvent dans les boutiques des opérateurs. 

Par chance, seulement 10% d'entre nous auraient souscrit à ces assurances trop souvent mensongères. Les 90% restants y réfléchiront donc à deux fois avant de les rejoindre dans ce qui semble s'apparenter à un gigantesque attrape-nigaud. 

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